TREUIL DIFFÉRENTIEL 01} CHÈVRE DE LOMBARD
Le treuil différentiel, qu'on nomme aussi chèvre de Lombard (Jig* 80), se compose essentiellement de deux cylindres
Fig. 80. • assujettis sur le même axe,
mais d'un diamètre didérent.
Une roue est montée sur le grand cylindre, ainsi que dans le treuil ordinaire. De -la circonférence du grand cylindre part une corde qui va s'enrouler sur une première poulie fixe, d'où elle passe sur une poulie mobile dont la chape porte la résistance 5 enfin de celle-ci la corde va passer sur la gorge d'une deuxième poulie fixe, d'où elle descend vers le petit cylindre pour s'y enrouler. Si Ton fait éprouver au treuil une rotation o), le point d'application
,66 OUZIÈHB lEÇO».
de la force motrice décrira le chemin Rcd; en nommant R le rayon de la roue, on aura pour le travail de la force P
SP=:PRa).
Soit g le chemin parcouru par la résistance; ce chemin sera la moitié de celui décrit par on point de la corde :.et comme celui-ci est égal évidemment à
/* et r' étant les rayons des deux cylindres , on aura
de sorte que le travail de Q sera
Egalant le travail moteur au travail résistant, il vient
PR
d'où Ton tire
Ce qui fait voir que dans le treuil différentiel; la puissance est à la résistance comme la différence des rctyons des deux cylindres est au diamètre de la roue^
Le treuil différentiel ofire cet avantage qu'on peut augmenter, pour ainsi dire, indéfiniment la puissance de la machine, sans nuire à la solidité des cylindres qui supportent la résistance ; car il suffit pour cela de diminuer la différence r — r' de leurs rayons. Le treuil ordinaire n'offre pas cet avantage. Mais on ne doit pas perdre de vue que l'augmentation de puissance se fait toujours aux dépens de la vitesse. En effet, nous avons vu plus haut que pour une rotation &>, on avait, en nomn^ant q le chemin décrit par la charge,