MACHINES ROTATIVES
8. — Depuis Watt, les inventeurs se sont ingéniés à obtenir directement le mouvement de rotation sans passer par les organes de transformation habituels : la solution applicable aux machines à vapeur l'est aussi aux pompes, aux ventilateurs, aux compteurs d'eau, et eu général à tous les appareils basés sur le jeu d'une capacité variable, Reuleaux (*) rapporte toutes les combinaisons proposées ou réalisées aux mécanismes élémentaires peu nombreux de la machine ordinaire, de la machine oscillante, de la manivelle à coulisse, et enfin du joint de Cardan et ses dérivés ; il montre comment, par la fixation de divers éléments de ces mécanismes, par des suppressions ou des additions, ils peuvent englober toutes les inventions qui se sont fait jour successivement, mais sans aucun ordre logique. Parmi ces inventions, celles qui réalisent des machines rotatives proprement dites sont moins nombreuses qu'on ne pourrait le croire, mais les difficultés d'exécution y sont toujours très grandes, parce que les joints entre pièces fixes et mobiles cessent d'être constructifs lorsque les surfaces en contact ne sont ni des portions de plans, ni des portions de cylindres.
Dans les machines à vapeur, les fuites ont une importance beaucoup plus grande que dans les ventilateurs, où les pressions sont faibles; on s'explique donc l'abandon de toutes les machines motrices rotatives, malgré les avantages qu'elles avaient d'abord paru présenter.