‹ Cours de mécanique appliquée aux machines (volume 3)Chapitre 41 sur 65 · TZ · texte numérisé non relu

TZ

donc

Ce = Ea , Ce' = E'b

K 1 = Ce' H ^ (Ce - Ce)

ed = Wh'\- — ^ (Ea — E'h)

La distance Kl représente donc à chaque instant l'écart, par rapport à sa posiLion moyenne, de la tige commandée par l'excentrique 0^. Cette propriété est vraie pour des excentricités et des angles de calage quelconques.

Nous avons supposé la coulisse droite, mais la propriété démontrée

.-Ê-fié^

TIROIRS SUPERPOSES

s'étend à une coulisse de forme courbe ; en effet, le point K' de la coulisse se déplace comme le point K de sa corde, si Ton suppose que l'obliquité de l'élément KK' n'altère pas l'écart.

La propriété continue à être vraie sous les mêmes restrictions lorsque le point K est extérieur aux points CC; elle est vraie également lorsque la coulisse reste à hauteur constante (fig. 159), et que le coulisseau est relié à la tige du tiroir par une bielle.

Fig. 159

Il résulte immédiatement de cette propriété que l'on peut, au moyen de deux excentriques actionnant une coulisse, réaliser pour le coulisseau le mouvement qui lui serait donné par l'un quelconque des excentriques fictifs dont les centres sont situés sur la ligne indéfinie EE', il suffit à cette fin de donner au coulisseau une position convenable.

SWi.

Fig. 160

Reprenons (fig. 160), l'épure du système Meyer, en supposant la quantité 71 constante; proposons-nous défaire varier l'introduction depuis

f iiiipiL$iiiM

zéro jusqu'à la limite permise par le tiroir, en nous imposant la condition qu'il ne peut y avoir réouverture du tasseau pour aucune de ces distributions, c'est-à-dire que la réouverture se produira au plus tôt pour la position OD de la manivelle ; tous les cercles des écarts relatifs devront passer par le point e\, et comme ils doivent aussi passer par 0, leurs centres sont sur la perpendiculaire élevée au milieu de Oe\ et sont situés en lo pour l'introduction minimum et en h pour l'introduction maximum. Pour obtenir ce résultat, le centre de l'excentrique de détente doit voyager dans l'épure sur une ligne parallèle à I© Ii, et entre les positions E'o E'i ; or, c'est ce que Ton obtiendra par un système à coulisse conduit par deux excentriques que l'on peut choisir à volonté (par exemple OE'o et OE'i) . On pourra même supprimer l'un de ces excentriques, et le remplacer par un mouvement réduit emprunté au piston, équivalent à celui que donnerait l'excentrique Oe", etc. On trouvera facilement une foule d'applications de ce principe.

Parmi les systèmes que l'on peut rattacher à cette théorie générale, nous mentionnerons les suivants :

RamomeSy Sims et Jefferies ('). — On peut faire en sorte que la ligne E'^ E'u passe par le centre 0, l'un des excentriques du tasseau peut être nul, c'est-à-dire qu'on le supprime, en rattachant la couUsse par l'une ue ses barres dans le voisinage du centre de l'arbre.

Buckeye k Salem, OhiOy (fig. 161). — OE est lexcentrique principal.

Fig. 161

conduisant la tige Tdu tiroir par la barre EA; le point A est soutenu par le levier pivotant lA, I est une articulation fixe. L'excentrique de détente OE' conduit la tige t du tasseau par l'intermédiaire du levier LL', articulé en M sur le bras lA. Le mouvement absolu de L' s'obtient par le théorème de Guinotte, en considérant la barre LM comme une couUsse. On reconnaît facilement que ce dispositif donne au cercle des écarts relatifs un diamètre constant quelle que soit l'orientation de OE', orienta-

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