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ce cas, le treuil est différentiel et fonctionne pour la grande puissance qui est de 5 tonnes. Les roues à rochets C et c, dans lesquelles s'engagent des cliquets à contrepoids, s'opposent au déroulement; lorsque le treuil est différentiel, le cliquet du petit tambour doit donc être dégagé par une chaînette.

Lorsque l'embrayage E est desserré, on peut à volonté ou commander le petit treuil parla roueR^ ce qui produit un effort de 200 kilogrammes au crochet, ou commander le gros tambour par la roue R„ auquel cas les engrenages multiplient la force, et dans ce cas deux hommes soulèvent une charge de 1.000 kilogrammes. On peut passer d'un système à l'autre sans effectuer aucune manœuvre. Pour la descente rapide, on se sert des freins fou F suivant les cas. Enfin, la roue R, commande le mouvement de translation.

88, — Ponts manœuvres (Ten haut avec mouvements à bras. — Les figures 149 à 181 représentent un pont avec treuil à chaîne Galle de la force de 40 tonnes, par Neustadt (*). Le mouvement longitudinal est produit par un treuil monté latéralement sur consoles au milieu de la portée ; les manivelles m actionnent par roues d'angle un arbre parallèle au pont, qui commande par pignons deux roues opposées, de manière à assurer un déplacement bien parallèle.

Le chariot du treuil est muni des arbres servant à produire le mouvement transversal (1, 11 et 111, fig. 151] et des arbres 1 à 4, actionnant le levage. Le treuil est à deux vitesses, l'arbre 1 porte à cet effet deux pignons de diamètres différents engrenant avec deux roues de l'arbre % et peut glisser parallèlement à son axe de manière à mettre l'un ou l'autre des pignons en prise avec la roue correspondante; à partir de l'arbre 2, les pignons et les roues sont dédoublés ; la noix de la chaîne Galle est venue de forge avec l'arbre 4 et se trouve dans l'axe du pont à égale distance entre les fiasques du chariot. La chaîne sortant du treuil est déviée par une gaine, d'où elle descend en formant une boucle. L'arbre 2 porte un frein différentiel et une roue à rochets. Les données du treuil sont les suivantes :

{ Diamètre primitif du pignon Galle .... 0^,324

) T> de la circonférence des manivelles M* 0°',900

, -a J ^ du pignon de petite vitesse. . ... 0",097

' '^^ " j » de la roue qui reçoit son action . . 0^,470

1. Voir P. i, d'Armengaud, 1^» série, t. XVI, pi. 2. L'ensemble (fig. 149) est reproduit d'après les esquisses de Riedler.

Arb 2 S ^ ^îaiTiètre des pignons de l'arbre 2 0'",120

j » des roues intérieures de l'arbre 3 . . 0",784

A b S-4 5 * ^^^ pignons de Tarbre 3 0'",212

( 2> des roues de Tarbre 4 1",000

Pour la grande vitesse, le diamètre du pignon de l'arbre 1 est de 0,1657, et il engrène avec une roue de 0",401 sur Tarbre 2, de sorte que le rapport est double de celui de la petite vitesse.

Si Ton tient compte de ce que la poulie est mouflée, le rapport entre la vitesse de la charge et celle de la puissance appliquée aux manivelles est de 0,0012 pour la petite vilesse; en admettant que les hommes actionnent les manivelles à la vitesse de 1 mètre par seconde, on voit que la vilesse de levage est de 72 millimètres par minute. La grue est manœuvrée par 6 hommes, et en tenant compte du rendement du treuil, on trouve que chacun d'eux doit faire un effort tangenliel de 10 kilogrammes, valeur acceptable lorsqu'il s'agit d'un travail intermittent. Le poids total de l'appareil est de 36.000 kilogrammes.

On peut constituer le pont au moyen de poutres treillissées à grandes mailles, et accepter les formes longitudinales usitées pour la construction des grandes poutres; ainsi, le roulement du chariot peut se faire sur les semelles intérieures, qui sont alors rectilignes, tandis que les semelles supérieures sont arquées. On ne peut en général entretoiser les deux poutres, le chemin devant rester libre pour le passage des chaînes, il faut donc leur donner une grande rigidité transversale pour éviter le flambage. Cette considération* est particuhèrement importante pour les ponts manœuvres mécaniquement, où le déplacement brusque sous charge fait naître une force d'inertie horizontale. Pour les portées de 15 mètres et au-dessus, les poutres sont fréquemment à âmes doubles.

89. — Ponls commandés par transmissions. — On fait généralement dépendre les mouvements des ponls roulants des transmissions fixes des ateliers ; différents systèmes sont ainsi en présence :

1® Un arbre fixe de section carrée règne sur toute la longueur de la halle à desservir, et passe dans un manchon porté parle pont, manchon auquel il communique sa rotation, et qui actionne un arbre auquel sont empruntés les trois mouvements de translation longitudinale et transversale, et de levage; chacun de ces mouvements doit pouvoir s'effectuer dans deux sens. Une première difficulté consiste à soutenir l'arbre

ns empêcher le passage du manchon porté par le pont, et qui voir glisser sur toute la longueur du trajet sans cesser d'être >n avec la transmission. Les paliers dans lesquels l'arbre tourne collets arrondis doivent donc pouvoir s'effacer au passage du i, ils sont ramenés dans leur position par un contrepoidii à 154, d'après les esquisses de Riedler); on emploie aussidans

£^fe

F ig. 162 ï IBl

but le dispositif représenté dans la figure 161 plus loin, dans passage de toute partie faisant saillie sur l'arbre a pour effetde

le support qui se trouve devant l'obstacle, et d'en relever un irrière lui, ces supports étant d'ailleurs montés aux extrémités iches en équei're que l'on voit sur la figure ('). lire difficulté provient de ce que l'arbre de commande possède ement continu, tandis que les trois déplacements à produire trmitlents, les masses ne peuvent prendre instantanément une inie sans faire nailre des réactions théoriquement infinies. Les sions ne doivent donc pas être absolument rigides, mais se

l'intermédiaire d'embrayages à friction, de courroies, etc. rbres longitudinaux de grande longueur entraînent certaines i, on les emploie de moins en moins, et l'on a plutôt recours à nission par cordes en chanvre, et surtout par cordes en colon, } par Itamsbottom et appliquée par lui vers 1860 aux ateliers de

corde sans fin circule parallèlement à l'un des longs câtés de la

aussi le ayslÈme Je commande Davy au moyen d'un long pignon déle roues régulièrement espacées sur l'arbre et restant toujours en o l'une d'elles [Flngg., l88!t-2-3S5), et plusieurs systèmes de paliers basirnsf, ouvrage cite, p. 491 et suiv.).

tanlle ireuil. iintin, le troisième arbre commanae le mouvement de levage par des dispositions analogues.

L'bomme préposé à la manœuvre se lient sur une plateforme suspendue en conti'e-bas à l'une des extrémités, les trois leviers dirigeant les transmissions sont à sa portée.

Dans ce système, le treuil peut être à tambour ou se réduire à une roue à noix pour chaîne ordinaire calibrée ou pour chaine de Galle; il circule d'un bout à l'autre du pont, il serait donc difficile d'installer un

POKTS R0DLANT3

frein sur l'appareil de levage, on tourne cette difficulté en commandant le treuil par une vis tangente non réversible; il n'est pas impossible cependant de monter le frein sur l'arbre à l'une de ses extrémités, à côté de réquîpage de poulies, mais il ne présente alors qu'une sécurité relative, les nombreux organes situés entre le frein et le tambour pouvant faire défaut.

Les figures 156 et 157 représentent une disposition adoptée par la maison Stuckenholz, dans laquelle le treuil est fixe à l'une des extrémités; le chariot qui porte le crochet est commandé par une chaîne sans fin dépendant de la roue N, (fig. 157). Les poulies sur lesquelles circule la corde sont dans un plan horizontal en dessous du pont; m est la poulie motrice, qui commande par le pignon p et la roue p' un arbre vertical a a. Sur cet arbre sont montés trois embrayages à double cône qui peuvent donner le mouvement dans un sens ou dans l'autre à trois arbres horizontaux, ou les laisser immobiles. L'embrayage inférieur est seul représenté dans la figure 157, qui se rapporte du reste à un appa reil un peu différent de celui qui fait l'objet de la figure d'ensemble. Les trois volants commandant les embrayages sont figurés en V, V, et V3.

L'arbre horizontal 1 commande, par les arbres % 3 et 4, la roue à noix N, qui produit le levage. Un frein à lame actionné par un levier à pédale est monté sur l'arbre 2.

Fig. 158 et 159

L'arbre horizontal du haut commande la roue N, qui produit la translation du chariot, tandis que l'arbre intermédiaire actionne par une paire de roues d'angle un arbre parallèle au pont, qui produit la translation générale au moyen de pignons calés à ses extrémités. Les trois mouve-

ments peuvent être simultanés. L'appareil ci-dessus décrit est construit pour 28 tonnes (*).

Nous signalerons à propos des ponts actionnés par cordes le dispositif de G. Russell et C**, représenté par les figures 188-159, dans lequel il n'est fait usage que de deux poulies M^ et R^, M, étant la poulie motrice montée sur Tarbre horizontal moteur. Les poulies M et M| sont dans des plans verticaux différents dont la distance est rachetée par Tinclinaison en sens contraire donnée aux renvois R et R,. {Engg.y 1888-2-S79.) (*)

90. — Ponts roulants automobiles. — La maison Booth de Leeds a répandu un système de ponts roulants applicables surtout aux fonderies, système dans lequel le bâti qui supporte le treuil est prolongé latéralement par deux consoles sur lesquelles est établie une chaudière (fig. 160-161, d'après ^^n^^., 1891-2-274). Le bâti du treuil est formé de deux flasques transversales au pont, et deux cylindres à vapeur horizontaux y sont appliqués. Ces cylindres sont conjugués sur un arbre auquel sont empruntés tous les mouvements, à commencer par celui du treuil, qui n'a rien de particulier, si ce n'est qu'il est à deux vitesses pour l'appareil de 28 tonnes représenté, et que les pignons du premier arbre peuvent être désembrayés pour permettre la descente au moyen du frein ; celui-ci est monté sur le second arbre à droite de la figure 161, il consiste en une poulie étranglée par un collier garni de taquets en bois, dont le serrage se fait au moyen d'une vis à pas droite et gauche; le collier est composé de deux parties réunies par une charnière dont le pivot est fixe dans le bâti. Ce frein est assez puissant pour maintenir la charge suspendue avec sécurité pendant qu'on se sert du moteur pour les mouvements de translation, lesquels peuvent être produits ensemble ou séparément. Ces mouvements dépendent de deux embrayages avec cônes de friction doubles et roues coniques, ils permettent donc le repos ou la marche dans les deux sens.

La translation du chariot s'obtient sans aucune complication ; celle du pont dépend d'un arbre carré parallèle aux poutres (fig. 160, à droite), arbre que commande un manchon participant à la translation du treuil. L'arbre carré est supporté par des paliers basculants déplacés au fur et

1 . Voir un pont de 15 tonnes du même système, m&is avec poulies dans un plan vertical {Riedler, Skissen^ etc.).

2. Fielding et Platt ont imaginé une disposition ingénieuse qui permet de n'employer que deux courroies au lieu de six pour actionner les trois mouvements {Engg., 1884-1-522).

à mesure par une came que porte le chariot ; cette came se montre de face dans la figure 161.

Fig. 160

La plateforme qui supporte la chaudière est surbaissée, pour réduire la hauteur nécessaire sous les fermes; du côté opposé est suspendu un réservoir qui sert de caisse à eau et fait en même temps office de contrepoids.

Dans les fonderies, où la commande par cordes présente du reste des inconvénients, la grue automobile à vapeur est très rationnelle et se comporte admirablement; elle échappe au reproche de mise en train brusque de la charge que Ton peut faire aux autres systèmes ; en fait, le moteur à vapeur donne toujours à la charge l'accélération et la vitesse compatibles avec sa puissance ; lorsqu'on enlève des pièces encore partiellement enterrées dans les moules, il refusera par, exemple, de

montages de ponts, dans les ateliers de locomotives, etc. Us ne diffèrent pas essentiellement des ponts roulants, mais comme ils ne sont pas situés à portée de transmissions, ils sont généralement manœuvres à bras d'hommes ou sont automobiles (').

1. Voir Riedler (Skiz^en, etc.); P. / d'Armengaud, 1'» série, t. XVI, appareils de 20 et de 30 tonnes à, chatne Galle par Neustadt (pi. 15), grues roulantes à vapeur pour gares et quais, par Quillacq (pi. 23 et 24); Portefeuille des MachU nés, 1880, grue roulante à vapeur sur chevalets de 15 tonnes du chemin de fer du Nord (pi. 85-36); en Angleterre, ce genre de grues est désigné sous les noms de € Goliath » et de « Gantry », on en trouve plusieurs exemples dans Engg., et notamment ; 1886-M69; 1887-2-473; 1888-1-32 (détaillé); 1890-1-612 (transbordeur de 80 tonnes du polygone du Hoc); 1891-1-89 (hydraulique); 1896-2-46« (de 65 tonnes): 1897-1-102 (transbordeur américain de 61 mètres de portée à moteur électrique, vitesses : 1 mètre par seconde pour la translation générale, 2 mètres par seconde pour le mouvement transversal, levage avec la pleine charge de 10 tonnes 0*,10 P^ir seconde); 1897-2-791 (de 100 tonnes, pour les aciéries Vickers); 1898-1-111: (hydraulique, de 30 mètres de hauteur libre, pour chantier naval).

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