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lli. Surface de chauffe, — La quanlilé de vapeur qu'une chaudière peut produire dépend évidemment de l'étendue de sa surface qui est exposée à raciion de la chaleur : c'est ce qu'on nomme la surface de chauffe. D'après des expériences de M. Clémenly il parati qu'une chaudière en fonte laisse passer par mètre carré environ 20000 a 25ooo calories par heure; par conséquent cette surface produira -777^ à •4if^ ou 3o à 38 kilogrammes de vapeur par heure. Dans les chaudières de Watt, on ne compte guère que sur 3o kilogrammes et, dans celles de Woolf, sur 36 kilogrammes de vapeur par mètre carré et par .heure. Connaissant donc la quantité de vapeur à produire, il sera facile de calculer la surface de chauffe.
115. Proportions des grilles, — D'après MM. Clément et Tredgold, la couche de houille répandue sur la grille d'un fourneau ne doit pas avoir plus de o^'yoS à o"*,o6 d'épaisseur. Les barreaux qui forment la grille doivent laisser entre eux un vide égal à 7 de la surface totale de la grille, et leur écartement doit être d'environ 0*^,025. Dans ces circonstances, on
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brûle par mèlre carré el par heu re 4^ kilogrammes de houille; par conséquenl, pour chaque kilogramme de houille à brûler
par heure, il faudra donner— ou o*",o25 de surface à la
grille. Les barreaux doivent être en fonle el prcsenlcr dans le sens transversal la forme d*un trapèze dont la plus large base est en haut, afin de faciliter le dégagement des crasses. Le fond du cendrier, où tombent les escarbilles, doit être toujours mouillé par un filet d'^au, afin d'empêcher réchauffemeDl qui nuirait au tirage. La dislance de la grille h la chaudière ou aux bouilleurs doit être de o^^^So à o'",4o. La grille occspe une longueur d'environ | de celle de la chaudière.
Si Ton brûle du bois, la grille doit avoir i mèlre carré de surface, par 8o à 90 kilogrammes de bois consommé par heure, avec 7 d'ouverture libre. Dans ce cas, on entasse les bûches les unes au-dessus des autres, afin qu'il ne pénètre pas d'air froid dans le foyer, et l'on donne à celui-ci environ ©"^oiS de capacité par kilogramme de bois à brûler, la hauteur du foyer au-dessus de la grille étant alors de o",5 à o*",6.
i IG. Proportions des carneaux et de la chaudière. — L'aire des sections des carneaux el de la cheminée doit être partout la même sans rétrécissement, et les coudes inévitables sont arrondis; on lui donne ^ de la surface totale de la grille quand la cheminée a 3o mètres de hauteur el - quand elle n'a que 10 à i5 mètres.
Le fond du premier carneau doit être à o'",io au-dessus de la grille quand on brûle de la houille.
11 est inutile de multiplier les contours des carneaux autour de la chaudière, il suffit que la flamme chauffe le fond el circule une fois sur tout le développement. La cheminée doit être aussi près que possible du fourneau. D'après des observations de la Société industrielle de Mulhouse, il paraîtrait que, dans les bons foyers, la température du bas de la cheminée est de 55o à 600 degrés pour des cheminées de 3o mètres de hauteur, et que, quand elle n'est que de 3oo à 35o degrés, le tirage ne se fait pas bien.
Lorsque les proportions que nous venons d'indiquer sont
observées et que le feu est conduit par un bon chauffeur et alimenté avec de bonne houille, on obtient dans les chaudières de Watt, comme dans celles de Woolf, 637 kilogrammes de vapeur par kilogramme de charbon brûlé. On a cherché à augmenter le produit des foyers par différents appareils destinés à les alimenter mécaniquement, au fur et à mesure de la consommation, sans qu'on soit obligé d'ouvrir la grille aussi souvent, ce qui refroidît beaucoup l'intérieur du fourneau. Les avantages de ces dispositions ont été d'abord fort exagérés, et ils paraissent se réduire à peu de chose, car on y a renoncé dans beaucoup d'établissements.
Au moyen des données d'expérience que nous venons de rapporter, on pourra discuter et déterminer au besoin toutes les dimensions des foyers, d'après la force des machines, la quantité de vapeur à produire ou de charbon à brûler.