JEU DU BÉLIER
L'eau s'introduit dans le cylindre TT' avec une vitesse plus ou moins grande suivant la hauteur de la chute; au moment où elle atteint la soupape a, celle-ci se ferme. Mais aussitôt les parois du bélier réagissent sur le liquide qui est repoussé vers sa source 5 alors la soupape b s'ouvre brusquement, et Tcau
DES POMPES. * 4^Q
s'îhtrodwil 3àfîs M'tuyau'flrascênslon.Bii.igéine tempsil fle.&ît un .vide au .point a qui permet à la soupape de s'ouvrir; alors une certaine quantité de liquide sort du myau. Bientôt après l'eau reprend son mouvement , et les mêmes phénomènes sO reproduisent. On dit qu'il y a cpupdebérier chaque fois que la soupape du tuyau d'ascension s'ouvre brusquement.
DtTAtLs DB conSiRCcnoR AllftpteB pAb HohlGOLriEn. La tête duLélier {fig- 172) a un diamètre plus grand que celui du corps. Les soupapes sont des boules sphériques en Fig. 171. fonte ou en fer creux, qui s'ap-
n puicnt sur les deux orifices atxb^
B lesquels sont garnis de cuir afîn
1 d'amortir les chocs. Ces boules sont
P] f\\ retenues dans des muselières qui les
^y^5| ,ra,-!r^ empêchent de trop s'éloigner. L'o- '"CtïÎP IS?^ rifice a n'est pas placé à l'extrémité , ^^^|-^.^^g] T' du cylindre TT', mais un peu '^ ^ au-dessus. L'orifice & communique
avec une cloche pleine d'air par un ajutage dans lequel se meut la boule servant de soupape; quant au tuyau d'ascension, il s'ouvre tjans le réservoir d'air. Lorsque par le jeu du bélier l'eau s'introduit brusquement dans le réservoir A, l'air s'y trouve comprimé; cet air, en faisant effort pour se détendre, entretient la continuité du jci pendant que la soupape h se trouve fermée. Au-dessous de la cloche, ïl y a dans le bélier m4me en a et j3 une petite couche d'air qu'on appelle matelas d'air, et qui facilite le jeu delà machine. Mais comme l'eau en sortant du réservoir A emporte à chaque fois une certaine quantité de l'air qui s'y trouve, on renouvelle celui-ci a l'aide d'un tube b'c muni d'une soupape qui s'ouvre du dehors en dedans. Après chaque coup.de bélier, la soupape b retombe sur l'ouverture du conduit, et il se produit une réaction qui fait retourner l'eau vers sa source; alors il se fait un vide momcniané vers la tète du bélier, qui provoque l'cntrcc d'une certaine quantité d'air extérieur. Cet air est ensuite entraîné
4lO *VINGT-CINQUliSME LEÇON.
dans le réservoir A par Teau qu'emmène le coup de bélier suivant.
La soupape a s'appelle soupape d^ écoulement^ la soupape b, soupape d'* arrêt.