CHAPITRE VIII
Lignes de montagne. Funiculaire?, etc.
' MACHINES A. CREMAILLERES.
113. — Pour les machines à adhérence, on sait que la charge re. morquée s'annule sur la rampe limite (28); le rendement devient d'ailleurs insignifiant lorsque Tinclinaison, sans être aussi forte, atteint 40 à 50 millimètres par mètre. Pour remorquer des charges sur des rampes croissantes, il faut augmenter l'effort de traction relativement au poids mort de la locomotive^ et s'affranchir par conséquent de la condition d'adhérence.
L'effort de traction peut être augmenté jusqu'à une certaine limite par la diminution du diamètre des roues motrices, ou par une attaque indirecte de ces roues, en interposant une transmission entre l'arbre des manivelles et l'essieu; quant à l'adhérence, on a pu l'augmenter dans le système Felly par des galets à axe vertical s'appuyant latéralement contre le bourrelet d'un rail central; ces galets étaient actionnés par des cylindres moteurs supplémentaires, et le machiniste pouvait faire varier la pression sur le bourrelet. Ce système, essayé au Mont- Genis sur des rampes de 83 millimètres avant le percement du grand tunnel, n'a pas réussi pratiquement. (Gouche, tome II).
La solution la plus avantageuse consiste à renoncer à l'adhérence, et à prendre appui sur une crémaillère centrale comme on l'avait fait inutilement au début pour les lignes de niveau. Le promoteur des lignes à crémaillère est Riggenbach, l'auteur du premier chemin de fer du Righi, mis en exploitation en 1870 ; plus tard, M. Abt a adopté un autre système de crémaillère s'adaptant mieux aux courbes ; de nombreuses lignes existent aujourd'hui conçues d'après lès deux systèmes, et