‹ Cours de mécanique et machines professé à l'Ecole polytechniqueChapitre 97 sur 170 · CHAPITRE I. — GÉNÉRALITÉS Sl'R I.ES MACHINES · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. — GÉNÉRALITÉS Sl'R I.ES MACHINES

Articulations mobiles à charnière. — 11 arrive fréquemment que deux corps réunis par une articulation, ou charnière, sont tous les deux en mouvement : la liaison des deux pièces s’effectue, tout comme si l’une d’elles était fixe, au moyen d'un tourillon qui tourne entre deux coquilles soigneusement polies et graissées. Quant aux pièces boulonnées dont la fonction est de maintenir le coussinet, dans les appareils fixes, elles sont remplacées par diverses dispositions plus ou moins analogues à la suivante, qui se rapporte à la bielle d’une machine de Watt.

Le coussinet mobile est fixé à la tète de bielle par une chape ( Jig . 1 3 1 et i 32), qui embrasse les deux coquilles et les tient appliquées sur l’embase terminale de la bielle; on produit le serrage au moyen de deux coins inverses nommés clef et contre-clef à talon, les talons de la contre-clef empêchant les branches de la chape de s’écarter (*).

Quand la bielle est en bois, la clef doit être renfermée entre deux contre-clavettes; on empêche ainsi qu’elle ne déchire le bois pendant le serrage.

2° Guides du mouvement rectiligne.

Il existe un grand nombre de systèmes ayant pour effet d'obliger un point d’une pièce mobile à suivre une trajectoire rectiligne. Nous nous bornerons à énumérer brièvement les dispositions les plus employées :

i° OEilletons, douilles ou patins, glissant le long de tiges fixes ( fig . i33, 1 34 et i35).

La Jig. 1 35 est le plan d’un puits guidé, servant à l’extraclion de la houille.

On s’est longtemps contenté, pour amener au jour les produits d'une exploitation souterraine, du procédé primitif qui sert à tirer de l’eau d’un puits : c’est-à-dire qu’on plaçait simplement le charbon ou les minerais dans un seau suspendu à une corde. Ce procédé ne comportait pas de grandes vitesses; de plus, il était assez dangereux, appliqué au transport des

(*) On distingue deux variétés de tètes de bielles, Tune à chope mobile (Jig. i3i), l’autre h chope fixe ( fig . i3j) : la figure en fait suffisamment comprendre les différences.

l8f> DECX1ÈME SECTION. THÉORIE DES MÉCANISMES.

hommes. Aujourd’hui les bennes, chariots ou wagons pleins de charbon sont reçus dans des cages guidées par des longrincs en bois, régnant dans toute la longueur du piiils. On peut imprimer à ces cages la vitesse que l’on veut sans avoir d’accidents à redouter. Les guides se font aussi en fil de fer.

La Jig. 1 33 représente le châssis d’une scierie à lames verticales.

Citons enfin, comme application du même principe, le guidage du piston d’une machine à vapeur horizontale. La tige du piston est terminée par une pièce appelée coquille, sur laquelle vient s’articuler la bielle (PI. XV, Jig. 1 36). Deux glissières sont disposées de part cl d’autre de la tige mobile, qui s’appuie sur elles par les deux larges patins de la coquille; un godet de graissage complète le système. La bielle est faite en forme de fourche quand les glissières sont dans le plan vertical de la lige, ainsi que le suppose la figure.

a° Galets à gorges roulant entre Jeux guides arrondis (PI. XI P, Jig. 1 38}. Dans les machines verticales de ilaudslay, on emploie une disposition analogue à la précédente; mais la coquille à patins est remplacée par un galet, dans le but d'éviter le glissement. Le galet roule alternativement sur l’un ou l’autre des deux guides, selon que la tige qu’il doit diriger tend à s’écarter à droite ou à gauche.

L’inconvénient de ce système, c’est qu’au moment où le changement de sens va se produire, il y a presque toujours glissement; la moindre irrégularité dans les galets aggrave cet effet, et on obtient rapidement des méplats qui ne tardent pas à s’opposer complètement au roulement. Celte disposition n’est donc point à recommander; cl, puisqu’il est pour ainsi dire impossible d’éviter le glissement, mieux vaut adopter de larges patins bien graissés et fonctionnant régulièrement que les galets à mouvement indécis.

Au contraire, on emploie avantageusement, pour supporter les meubles, des galets cylindriques mobiles dans des rainures fixes (Jig. i3 9 ).

3° Tiges mobiles dans des douilles fixes . — Exemples : Tige du piston d’une pompe à incendie (fg. 1 37 ) ; prisons des boeards (PI. XVII, fig. 170 ), etc.

4“ Rainures et languettes (f g. i4o).

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