‹ Cours de mécanique appliquée aux machines (volume 2)Chapitre 33 sur 93 · Voir à ce sujet · texte numérisé non relu

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Hecberches de la puissance de vaporisation des locomotives en telation avec le tirage, par M. Ch. Gerhardt {R. G. des Chemins de fer, T 1, 1878).

VAPORISATION

représentent la chaudière très puissante d'une machine à marchandises à quatre essieux accouplés du P.-L.-M. appartenant à ce type, et dont les éléments sont :

Surface de grille 2»»,07

Sarface de chaaiTe du foyer 9 ,60

Surface de chaiiffè intérieure des tubes 188 ,00

— — totale 197 ,00

Longueur des tubes. . • • ô'^ySG

Diamètre extérieur des tubes 50 "/"

— intérieur — 45 "/™

Section libre des tubes 0^%88

Section de la cheminée ,228

Rapport de la surface de chauffe à la surface de grille . 95

Volume d'eau avec 0'",12 au-dessus du ciel du foyer. . 6100 litres.

Fig. 69 et 60

Ces chaudières ont une surface de chauffe directe modérée et une surface tubulaire très développée (le rapport atteint à peu près 20 dans l'exemple ci-dessus).

La faible surface de la grille et, par conséquent, la grande épaisseur du feu et la longueur du faisceau, augmentent la résistance au passage des gaz et demandent un bon tirage. La forte combustion par mètre carré de grille élève la température produite dans le foyer.

Ce type de chaudières a été surtout usité en France ; on cite en Amérique des combustions s'éle van t jusqu'à 1.000 kilogrammes de houille par mètre carré et par heure.

114 VAPORISATION

2*" Le type opposé est à grande surface de grille, avec chauffage à feu mince qui admet le combustible menu. La moindre épaisseur de la couche s'impose avec un pareil combustible, qui présenterait sans cette condition une grande résistance au passage de Tair. La nécessité d'atteindre une certaine production oblige à développer la surface de grille, attendu que l'on doit en somme avoir, pour produire des effets égaux, le même poids total de gaz formés dans le même temps, c'est-àdire que la combustion doit gagner en surface ce qu'elle perd en épaisseur.

La combustion par tnètre carré de grille étant moins active, la température des gaz formés est moindre, ainsi que la chaleur rayonnée par mètre carré de grille (4* fasc, n** 41); les gaz franchissent la plaque tubulaire à une température plus basse, le corps tubulaire est relativement court faute de place. C5es diverses circonstances diminuent la résistance au passage des gaz ; un tirage modéré est donc suffisant.

C'est surtout Belpaire qui a été en Europe le promoteur des types à grande grille, et il serait difficile d'aller plus loin dans ce sens que ne l'a fait l'État belge dans les locomotives mises en service de 1885 à 1889; aux États-Unis, Wootten a créé des Tîhaudières à grand foyer et à larges grilles pour brûler l'anthracite dont la combustion très lente demande un grand volume de feu (flg. 63) ; la chaudière Wootten n'a pas été sans influence sur les types les plus récents des chaudières Belpaire. Les spécimens A et B décrits au numéro 54 (voir pL 1 et 2) présentent, surtout le premier, des proportions extrêmes en opposition avec celles de la chaudière des figures 58 à 60. Pour le type 25 de l'État belge, notamment, on remarque que le rapport de la surface de chauffe à la grille n'est que de 23,5 (au lieu de 95); le rapport de la surface intérieure du faisceau à celle du foyer n'est que de 9,6 (au lieu de 20).

62. — Régimes de fonctionnement. — On peut se rendre compte, par les méthodes exposées dans le quatrième fascicule, du régime propre à chacune des chaudières ci-dessus ; dans les calculs numériques, il est toutefois important de remarquer que le coefficient de transmission M (4« fasc, n** 45) peut s'élever notablement avec la rapidité du mouvement des gaz, et qu'il est certainement plus élevé que pour les générateurs fixes.

En comparant diverses expériences, nous avons été conduit à admettre :

VAPORISATION

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