PAR CONTACT
l"* Engrenages à mouvement alternatif.
Les engrenages intérieurs répondent à deux rotations de même sens, les engrenages extérieurs à deux rotations de sens contraires. Si donc on fait en sorte que Tengrenage d'une roue et d'un pignon soit alternativement extérieur et intérieur, le mouvement continu du pignon fera prendre à la roue un mouvement circulaire alternatif.
Roues tronquées à double denture. — La fig, 226 indique un certain nombre de dispositions propres à réaliser cette idée.
La roue A est une lanterne ordinaire, dont la denture présente quelque part une lacune, suffisante pour permettre au pignon de passer d'un côté à l'autre de l'enceinte des fuseaux.» L'extrémité de l'arbre de ce pignon est engagée dans une rainure, pratiquée dans un plateau qui tourne avec la lanterne ; et le tracé de la rainure est combiné de manière à obliger le pignon à passer périodiquement de l'intérieur à l'extérieur de la lanterne, et vice versa.
La grande longueur de l'arbre fait qu'un petit déplacement horizontal du pignon peut s'effectuer sans fausser sensiblement cet arbre.
La denture extérieure et la denture intérieure ayant même circonférence primitive, le rapport des vitesses des deux arbres est le même, quel que soit le sens de la transmission.
Cet avantage n'existe pas dans la roue B, qui présente la forme d'une couronne circulaire échancrée, munie d'une double denture sur son contour extérieur et intérieur. Le rapport des vitesses est constant tant que le mouvement ne change pas de sens, mais ce rapport change avec le sens de la transmission. Dans la roue C, dans la roue D, où chacune des dentures est excentrée, le rapport des vitesses varie pendant chaque demi-oscillation (^).
On peut aisément disposer ces roues de manière à satisfaire
( • ) On trouve de pareilles roues dans le métier automate de Smith.
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aux conditions les plus variées. Dans tous les cas, les courbes de raccordement permettent le changement graduel de la vitesse, conformément à ce que nous venons de recommander.
Crémaillère double oscillante. — Un système parfaitement analogue, dans lequel une crémaillère est substituée à la roue tronquée {fig- 226), sert à transformer le mouvement circulaire continu en mouvement rectiligne alternatif (*). Dans le cas de la disposition F, la vitesse varie brusquement, et Teffel est généralement moins bon.
Roue à demi-denture avec double pignon {fig. 227). — Dans ce mécanisme, qui produit également un changement brusque dans le sens de la rotation d'un arbre AB, Tarbre moteur est terminé par une roue de champ, dentée sur la moitié de son contour. Cette roue engrène alternativement, pendant un demi-tour avec le pignon A, pendant le demi-tour suivant avec le pignon B; et le sens de la transmission change deux fois pour chaque tour de la roue.
2"" Cames. — Excentriques.
On donne le nom de cames ou ù' excentriques à des pièces de formes plus ou moins compliquées, qui tournent autour d'un centre fixe, en poussant devant elles d'autres pièces convenablement guidées. Il est facile de déterminer le profil d'une came, de manière à obliger la pièce conduite à prendre le mouvement que l'on veut.
Marteaux de forge. — Nous avons déjà indiqué l'usage des cames en développante, pour le soulèvement d'un pilon; les Inarteaux de forge présentent une disposition analogue {fig. 228). Dans les appareils de ce genre, la came a seulement pour fonction de soule\\îr le marteau : la chute de celui-ci est déterminée par l'action de la pesanteur, aidée, s'il y a lieu, par celle d'un ressort ou rabat.
Cisailles. — Une cisaille ordinaire se compose d'une mâchoire fixe, et d'une mâchoire mobile autour d'un point fixe
(*) II est possible avec la disposition E, en donnant à la crémaillère la liberté de prendre un petit mouvement transversal, de ne pas fausser du tout l'arbre du pignon.
Cette dernière se prolonge de Tautre côté du point fixe, sous la forme d'une longue queue qui porte sur un excentrique. Le poids de tout cet appareil maintient la pièce mobile appliquée sur la came, de sorte qu'il n'y a pas de choc comme dans les marteaux.
Excentriques.
Les excentriques proprement dits sont combinés de manière à guider une pièce à mouvement alternatif, dans toute rétendue de sa double excursion : ils peuvent se ranger dans deux catégories principales.
i<* Excentriques agissant sur des galets, — Soit
l'équation d'une courbe en coordonnées polaires. Faisons tourner cette courbe autour du pôle, avec une vitesse angulaire constante n : les rayons vecteurs qui viendront à l'époque t se placer dans une direction fixe déterminée, prise pour origine des angles 0, s'obtiennent en faisant dans l'équation de
la courbe
Q = nt,
On conclut de là
r^^fint).
Imaginons maintenant, suivant la droite (01= o), une tige guidée de manière à pouvoir seulement se mouvoir dans sa propre direction, et assujettie à s'appuyer sur la courbe mobile : il est clair que la loi du mouvement rectiligne d'un point de cette tige sera donnée par l'équation
x-=. f{nt).
Réciproquement, connaissant la loi du mouvement qui doit animer la tige, ainsi que la vitesse angulaire n, on déterminerait le profil de l'excentrique.
Généralement, l'excentrique agit sur la tige par l'intermédiaire d'un galet, dont l'axe est fixé à celle-ci : par suite, quand on a arrêté le tracé de la courbe conductrice, sans se préoccuper du galet, il faut raccourcir la courbe, suivant toutes ses normales, d'une quantité égale au rayon de ce galet.