PF
('+ -,) i^ = MM' + PP',
et
Zg (MM' + PP') = R X )/2g (MM' + PP')«
La vitesse u s'obtiendra donc en mesurant la somme MM' + PF, et en multipliant par un coefficient unique, K, la vitesse due à une hauteur égale à cette somme.
Pour mesurer commodément lasomme MM'+PP', on transporte, par une simple aspiration exercée en B\ les deux sommets des colonnes d'une même quantité MM,=PPj ; puis on ferme le robinet B. On amène ainsi les semmets des deux colonnes en une région de l'échelle où la lecture est facile. En même temps, on ferme le robinet inférieur T, pour empêcher les oscillations auxquelles les niveaux M et Psout
TARAGE DU TUBE. 293
exposés tant qu'ils communiquent librement avec les filets en mouvement.
La petitesse des diamètres des branches F et L permet de déterminer la vitesse propre à un filet unique. La réunion des deux tubes, celui d'amont et celui d'aval, double la hauteur à mesurer, ce qui permet une précision plus grande. Le peu d'épaisseur de la partie basse de l'appareil a pour objet de réduire à sa plus faible limite la perturbation produite par la présence de l'instrument au sein des filets liquides. Enfin l'aspiration élève d'une même quantité les sommets des. colonnes et facilite des lectures qui seraient presque impossibles au niveau môme de l'eau. On reconnaît là un artifice analogue à celui du piézomètre difi*érentiel.
173. Le coefiîcient K doit être déterminé pour chaque instrument par un tarage spécial.
Le tube qui a servi à MM. Darcy et Bazin a été taré par trois procédés diflérents :
1* En comparant les vitesses superficielles, déterminées par l'emploi de flotteurs, aux vitesses déduites des indications du tube; la moyenne de 92 expériences a donné K = 1.007.
2* En faisant mouvoir, à l'aide d'une barque, l'instrument dans une eau tranquille ; la moyenne de 32 expériences a donné K = 1 . 034 ; mais ce nombre paraît beaucoup trop fort. M. Bazin attribue l'excès de cette valeur à la forme même de la barque qu'il avait employée pour cette détermination.
S* Enfin en mesurant, à l'aide du tube, la vitesse en un grand nooïbre de points de la section d'un courant dont le débit egt connu d'avance. On a pu comparer le débit connu avec le débit calculé d'après les vitesses accusées par l'instrument, et par suite déterminer la valeur de K. La moyenne de 31 expériences a donné K=r 0.993.
M. Bazin, écartant la valeur 1.034, qui paraît exagérée, a pris pour valeur définitive de K, la moyenne entre les deux autres valeurs, ce qui donne K = 1 pour le coefficient applicable à son iusti-ument.