D'après M. Bertin, ouvrage cité
2. Voir les généralités données dans le fascicule 4 sur les générateurs fixes de l'espèce, et notamment la description de la chaudière Belleville.
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fois qu'à partir de 1878, et à la suite de perfectionnements successifs dans la circulation, l'alimentation et la prise de vapeur, que l'inventeur est arrivé à des dispositions pratiques et définitives dont le principe a été très peu modifié depuis lors, aussi bien pour les générateurs fixes
Fig. 261 et 262.
que pour les chaudières marines. Les figures 264 et 262 (d'après M. Bertin) se rapportent à un type fréquemment adopté en France, les figures 263 et 264 représentent les dispositions prises pour le dégagement de la vapeur et l'introduction de Talimentation, la figure 265 montre le régulateur automatique d'alimentation à flotteur.
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Un nouveau type vient d'être créé qui comprend un réchauffeur d'eau d'alimentation placé au-dessus de la chaudière proprement dite; cet économiseur est à tubes d'eau, et il est placé sur le trajet vertical des gaz entre la chaudière et la cheminée; il e^i destiné à élever le rendement, sa surface de chauffe atteint à peu près la moitié de celle du
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Fi|. 265
générateur, proportion qui se justifie par la théorie des réchaufieurs (S'^fasc, nnS).
Le défaut de beaucoup de chaudières à tubes d'eau est d'avoir trop peu de hauteur entre la grille et le premier lit de tubes, ce qui les rend peu fumivores ; on a perfectionné la combustion au moyen de jets d'air horizontaux qui ont sérieusement amélioré le rendement. La vapeur est toujours produite à une pression notablement supérieure à celle exigée parle fonctionnement des machines, un détendeur régularise la pression, en même temps qu'il donne une légère élévation du titre.
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Le rapport entre la surface de chauffe et la grille est égal à 30, il est abaissé à 28 dans le type à réchauflfeur, mais il s*élève à 37 en comprenant le réchauffeur dans la surface de chauffe.
Les chaudières Belleville supportent une combustion de 100 kilogrammes environ par mètre carré de grille, leur poids beaucoup plus faible permet du reste d'atteindre un grand allégement sans l'emploi du tirage forcé ; l'économie est d'environ 35 pour cent par rapport au type cylindrique simple fonctionnant à la combustion de 450 kilogrammes (*).
La chaudière Belleville a reçu une large application dans la flotte française pour plusieurs catégories de bâtiments, comprenant les grands croiseurs et les cuirassés ; son introduction dans la marine anglaise est toute récente; plusieurs paquebots des Messageries maritimes en ont été pourvus depuis 1884.
151 .— Chaudière D'Âllest[*).— Ainsi que l'indiquent les figures 266 et 267 (d'après M. Bertin), cette chaudière comprend un faisceau de tubes inclinés sertis dans deux lames de tète en tôle, lesquelles sont greffées sur un tambour cylindrique servant de dôme de vapeur; le niveau s'élève jusqu'à la partie inférieure de ce tambour, c'est-à-dire que l'eau forme un circuit fermé, comme dans beaucoup de générateurs fixes (V.le système Babcock, fasc. 4). Les chaudières sont accolées deux à deux, et les tubes sont répartis de manière à former une chambre de combustion remplaçant la boite à feu d'une chaudière ordinaire double endedj la circulation des gaz est latérale. Cette chaudière admet des combustions de 150 kilogrammes, le rapport de la surface de chauffe à la grille y est d'environ 30, son poids est comparable à celui des chaudières Belleville.
152. — Chaudières Du Temple et Normand. — Ces générateurs et d'autres de la même catégorie remplacent rapidement ceux du type Ibcomotive pour les torpilleurs et contre-torpilleurs extrêmement rapides ; ils résolvent d'une manière beaucoup plus satisfaisante la production intense de vapeur à très haute pression sous un poids très faible et qui n'avait pas été atteint jusqu'ici. La chaudière Du Temple vient d'être
1. The Progress of marine Engineering par Sir Albert J- Dw.vsioii.Eng g. y 1897-2-91.
2. La chaudière Mc/aa««e, récemment essayée dans la marine militaire avec le même succès que les systèmes Belleville et D'Aliest, est d'une description plus compliquée, on y remarque d'ingénieux arrangements pour le démontage rapide et la visite des éléments, dont la dilatation est entièrement libre* Voir Bertin, ouvrage cité.
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appliquée par la marine anglaise au Spanker avec un succès complet en remplacement des chaudières locomotives qui n'avaient pas satisfait aux essais. Le brevet Du Temple date de 1876, et la chaudière Normand en est une modification souvent appliquée par la marine française ; les deux types diffèrent surtout par les replis du faisceau, il nous suffira de décrire la chaudière Normand, dont les figures 268 et 269 sont empruntées au Traité de M. Bertin. Elle comprend deux tambours cylindriques longitudinaux, placés de .part et d'autre de la grille et s'étendant plus loin qu'elle sur la face postérieure. Un tambour de plus gros diamètre et parallèle aux deux autres est placé dans Taxe au sommet ; ces trois corps cylindriques ont leurs centres disposés aux sommets d'un triangle à peu près équilatéral. Le niveau est maintenu un peu plus bas que le centre du tambour supérieur qui contient donc une chambre de vapeur de grand volume.
Le faisceau tubulaire est caractéristique; il est formé de tubes de faible diamètre (26 à 30 mm. extérieur) répartis en deux faisceaux latéraux inclinés, mais leur direction se rapproche beaucoup plus de la verticale que dans les chaudières à tubes d'eau étudiées jusqu'ici. La flamme et le courant gazeux rencontrent les tubes par des parcours qui sont principalement horizontaux; à cette fin des cloisonnages sont établis d'une façon ingénieuse, en partie par des parois réfractaires, mais aussi par les tubes eux-mêmes. Ainsi, les rangées extérieures se rapprochent jusqu'au contact ; il en est de même des rangées intérieures partout où il faut former écran. Par des combinaisons convenables, la circulation des gaz depuis la grille jusqu'à la cheminée forme un retour de fiamme dans le sens horizontal.
L'eau chargée de vapeur s'élève dans les tubes en vertu de la densité beaucoup plus faible de ce mélange ; le retour a lieu par des commimications de gros diamètre qui ne sont pas chauffées et qui ferment le circuit, tous les orifices de dégagement des tubes sont noyés.
La circulation active de l'eau est un point essentiel, sinon des chambres de vapeur ne tarderaient pas à se former, et les tubes plus ou moins vides seraient chauffés au rouge. L'étude de la circulation a donné lieu à des travaux très intéressants et aux expériences de Yarrow ; celles-ci ont permis de constater que le courant, une fois formé (*), possède une
1. Voir notamment liertin, ouvrage cité, et l'étude de M. C. Walckenaeri dans Isi Revue de m^cani^ue, février, 1897. La question de l'entraînement de l'eau par les bulles a donné lieu à des controverses.
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IF
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grande stabilité, et que Ton peut chauffer les branches descendantes dû circuit. Dans les chaudières de Yarrow (fig. 270, d'après M. BeiMin), les tubes spéciaux de retour sont supprimés, le courant commence par s'établir comme dans toute chaudière en vertu de la dilatation plus forte de Peau dans les tubes les plus chauffés, le retour se fait par les tubes
Fig. 270
les plus froids ; lorsque la vaporisation commence, c'est la formation des bulles de vapeur qui devient la cause prédominante de la circulation, mais la formation de vapeur dans le courant descendant n'implique pas un changement dans le sens du courant. Les chaudières Thomycroft^ tout en présentant beaucoup de ressem-