NOMBRE DB T0UR
da piston
La figure 271 représente un condenseur avec pompe horizontale à piston plongeur à simple effet pour peUté course ; la figure 272 donne diverses vues d'un type de condenseur avec pompe à double. . effet au-
1. (M. von Ihering, Zeitschrift des V. D. /. 1895, p. 539), cite une pompô à air horizontale k double effet, fonctionnant avec im^30 de course à 100 tours par minute, ce qui porte la vitesse moyenne du piston à 4^,33 par secondé; c*est la plus grande vitesse connue, et il ne conviendrait pai3 de partir de cette donnée.
jourd'hui très répandu. Dans ces figures, V est l'arrivée de la vapeur, i l'injection, C la chambre de mélange, T le trop plein ; la commande a lieu par une tige clavetée dans le prolongement de la tige du piston moteur.
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Fig. 271
On emploie aussi, pour des raisons de niveau, de vitesse ou d'emplacement, la pompe à air horizontale à double effet, à course réduite, placée à un niveau inférieur, et commandée par des renvois prenant le mouvement sur la crosse ou sur le bouton de majiivelle. (Voir figure 64, la disposition souvent adoptée par la maison Sulzer).
Les pompes à air horizontales à simple effet sont employées pour les petites courses, à cause de leur simplicité (fig. 27i); la garniture du piston plongeur se prête facilement à la visite, mais elle peut donner lieu aune rentrée d'air lorsqu'elle n'est pas parfaitement étanche, ce qui arrive forcément à la longue, car le poids du plongeur n'étant pas parfaitement équilibré par la poussée de Teau, les garnitures en bronze des presse-étoupes prennent de l'ovale. La pompe à double effet (fig. 272) ne donne pas lieu à cet inconvénient, surtout si les chambres des extré-
mités sont assez volumineuses pour que le piston ne décQuvre pas lorsqu'il est au milieu de sa course, car si le piston est noyé pour cette posi-
tion, il le sera pour toutes les autres, et Teau empêche le passage de Tair d'une face à l'autre du piston. C'est grâce à cette circonstance que
les pistons des pompes à air horizontales à double effet peuvent être sans garnitures. Les pistons des pompes à air verticales, toujours noyés, sont le plus souvent sans garnitures ; ils sont tournés exactement au diamètre du corps de pompe. Lorsqu'on emploie des garnitures, elles se composent de cercles en bronze, mais ceux-ci s'usent rapidement, et au bout de quelques semaines, ils n'exercent plus aucun effet; c'est pour cette raison qu'on les supprime.
On fait aussi usage, pour les pompes horizontales, de garnitures de pistons en bronze ou en bois (les gamiiures en fonte se rouilleraient), mais il faut veiller à ce que le bois en s'imbibant ne paralyse pas le mouvement diï piston.
Il arrive quelquefois que les pompes à air horizontales ne fonctionnent que d'un côté, les clapets restant fermés sur la face opposée ; cette anomalie indique que la pompe est trop grande, l'un des côtés n'ayant pas d'eau à aspirer ne peut remplir son espace nuisible et se trouve dans le cas d'un compresseur sec ('). Ce dérangement peut provenir aussi de ce que l'un des clapets reste soulevé.
Dans les pompes à air ordinaires, le coup de piston extrait d'abord la réserve d'eau, et l'extraction de l'air ne commence que lorsque le clapet de fond est découvert du côté du condenseur : l'eau et l'air passent donc successivement par le même clapet pour remplir le vide créé par le piston; il en résulte que l'air doit traverser une couche d'eau d'une certaine épaisseur logée sur les clapets d'aspiration, et que la pression du condenseur est supérieure à celle qui règne à la base du clapet de refoulement; c'est probablement cette circonstance qui a amené les modifications deHorn^ et de Koenigy dans lesquelles une aspiration d'air est produite dès le commencement de la course du piston (*) au moyen d'une petite soupape qui s'ouvre au sommet de la chambre comprise entre les deux clapets.
128. — Précautions diverses, — Il est dangereux d'établir le cylindre à un niveau trop rapproché de la nappe d'eau dont on dispose pour l'injection, parce que, si on oublie de fermer la valve d'injection* à l'arrêt, ou si elle fuit, non seulement le condenseur se remplit, mais l'eau peut
1. Bienaymé, Machines marines, p. 296. Il suffit alors du plus petit changement pour que la pompe se mette à aspirer du côté auparavant inactif, le premier cessant à son tour de fonctionner.
2. Haeder, Dampfmaschinen» — Beaucoup de pompes à clapets d'aspiration renversés réalisent le même desiderratum.
monter par les communications jusque dans le cylindre, et occasionner une rupture lors delà mise en train; lorsqu'il n'y a pas d'autre solution, il faut veiller avec le plus grand soin à ce que Ton ferme l'injection lors des arrêts, et ouvrir les robinets purgeurs du cylindre imimédiatement pour faire tomber le vide et arrêter l'appel d'eau que les fuites pourraient amener d^ns le condenseur.
Les robinets purgeurs des cylindres sont munis de canalisations légères qui amènent la vapeur hors du local des machines, mais ces tuyaux ne peuvent jamais plonger sous l'eau, qui pourrait remonter dans le cylindre pendant Tarrêt lorsque les purgeurs sont ouverts ; des ruptures de bâtis ont été amenées par cette cause.
Lors d'un ralentissement très prononcé du moteur, intentionnel ou non, il faut modérer l'entrée de Teau dans le condenseur, car le débit de la pompe à air diminuant en raison de sa vitesse, tandis que l'entrée de Teau dans le condenseur ne diminue que lorsque le vide tombe, le condenseur pourrait également s'engorger par cette circonstance. MM. Berger et André appliquent à leurs condenseurs une soupape de rentrée d'air qui s'ouvre par l'action d'un flotteur lorsque l'eau s'élève dans le condenseur au delà d'une certain niveau.
Tiiéoriquement, l'eau peut être aspirée dans le condenseur à une hauteur correspondante au vide (cette hauteur étant comptée depuis le niveau de la liappe d'eau froide jusqu'au point où l'eau débouche dans la vapeur), mais il faut compter sur les pertes de charge ; il ne convient donc pas d'exagérer la hauteur d'aspiration, qui, en y ajoutant la perte de charge, ne devra pas dépasser 6 à 7 mètres, sinon, en cas de mauvais vide, le condenseur pourrait se désamorcer ('J. Lorsque le niveau ne permet pas l'aspiration directe, on emploie une pompe dite à eau froide, qui élève l'eau dans une bâche d'aspiratiou. Le débit de cette pompe à eau froide doit être un peu plus grand que la consommation la plus grande du condenseur, le surplus s'écoule par trop plein.
129. --Réfrigérants cT eau d'injection, — Lorsqu'on manque d'eau froide pour la condensation, on peut la refroidir à sa sortie du condenseur. Ce système est général dans les localités manufacturières où l'eau
1. La hauteur nette d'aspiration a été portée, dans un cas qui nous est connu, à 5",60, avec une canalisation d'environ H5 mètres de longueur, à laquelle on a donné un fort diamètre, de manière à réduire la perte de charge ; dans un autre cas, le condenseur aspire à 7 mètres, mais ce sont là des exceptions.
fait défaut (à Tourcoing notamment). Le refroidissoir le plus employé se compose de lits de fascines (fig. 273), ou d'une série de cloisons hori-
Fig. 273
zontales formées de bandes en fer plat ; l'eau du trop plein de la pompe à air est relevée par une pompe centrifuge dans un tamis en tôle qui s'étend horizontalement au-dessus du lit supérieur, et d'où l'eau s'égoutte en présentant à l'air une grande surface d'évaporation ; l'eau refroidie est recueillie dans un bassin d'où elle est puiséepar le tuyau d'injection.
La pompe centrifuge doit avoir un débit supérieur à celui qui serait rigoureusement nécessaire, afin d'éviter tout mécompte ; on empêche son désamorçage en la disposant de manière à ce qu'elle prenne Teau en charge.
Les pertes par évapora tion sont compensées par une certaine quantité d'eau supplémentaire.
Lorsqu'on est exposé malgré tout à manquer d'eau de condensation, on dispose sur l'échappement une valve à double voie (pi. II) qui permet éventuellement la décharge à l'air libre. La figure 274 donne le détail de cette valve : M est l'entrée de la vapeur venant de la machine, C est
Fig. 274
la tubulure du condenseur, E celle du tuyau d'échappement à l'air libre; la soupape s peut, à volonté, occuper la position représentée, ou bien s'asseoir sur le siégé 8\
130. — Condenseur barométrique. — L'eau est injectée comme à l'ordinaire dans la chambre de mélange, mais celle-ci se trouve à une hauteur suffisante pour que l'eau puisse s'écouler en vertu de son poids; à l'état statique la contre-pression est mesurée par l'excès de la colonne d*eau qui équilibre la pression atmosphérique sur la colonne d'eau comprise entre la surface libre dans le condenseur et la nappe de décharge; Tair doit être extrait au moyen d'un appareil à vide qui appartient à la classe des compresseurs, et qui fonctionne à sec ou avec une légère injection d'eau.
Le condenseur barométrique est souvent employé dans les sucreries, les circonstances de niveau se prêtent au contraire rarement à son application aux machines à vapeur, puisque l'eau doit être élevée à une hauteur suffisante pour pénétrer dans le condenseur (*).
131. — Condenseur éjecteur, — On peut se représenter cet appareil comme un injecleur Giffard prenant sa vapeur motrice au cylindre, et refoulant à la pression atmosphérique ; seulement, la quantité de mouvement motrice de l'eau qui entre dans l'appareil acquiert ici une valeur notable à côté de celle de la vapeur, au lieu qu'elle est négligeable dans l'injecteur d'alimentation ; de plus, la vapeur et l'eau amènent une certaine quantité d'air qui doit être expulsée par l'appareil.
Le condenseur-éjecteiir a été imaginé par Morton, de Glasgow, en 1867 ; il se compose de plusieurs tuyères concentriques disposées comme dans la figure 275, E est l'entrée de l'eau d'injection, la vapeur d'échappement pénètre par les tubulures V, V ; un jet de vapeur vive peut être lancé par la tuyère centrale t pour l'amorçage de l'appareil, R est le tuyau de refoulement à l'air libre.
L'introduction de vapeur directe par la prise v et la tuyère t est nécessaire lorsque l'appareil se désamorce, ce qui arriverait si la quantité de vapeur envoyée par la machine (à détente variable) venait à diminuer en-dessous d'une certaine limite, ainsi que sa quantité de mouvement ;
1. Pour le condenseur Weiss, voir la note du no 124. La maison Sulzer a fait usage du condenseur barométrique dans un grand moteur vertical à triple expansion (Zeitschrift des V. D, L 189i. p. 61).
dans l'appareil Morton, l'admission de vapeur par la tuyère centrale se fait automatiquement chaque lois que la contre-pression dans la chambre d'échappement s'élève ('). On constate que ce condenseur-éjecteur fonctionne avec une entière sécurité lorsque l'eau est prise sous une charge assez forte ; même si Ton tient compte du travail d'élévation de l'eau froide, le travail absorbé est moindre que celui d'une pompe à air ordinaire.
Fig. 275
Lorsque l'eau est prise sous une charge trop faible ou que l'entrée et la sortie ont lieu au même niveau, la prise de vapeur supplémentaire doit fonctionner souvent, la dépense est augmentée ; le vide est du reste inférieur à celui d'une pompe à air, aussi l'éjecteur-condenseur ne s'est
Fig. 276
pas répandu. L'idée de Morton a été reprise en 1870, par Koerting, qui, après une série de modifications, a finalement produit, en 1891, un éjecteur-condenseur qui semble s'adapter à des cas plus nombreux que
1 Bienaymé, Machines marines p. 328, pi. 99-100.
^â CONDENSEURS'
le précédent (*), et qui fonctionne sans qu'il soit nécessaire de prendre l'eau en charge. Dans ce nouvel éjecleur, la tuyère d'évacuation T (fig. 276) est mobile, et sert de registre pour régler le nombre des orifices par lesquels la vapeur vient se mélanger avec le jet d'eau central; le principe de cette variation avait du reste déjà été appliqué par Schutte, de Philadelphie, avec un certain succès. La vapeur à condenser arrive par la tubulure V, l'eau froide par le collet E; v est une prise de vapeur spéciale pour l'amorçage.
Lorsque le poids de vapeur diminue, sa vitesse doit augmenter, afin de fournir au mélange, dont la masse totale ne diminue pas dans la même proportion, une quantité de mouvement suffisante; cette vitesse doit donc augmenter en raison inverse du poids de vapeur débité par seconde, et la section des orifices de vapeur doit diminuer en raison inverse du carré de la vitesse de passage. D'autre part, cette vitesse ne peut être créée que par une contre-pression plus grande dans le cylindre. On interpose toujours entre le cylindre et Téjecteur une valve ou clapet de retenue afin de prévenir l'irruption d'eau dans le cylindre en cas de désamorçage.
Il n'a pas été fait, à notre connaissance, d'essais très complets sur ces éjecteurs ; abstraction faite de l'économie à réaliser sur le travail de la pompe à air, il est -évident qu'ils peuvent rendre des services pour les machines à rotation rapide, pour lesquels la pompe à air est peu pratique; ils ont cependant toujours l'inconvénient d'exiger un réglage à la main au moyen du levier lorsque la dépense de vapeur est variable, et il est évident que ce réglage exigerait l'intervention continuelle du machiniste, l'appareil peut donc encore se désamorcer, il faut alors le remettre en train au moyen de la prise de vapeur auxiliaire (*).
1. Koerting, [Zeitichrift des F. D. /. 1892, p. 570) ; application du condenseuréjecteur au vapeur Rupprecht (même recueil, 27 août 1892). Voir le montage du condenseur avec colonne yeviiQdAQ{PraktischeMasçhinenConstriikteur\%^t, p. 182), ainsi que le prospectus de la maison KoerUng.
Une machine Àrmington-Sims, essayée avec un condenseur-éjecteur a donné une contre-pression moyenne absolue de Ok.i par cm. carré, l'eau était prise en charge à la température de 10% la consommation d'eau a été de 264 litres par cheval, soit à peu près le double de celle d'un condenseur ordinaire (Uô Congrès des Ingénieurs en chef, p. 60).
2. M Nè^eraux poursuit en ce moment des essais sur un appareil dans lequel la vitesse est communiquée à Tàir à extraire du condenseur au moyen de la nappe d'eau très mince sortant d'un disque de pompe centrifuge qui extrait l'eau d'injection et de condensation. Le condenseur Nézeraux comprend donc une pompe centrifuge qui extrait l'eau du fond du condenseur; cette pompe entraîne à la périphérie du disque l'air qui est amené de la partie supérieure de la chambre (Voir fig. 277).
132. — Lorsque la teneur de Feau en sels la rend impropre à l'alimentation des chaudières , on sépare la vapeur [condensée de Teau réfrigérante, l'échange de chaleur a lieu à travers des parois; s'il n'y avait aucune perte par fuite extérieure, soit de la chaudière, soit de la machine, la même eau pourrait servir indéfiniment; en pratique, on s'approche souvent beaucoup de ce régime, mais il est nécessaire cependant de suppléer au manquant par une injection très réduite ; on peut du reste employer, suivant les cas, soit de l'eau impure, puisqu'elle est en très faible proportion, soit de l'eau épurée ou distillée.
La condensation par surface a seule rendu possible l'emploi des hautes pressions dans la marine (6« fascicule), on y a recours pour les machines fixes chaque fois que les circonstances l'exigent.
La vapeur amène sur les surfaces condensantes les matières de graissage des machines, où elles nuisent à la transmission, sans parler des inconvénients qu'elles présentent pour les chaudières. On résout ces difficultés en nettoyant de temps à autre la surface des tubes qui se trouve du côté de la vapeur, et en séparant l'huile de l'eau d'alimentation au moyen de filtres appropriés, ou par d'autres moyens (').
133. — Calcul de la surface condensante et du volume â^ eau à refouler. — Supposons que l'eau soit refoulée à la base d'un serpentin (fig. 278), noyé dans la vapeur à condenser, et s'y échauffe depuis la température ambiante Oo jusqu'à la température 8, ; la vapeur à condenser est évacuée autour de ce serpentin, elle se liquéfie et tombe ^u fond du condenseur, d'où elle est extraite en même temps que les rentrées d'air par la pompe à air; celle-ci n'a donc plus la même importance que dans
1. La condensation par surface avait déjà été indiquée par Watt, on la retrouve dans la machine de Cartwright; les diiïioultés pratiques auxquelles elle donne lieu n'ont été résolues que plus tard par i/aZi, dont le condenseur tubulaire a fonctionné pratiquement.
2. Séparateur Fouché {Engineering ^ 1889, 2© sem., p, 241); autre épurateur: Zeitschrift des V. D. /., 1891, p. 1534.
le condenseur à injection, puisqu'elle ne doit pas extraire l'eau injectée ni l'air qui s'en dégageait ; par contre, il est nécessaire d'employer une pompe, dite de circulation, pour faire passer dans le serpentin le volume d'eau nécessaire.
ML
Fig. 278
Dans la disposition schématique considérée, la vapeur circule en sens contraire de l'eau, mais sa température, réglée par la pression qui règne dans l'enceinte, peut être considérée pour le moment comme constante ; soit t^ cette température. En appelant S la surface totale du serpentin, rfS l'élément de cette surface, 6 la température de l'eau en contact avec cet élément, M le coefficient de transmission à travers la paroi par mètre carré et par heure, P le poids d'eau refoulé par heure, on a réquation :
qui, intégrée entre les limites 0o et 6^, donne :
In
D'autre part on connaît, d'après les données de la machine, le nombre N de calories à enlever par heure à la vapeur d'échappement, on aura donc :
Ces deux équations permettent de trouver S et P lorsque l'on donne 6,, c'est-à-dire la température à laquelle l'eau de circulation sort du serpentin.
En considérant 6, et S comme variables dans l'équation (1), on peut
représenter graphiquement (ôg. 279) la loi AB suivant laquelle varie la température de Teau en fonction de la surface parcotixue depuis l'entrée ; la quantité de chaleur absorbée par heure depuis Torigine est représentée par la surface ABCD, elle varie comme Tordonnée B*B, qui en est l'intégrale à une certaine échelle.
L'aUure de la courbe montre qu'il y a peu à gagner à multiplier la surface condensante au delà d'une certaine limite.
D'après l'équation (1), on voit encore que, pour la même température d'entrée %y on réalise, toujours la même température de sortie 6,,. à la condition que le rapport de surface réfrigérante au débit de la pompe de circulation reste constant. Ce débit est d'ailleurs proportionnel à N (équation 2) ou, dans des circonstances déterminées de pression et de détente, à la puissance indiquée du moteur.
On déduit de ces remarques que, pour des machines ayant appraximativement le même rendement th^^miquCy la surface tuhulaire et le débit de la pompe de circulation sont proportionnels à la puissance indiquée,
La figure 279 montre l'avantage de la circulation méthodique de l'eau; c'est grâce à cette circulation que la température varie graduellement de 8o à 6, dans le serpentin, et que la surface réfrigérante a plus d'efficacité près du point d'entrée. Si, au contraire, l'eau arrivait à Textérieur des tubes, la vapeur étant à Fintéi'ieur du faisceau, l'eau froide entrant à la température 8^ serait immédiatement noyée dans la masse déjà échauffée et beaucoup plus grande qui se trouve dans l'appareil, la .quantité de chaleur extraite pour la méfne surface «erait
représentée par le rectangle CDBF. Il y a donc tout avantage à faire circuler l'eau à rintérieur des tubes. *
En pratique, an pourra substituer à la ceurbe AB une ligne droite (*) et prendre- pour la température dé Teau la moyenne arithmétique, entre 60 et 6^; on aura au lieu de l'équation (1) :
P(0,-ô,)==Ms(^.-^:A*)
Pour faire des calculs numériques, il faut, connaître la valeur de M; ce coefficient de transmission est peu influencé par le plus oii moins de conductibilité du métal; il i*est beaucoup parles dépôts graisseux à l'extérieur des tubes; les données de la physique ne peuvent donc être utilement employées.
Une longue expérience dan^ les condenseurs marins conduit à adopter :
11 faut bien remarquer, d'ailleurs, que la circulation n'est pas réalisée d'une manière aussi méthodique que nous l'avons supposé, et qu'en prenant pour la tîempérature t^ celle à laquelle on veut condenser, on fait une approximation; ces irrégularités se reportent sur la valeur de M.
L'élimination de 6^ entre les équations {V) et (2) donne :
^•-«"=^(Fs'+rp)
En désignant par n, s et p les quantités qui se rapportent au cheval indiqué, la formulé peut s'écrire t
M. Bienaymé fait remarquer que le premier terme de la parenthèse est prépondérant, et que, par conséquent, la variation de s ou celle de M auront une grande influence sur la température if„ tandis que l'auginentation de'p aura une influence moiqdre; en d'autres termes, il est possible de réaliser les mêmes valeurs de if,,— ôo en employant moins
1. Une approximation semblable a ètÔ faite dans le Calcul de$ Rèchauffeurs, i«'. fascicu'e, n» 49.
de surface refroidissante, ou avec des surfaces moins conductrices, mais en faisant circuler beaucoup plus d'eau. Pour un condenseur déterminé, si l'on veut réaliser la même température t^ avec des valeurs croissantes de 00, il faudra augmenter dans une forte mesure le débit de la pompe de circulation.
Exemple numérique. — Une maôhine consomme par cheval et par heure 7 kilogrammes de vapeur sèche empruntée aux chaudières à 7 atmosphères effectives, y compris les quantités consommées dans les enveloppes ; la purge de l'enveloppe du cylindre à haute pression est de Oît,30 par heure et par cheval, à 171*»; celle du cylindre à basse pression est de.0k,25 par heure et par cheval; elle est extraite à 115^ On donne 6^ = 10% 6, = 20, t, = 40^
On a (voir nM 24) :
n t= 3,637 calories "^ ^
== 363,7 kilog. \
(La consommation est à peu près triple de celle du coS^^^^seur par injection).
Pour : \
60 = 15» et 9, = 25° '
on aurait :
On adopte souvent 0°**,20 de surface tubulaire par cheval, et on rèi le débit de la pompe de circulation à 400 litres d'eau par heure et pa. cheval; ces chiffres équivalent, par kilogramme de vapeur, à 0"^*,0286et> S7 litres, respectivement.
134. — Dispositions des condenseurs par surface. — Le faisceau tabulaire est le plus souvent disposé de manière à ce que l'eau effectue trois parcours (flg. 280), elle entre par la tubulure E, et circule de bas en haut, la vapeur traverse de haut en bas le coffre du condenseur, c'est-à-dire en rencontrant à la fin les surfaces les plus froides.
On cherche à réduire l'encombrement du faisceau, et à cette fin on emploie de petits tubes en laiton de 20 millimètres de diamètre, étamés extérieurement et intérieurement; si Ton adoptait pour ces tubes une
longueur coDStantej il est évident que leur nombre aug-menteraît ppoportionnellemenL à la puissance indiquée (à rendement thermique égal),
et que la vitesse de l'eau y serait constante. On ne satisfait pas rigoureusement à celle conditions les tubes sont relativement plus longs dans
MAC1UNK8 A VAPEUR 19
tmttÊÊ^
^0 CONDENSATION PAIl SURFACE
les grandes machinesj pour des raisons d'emplacement, sans dépasser toutefois l'^SO à 2*^,00.
Le travail de la pompe de circulation se compose du travail d'élévation de Teau depuis la nappe d'aspiration jusqu'à rorifice du tuyau de refoulement, travail que Ton peut réduire en abaissant l'orifice de décharge: de plus la pompe doit vaincre les pertes de charge dues aux frottements et aux changements de direction; avec trois circuits, les luhes ayant !âO millimètres de diamètre et une longueur d'environ 2'^,00p on estime que cette perte de charge équivaut à une colonne d'eau de 5 mètres; en tenant compte du rendement de la pompe, îe travail de la circulation est à peu près 1 pour cent de la puissance indiquée; par contre, le travail de la pompe à air est réduit, et il y a à peu près compensation au totaL
La pompe à air n'ayant plus à extraire ni l'eau d'injection ni Vair qui s'en dégage, peut être de dimensions réduites, on lui donne générait^ment comme volume la moitié de ce que Ton adopterait pour la condensation par mélange- Dans les machines marines, la pompe de cireulation est presque toujours du système centrifuge, elle est mue par un moteur indépendant, ce qui permet de refroidir le condenseur avant la mise en train du moteur principaL Dans les machines fixes, où la masse d'eau est toujours beaucoup moins importante, la pompe de circulation est le plus souvent attelée au moteur comme dans la figure 280 ; on fait cependant également usage de pompes de circulation indépendantes à piston, actionnées par moteur spécial.
135, " Condefisâurs à air. — Ces condenseurs, construits par M. Fouché, à Paris C) comprennent un faisceau tubulaire à l'intérieur duquel la vapeur à condenser est amenée, le réfrigérant est un courant d*air lancé par un ventilateur sur la surface extérieure des tubes ; le grand encombrement de Tappareil en limite Tusage à des cas spéciaux, celui par exemple où Feau de ci rrula lion faisant défaut, il est cependant nécessaire de condenser la vapeur d'échappement à cause des inconvénients qu'elle produirait au milieu des villes ('). L'air échauffé peut
1. Note HMV i Aéro-condenèi'un V^^' M- F. Foiichè {Revae technique de TEjcpûslilon de 7880, Q^ partie, L. IL p- 1S9),
2. Depuis assez longtempï*, les louomotives des tramways sont munies de uondeiiaeurs tubulsiires basés sur le même principef maiii le oourant tl'air est produit par la vitesse du tr-ain relativement à Tair ambiaût*
COSl>EftSATlON PAE SURFACE 291
quelqTxefoîs être employé pour des opérations de séchage ou pour le cljauffage des «difices ou des ateliers; par Tapplication d'une pompe à air on réalise un certain videj inférieur toutefois à celui des condenseurs à circulation d'eau.
Des expériences faites en 1889 sur le condenseur Fouché ont donné les résultats suivants :
Surface des tubea 10G"',00
Température d'entrée de Tair 24" ^5
Température de sortie de T air 65'',
Tapeur condensée par heure ,.-..,. 330^
Tide (sûU3ratiûoaplière)< - 0^,62
On remarque que la surface est environ 10 fois plus grande que dans le condenseur à circulation d'eau.
Dans un autre essai, le vide s'est élevé jusqu'à 0%8io, on a condensé à rheure 230 kilogrammes avec ïà5300 mètres cubes d'air.
On améliore l'activité de la surface en laissant couler un filet d'eau sur les tul}es, mais malgré cet expédient, l'appareil reste très encombrant et ne peut élre considéré que comme une solution très spéciale du problème de la condensation.
L'utilisation de la vapeur condensée pour Talimentation des cliaudières oblige, comme pour tous les condenseurs par surface, de séparer les matières lubrifiantes parTun des moyens usités dans ce but.