‹ Cours de mécanique appliquée aux machines (volume 4)Chapitre 18 sur 61 · Catalogue des pompes Worthington · texte numérisé non relu

Catalogue des pompes Worthington

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72. — Ces machines sont loin d'être économiques, elles ne sont recherchées qu'au point de vue de la facilité avec laquelle elles se transportent et s'installent ; il n'est possible d'obtenir un grand effet utile qu'en prolongeant la détente, c'est ce qui est réahsé dans les pompes du même système où deux cylindres, l'un à haute, l'autre à basse pression, sont montés sur le même axe.

73. — On a même appliqué la condensation à ces machines, et Ton a rendu possible le fonctionnement à longue détente (*) au moyen de cylindres compensateurs {^g, î)4, pi. 3). Ces cyhndres oscillants sont articulés en oo\ une pression d'air est exercée sur la face postérieure de leurs pistons, ceux-ci produisent donc toujours sur la crossette C une poussée, dont les composantes normales à la tige s'équilibrent, et dont les composantes parallèles s'ajoutent pour créer dans la première moitié de la course un travail résistant qui est restitué ensuite sous forme de travail moteur. La fig. 5S, A, B, C, représente les trois positions principales des cylindres compensateurs ; si Ton porte en AB, fig. r>G, la course de l'articulation M, et si est le centre d'oscillation du cylindre correspondant, OC est une position quelconque de Taxe ; la poussée suivant OC étant constante, peut être représentée par le rayon OP' constant; P'^' étant la composante parallèle à la tige, il suffit de doubler cette force pour avoir la somme des efforts horizontaux dus aux deux cylindres compensateurs. Cette somme portée à une échelle convenable sur l'ordonnée CD permet de constituer le diagramme ABQR. Nous avons porté, dans- la fig. 57, les pressions motrices sur chaque piston B,iï, de la fig. 54; ces pressions ramenées aux surfaces respectives des pistons, et ajoutées, donnent la courbe I de la fig. 58 (AB représentant toujours la course); le compensateur donne heu au diagramme H; enfin, la combinaison des courbes I et II fournit le diagramme III, qui remplace celui de l'effort P de la fig. 13, pi. i ; le travail résistant de la pompe, abstraction faite de l'inertie, est donné par le rectangle IV.

On voit qu'en choisissant convenablement les données de ce dispositif, on peut obtenir à chaque instant l'égahté presque rigoureuse entre le travail moteur et le travail résistant (23). Comme conséquence, on voit i'acilement qu'avec un système analogue à celui de la fig. il, pi. 4, le mouvement des masses tendrait vers runiformito et ne pourrait donc

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