‹ Cours de mécanique appliquée aux constructionsChapitre 283 sur 309 · ARTÉSIENS · texte numérisé non relu

ARTÉSIENS

ayec les équations de débit

Q=Ûa,

^ = Q — Q' = KR»xt?.

Le débit Q' étant inférieur à Q de tout le débit, 9, du puits artésien, on voit que la vitesse t/ est inférieure à u ; par conséquent f est inférieur à j; l'ouverture du puits artésien a donc pour conséquence une variation dans la ligne piézométrique de la nappe souterraine.

Si le tracé de la nappe souterraine est à peu près connu, on pourra calculer les valeurs des pentes j et / ; on aura donc le rappor

--7 des vitesses, et par suite le rapport ^, des débits. On connat

d'ailleurs la différence Q — Q' = qf, qui est égale au débit du puits. Donc on peut obtenir dans ce cas la mesure du débit Q de la nappe souterraine.

En faisant varier les pressions au sein de cette nappe on pourra faire varier les débits. L'observation du débit à diverses hauteurs x peut fournir ainsi de précieuses indications sur le mouvement du liquide souterrain. On voit en même temps quelle influence peut avoir sur un puits artésien déjà construit l'ouverture d'un second puits pénétrant jusqu'à la même nappe. C'est ce qu'on a constaté pour le puits de Grenelle, quand on a ouvert le puits artésien de Passy.

Les observations de ce genre, pour être entièrement concluantes, exigent que le puits soit entièrement tube ; autrement on n'est pas sûr qu'il n'y ait pas de pertes de liquide par infiltration à travers les parois naturelles du forage {*) .

Le succès d'un forage pour donner de l'eau est loin d'être certsdn, à moins qu'on n'en ait déjà fait dans le voisinage quelques tentatives, et c'est en définitive un moyen coûteux de se procurer une eau chaude, et qu'on ne peut employer à tous les usages.

('} V. sur cette question des paits artésiens Darey, des Fontaines de Dijon, ehap. III^ p. 137. — Dnptilt, Traité de la cùnduUe et de la distribution des eaux, 2* édition, § 44 et salT. — Annales des ponts et chaussées, 1866. Note relative au calcul des déhits des puits artésiens, observés à différentes hauteurs, et à V influence des diamètres de colonnes ascensionnelles, par M. Hichal.

SYSTÈME OANBUL'.

36a. M. Hanriau, de Meaux, a imagioé de &ire usage d'un puits absorbant, OÙ il peut perdre l'eau '"" ' motriM.pourcréeruBeciiute

qu'il utilise pour faire monter de l'eaa i. un niveau déterminé. L'apporeii récepteur et l'appareil éléraloiresoBt tous deex des du^elett. d'iB^ales longueurs, montés sur un même arbre tournant. Le eliapelet étévatoire MM prend feaa dans ie puits D, la fait remonter par le tube K, et la déverse dans ta bâche L Ce cfiapelet est mis en mou- TCment, par Tintermédiwre de la poulie Q, à Taide du chapelet moteur JJJ , dont le biin descendant traverse le tube H. II sulTrt d'ouvrir un rtrfîinet pour mnener au tube l'eau du puits D-, elle descend en entraînant le chapelet, et se rend au fend R du puisard E, d'où elle se perd dans les Couches absorbantes du sous-sot. D'après cette disposition, une partie de Feau du puitsjB tombe dans le puits inférieur, et le travail réalisé par cette chutfi sert à faire monter ur c^talu poids d'eau au niveau du sol.

3â&. bemime ànenteiff «mpioie les puits artésiens pour faire foDc- Uannar «ne fonlEÙne de Héw», qui élèye nne parlie des eanr feumies par !e piùts à un niveau supérieur à cdni qrf elles atteindraient na- ^, ^^^ torellement. Le tube ou repré-

I sente Je-pwits artésien, (lùreau i arrive, par exemple, au niveau.

f dn sol. Les vases c, c et /" représentent les troB étages or- ■ dinaires de la fontaine de Héron. Des tobes c/ les mettent en communicatron. L'eau du puits artésien se rend en partie par un tobe vertical dans le vase inférieur , où elle comprime l'air. Une autre partie suit le tuya» g, et va alimenter,en soulevant des soupapes, le réservoir Inteniiédiaire. L'air duréservoirînférieuraugmenie de pression à mesure que ce réservoir se remplit, et l'excès de pression ainsi produit se ■ transmet par le tube ee à la surface du liquide du réservoir c'; l'eau monte sous celte poussée dans le réservoir supérieur, on elle se déverse, Lorsque le réservoir inférieur est plein, le jeu de l'appareil devraifcesser; mais le fond de ce vase est attaché à un levier gg qui bascule, lorsque la cbarge d'eau qu'il supporte atteint une certaine limite; le vase se vide aussitôt dans le puits l, et par le tube m dans les coBcbes absorbantes situées plus bas. Le levier est alors ratnçnê dans la position horizontale par le contre-poids mobile h.

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