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VI NOTICE SUR LA VIE

dans une institution (jui existait naguère encore à Toulouse, l'institution Faget, et tout en faisant ses cours il poursuivit ses études scientifiques avec tant d'ardeur qu'en peu d'années il avait conquis tous les titres universitaires que la Faculté de Toulouse pouvait conférer. En 1840, il était licencié ès-sciences mathématiques; en 4841, docteur ôs-sciences mathématiques; en 1842, licenciées-sciences physiques.

En 1842, il se rendit à Paris pour suivre les cours de la Faculté des sciences. Un de ses amis le présenta à Considérant, qui était en relation avec les hommes les plus éminents de l'époque, littérateurs, musiciens, philosophes. C était l'époque où florissaient les théories de Fourrier et de Saint-Simon. Jeune, ardent, Despeyrous se laissa aller comme tant d'autres aux idées nouvelles; il collabora même au journal La Phalange que publiaient les amis de Considérant.

Néanmoins 1 étude des questions philosophiqaes et sociales ne faisait pas négliger à Despeyrous les mathématiques. A partir de 1844, il fréquenta moins assidûment les littérateurs et les philosophes et se lia avec quelques-uns des géomètres les plus éminents de. l'époque, avec Sturm, Poinsot et Libri : Sturm surtout avait pour Despeyrous une estime et une aflection toute particulière, ce fut lui qui le désigna au choix de ses collègues comme suppléant de M. Libri à la Faculté des sciences.

Dans l'intervalle, il avait été chargé en 1845 d'une mission à Vienne pour rechercher les manuscrits de Fermât, et c'est de là qu'il fut rappelé pour suppléer Libri à la Faculté des sciences. Pendant les années scolaires 1845-46 et 184647 il occupa la chaire de Libri. En 1848

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