‹ Cours de mécanique appliquée aux machines (volume 3)Chapitre 37 sur 65 · T^SV · texte numérisé non relu

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Fig. 135 — Fig. 136

deux par une cloison fixe C, percée d'une lumière ^, sur laquelle se meut un tasseau ou tuile de détente commandé par un excentrique spé-

cial; ce tasseau découvre la lumière en temps voulu pour produire Tintroduclion, dont l'ouverture précise est toujours réglée par le tiroir principal, de même que l'ouverture et la fermeture de l'échappement.

On trace l'épure du tiroir principal (fig. 136) (les phases de l'échappement n'y sont pas indiquées comme ne présentant pas un intérêt nouveau). Sur cette épure, on trace les cercles polaires donnant les écarts du tasseau, en tenant compte de l'angle de calage a' de l'excentrique qui le commande. L'ouverture et la fermeture de la lumière l par l'arête M se produisent en Oet F, respectivement; ces positions sont 0' et F' pour l'arête N : quelle que soit l'arête qui découvre la lumière /,, la vapeur est admise dans la chapelle. L'ouverture 0' ne peut se produire avant la fermeture D par le tiroir principal; elle ne peut d'ailleurs avoir lieu trop tard, puisqu'elle doit être antérieure au commencement de l'introduction sur la face avant du piston; le point 0' doit donc être situé entre D et A' .

Fig. 137

Les moyens de diminuer l'introduction sont : 1®) diminuer la course du tasseau, ce qui peut se faire par un renvoi à coulisse (fig. 137), celle-ci pivotant autour d'un point fixe I; 2^) augmenter l'angle de calage a'; cette dernière disposition doit se traduire par un mécanisme

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Fig. 138.

qui permette d'agir sur l'angle de calage pendant la marche : elle a été fréquemment employé e, mais elle est peu constructive ; 3"*) augmenter le recouvrement r, ce qui exige que le tasseau soit décomposé en deux parties (fig. 138); les recouvrements r\ qui ne jouent aucun

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rôle dans la distribution, doivent être assez grands pour ne jamais découvrir les arêtes intérieures des lumières, qui sbnt doubles.

Gomme modification du système, le tasseau présente quelquefois la forme de la figure 139; l'épure n'est pas changée, mais §ur la machine Tangle de calage a' doit être remplacé par 180^ — a'; les recouvrements r sont comptés comme Tindique la .figure. Ce dispositif permettrait de faire varier facilement les recouvrements en divisant la tuile en deux parties ; les bords A et B ne doivent jamais découvrir.

4*^) On peut enfin diminuer Texcentricité et augmenter Tangle de calage de Texcentrique de détente simultanément, et on réalise même ainsi des introductions nulles (*).

81. — Modification Stévart. — La barre de l'excentrique de détente est attelée en A (fig. 140) à un patin glissant qui sert de crossette, en même temps qu'il guide le coin G dont la position en hauteur est commandée par le régulateur; (nous pouvons aussi bien supposer, pour ne pas anticiper sur les systèmes automatiques de détente, que cette pièce est réglée à la main et placée à des hauteurs différentes). Le coin G entraine la tige t du tasseau, par l'intermédiaire du cadre c. Le principe du système est donc d'introduire un jeu variable dans la commande du tasseau; il est facile ^*^' ^^^

de voir que ce jeu a le même effet qu'une augmentation de recouvrement* Nous retrouverons le coin en combinaison avec un cadre dans d'autres distributions basées sur des principes différents (').

82. — Les systèmes de détente comportant un obturateur spécial, agissant sur l'entrée de la vapeur dans la boîte de distribution proprement dite, ont un défaut de principe : à partir du moment où Tobturateur . se ferme, la vapeur de la chapelle participe à la détente avec la vapeur du cylindre; lorsque le tiroir ferme à son tour la lumière, c'est

1. Cette distribution peut s'employer avec des tiroirs circulaires concentriques : machines des ateliers à* Oerlikon (Engineering, 1889, 2® sem-^ p-31G}.

2. M. Isidore Claeys a développé le principe de la commande par intermittences, qu'il a étendu aux valves oscillantes du genre Corliss.

la vapeur seule du cylindre qui se détend. Lorsque la lumière du diaphragme est découverte à nouveau pour préparer Tadmissioû suivante^ la vapeur de la chapelle doit remonter à la pression de la chaudière ; tout Tespace libre compris entre la cloison G et la glace, fonctionne donc comme un espace nuisible, sans compensation possible • On doit s'attacher à rendre cet espace très faible. La même remarque s'applique quel que soit le genre d'obturateur employé pour la détente; de nombreux systèmes ont été réalisés dans lesquels cet obturateur est une soupape à double siège, qui doit alors présenter deux levées par tour; cette soupape est le plus souvent commandée par une came à bosses à profil variable.

83, — Modification Paxman (*). — La cloison G est libre dans la chapelle {fig. 141), le dos du tiroir est dressé et elle s'y appuie; cette cloison n'a pas toutefois la liberté de se déplacer longitudinalement, el ses lumières sont en communication avec des canaux c, c, par lesquels se fait Tadmission dans le cylindre lorsque le tiroir principal se trouve dans la position convenable.

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L'espace nuisible dont il est question au numéro précédent est ici réduit au volume de ces canaux et des lumières bifurquées de la cloison, il n'est donc pas beaucoup plus grand que dans la distribution Meyer (84). Le caractère le plus intéressant du système est le dispositif- employé pour rendre variable le calage de Texcentrîque de détente, ou plutôt pour réaliser le même effet par une combinaison différente. Ce dispositif n'est du reste qu'une application particulière des principes que M, GuinoUe a fait connaître depuis longtemps et qui seront exposés plus loin (86).

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