CHAUDIÈRE ET FOYEB, BOITE A FUMÉE, CENDRIER
B, boîte à feu intérieure, en cuivre rouge, à la base de laquelle se trouve la grille formée ici de deux travées de barreaux assez inclinés ; le combustible est chargé par la porte vers l'arrière de la grille; il progresse peu à peu vers l'avant sous l'influence des secousses.
P, plaque tubulaire de forte épaisseur (25 millim.) pour l'assemblage des tubes; au-dessous du faisceau, la plaque s'amincit jusqu'à 12 millimètres, comme les autres parois.
B', boite à feu extérieure dont les parois latérales et d'arrière sont à peu près parallèles à celles de la boîte B; des lames d'eau sont donc
i. La machine à cylindres extérieurs est celle qui était exposée en 1878, & Paris, par les usines de Motala (Suède); elle est employée sur les lignes de rËtat suédois.
Nous Tavons choisie à cause de son agencement simple et courant,
La machine à cylindres intérieurs est l'une de celles construites vers 1880 sur les plans de M. Smellie pour le chemin de fer Glasgow et South- Western.
Les deux figures ont été extraites à' Engineering (1878, 2« sem., et 1880, 2fi semj.
ménagées sur le pourtour du foyer; elles ont leur épaisseur minimum vers le bas et s'évasent légèrement vers le haut pour permettre le dégagement facile de la vapeur. Le dôme qui termine la boite B* à la partie supérieure a ici la forme d'une surface plane avec arrondis à grands rayons sur les côtés. Les faces planes de B et B* sont consolidées par des entretoises en cuivre rouge filetées dans les deux tôles et rivées ensuite à froid. Le ciel est consolidé par plusieurs rangées d'entretoises en fer filetées, avec écrous vers l'intérieur du foyer. Les parois latérales au-dessus du ciel sont réunies parles tirants t; la face plane de l'arrière, ou façade, est tenue par les tirants t\ terminés par des fourches aux deux extrémités; les attaches sont constituées par des pattes en fer à section T, rivées sur la laçade et à Tintérieur du corps cylindrique; pour la rangée inférieure, l'attache est faite sur une tôle horizontale T, solidement rattachée aux parois cylindriques.
Des tampons de nettoyage sont placés aux bas des lames d'eau entourant le foyer.
p, porte du foyer, entourée d'un anneau en fer forgé rivé entre les deux boîtes B et B'; l'ouverture est fermée par une porte glissante en deux parties, inana^uvrée par levier (fig. 10, côté droit).
L'ouverture de la porte est surmontée vers l'intérieur par un déflecteur visible dans la coupe longitudinale; on remarque aussi, à Tintérieur du foyer, une voûte en briques réfractaires placée sous l'entrée des tubes (4" fascicule, n** 30).
L'effet combinL' de la voûte et des déflecteurs est défavoriser la combustion en créant un retour de flamme avec brassage énergique des gaz ; la voûte augmente la température de combustion en prenant une température élevée qui diminue le rayonnement du feu; elle préserve aussi la plaque lubulaire; le déflecteur dirige vers le bas Tair froid entrant lors de l'ouverture de la porte, et qui nuit à la conservation de la boite à feu et de la plaque tubulaire.
F, F, faisceau lubulaire formé de 154 tubes de 80 millimètres de diamètre extérieur,
P', plaque lubulaire de la boîte à fumée, en tôle de 15 millimètres d'épaisseur, consolidée au-dessus du faisceau par une tôle horizontale formant nervure.
La jonction entre les deux boîtes à feu est faite par un cadre en fer forgé, traversé par les rivets d'assemblage.
h, boîte à fumée dans laquelle sont recueillis les gaz de la combustion; le fond de la boîte est formé par une culasse en fonte en forme d'entonnoir, avec conduit permettant l'enlèvement des cendres.
p\ porte de la boite à fumée servant au renouvellement des tubes et au décrassage journalier.
C» cheminée.
U, dôme monté au milieu de la longueur du corps cylindrique et servant à la prise de vapeur; l'ouverture de communication entre le corps et le dôme a les dimensions ordinaires d*un trou d'homme; un cercle en fer forgé en garnit le bord pour compenser Taffaiblissement de la lôle. Le dôme est démontable; il est assemblé par un joint boulonné sur un socle fixe.
€. cendrier ou hotte en tôle placée sous la grille; la forme spéciale du cendrier est nécessitée par la présence de l'essieu d'arrière; il y a, pour le protéger, une double paroi avec circulation d'air.
a a*, portes d'entrée d'air du cendrier manœuvrées par les deux poignées mm\ Souvent, pour les machines n'ayant qu'un sens de marche habituel, il n'y a qu'une porte à l'avant du cendrier; cette porte peut aussi être à l'arrière, car le courant d'air violent qu'elle reçoit lorsqu'elle est à. l'avant, active la combusLion près de la plaque tabulaire. L'emploi de la voûte atténue beaucoup cet inconvénient,
Fig. 9 Fig. 10
Le cendrier est destiné à éviter les projections incandescentes qui, lancées par les roues, sont une cause d'incendies le long de la route ; l'emploi du cendrier est obligatoire en Allemagne, Les portes du cendrier permettent aussi d'interrompre le tirage, et remplacent le registre des chaudières fixes.
E, enveloppe protectrice en tôle.
S S', soupapes de sûreté.
TUYAUTAGE
V, tuyau amenant la vapeur du coffre ménagé au-dessus de la boîte à feu au dôme de prise de vapeur; ce tuyau n'existe généralement que lorsque le coffre de la boîte à feu extérieure est surélevé pour former réservoir.
V, tuyau prenant la vapeur (Jans le dôme, où il est ouvert ou fermé par une glissière à ouvertures multiples ou régulateur r; le régulateur est manœuvré par un arbre longitudinal de renvoi qui traverse la façade ; un levier à poignée sert à lui donner un déplacement angulaire convenable limité par un secteur muni d'arrêts à ses extrémités (fig. 10, côté droit).
Le tuyau V est logé dans la chambre de vapeur du corps cylindrique, il traverse la plaque tubulaire de la boîte à fumée où il se bifurque en deux conduits « (fig. 7 et 9) aboutissant à chacune des chapelles. Lorsque la chapelle est unique pour les deux cylindres, il peut n'exister qu'un conduit.
e, tuyaux d'échappement des cylindres, réunis dans la boîte à fumée en une seule tuyère T», débouchant dans Taxe de la cheminée et servant à produire le tirage.
s, tuyau souffleur (fig. 9), servant à amener un jet de vapeur à la tuyère pour activer la mise sous pression ou pour produire le tirage au repos.
K, colonnettede prise de vapeur pour le souffleur, le sifflet et le manomètre.
I, r, injecteurs d'alimentation placés sur les côtés de la boîte à feu.
tey tuyaux d'aspiration amenant l'eau des caisses dutender aux injecteurs, et réunis au tender par des accouplements flexibles.
tt,y tuyaux de prise de vapeur des injecteurs, avec valves d'arrêt indiquées figure 9.
try tuyaux de refoulement des injecteurs, aboutissant à mi-hauteur du corps cylindrique vers l'avant. Au point d'insertion du tuyau sur la chaudière se trouve une soupape de retenue et un robinet d'arrêt permettant de la visiter (fascicule 4, n® 98). Observer à ce sujet les prescriptions réglementaires dans chaque pays.