‹ Cours de métagraphie, ou, Sténographie Duployé supérieure [microforme]Chapitre 12 sur 20 · SUPPRESSION DES MOTS ENTIERS · texte numérisé non relu

SUPPRESSION DES MOTS ENTIERS

Les mots à supprimer dans le discours sont la proposition de ou d', et les formes correspondantes de l’article défini, du, de la, des. Tous ces monogrammes, dans la figuration desquels entre la ligne horizontale, sont en effet pour la main une cause d'arrêt, puisqu'ils dessinent des | angles droits avec la fin du mot qui précède ou le commencement du mot qui suit,

Î] On représentera ces flexions par la jwrtaposition, en rapprochant le mot qui suit la préposition ou l’article, de celui qui le précède.

‘ Au singulier, pour de, du, de La, le mot conservera sa place normale sur la ligne d'écriture (1).

La tin du monde, Le fond de la mer, La mort d'Abel, Une foule d'enfants,

D = 2 GA =} ÿ \

Au pluriel, pour des, le mot juxtaposé commencera un peu au-dessus ou au-dessous de la ligne d'écriture, dans la position la plus commode par rapport au mot précédent.

Le roi des rois, La chute des neiges. Le bonheur des uns fait le malheu res.

— LR Fa -

On ne doit d'ailleurs recourir à la juxtaposition que pour un même et

| unique membre de phrase, Il faut se garder d'emmancher l’une sur l’autre

| par ce moyen des propositions différentes, qui doivent se distinguer au contraire par un écartement plus grand.

[ Enfin, nous arrivons à Lesbos. De tous côtés les huditants s'empressent antour de nous

1d/\, 2 — — —. L Leo

(1). Cette place se détermine: de la manière suivante : d, t, r, j), elie doit

Lorsque la première consonne du sténogramme est une consonne avançante (/, commencer sur la ligne d'écriture,

Il en est ainsi, qu'elle soit ou nou précédée d'un signc-voyelle, qu'elle soit elle-môme simple ou agrandie.

Lorsque cette première consonne se trace en descendant, elle doit alors finir sur la ligne d'écriture

lorsqu elle est Simple, et descendre un peu plus bas, lorsqu'elle est agrandie,

18 Leçons Métagraphiques

S'agit-il de figurer à de, à du, à des, on écrira ln proposition à, et l’on juxtaposera le mot qui suit l’article,

e genre qu'il doit de

NPC TE SET

Par analogie, dans, dont et done, d'un se représenteront en juxtaposant la nasale qui les termine ; in juxtaposé signifiera demain, ou de lendemain,

N * verron CA TEEN lans la le, au centre d'un carrefour à statue dont te is ai par

= o) 4 EE —….

Quant aux autres flexions de l’article défini, Le, la, We 8, à, au, on les écrira intégralement, sauf al pour à la, kal pour qu'à la (1), car il n’est rien qui nuise à la lecture du texte comme le tracé incomplet des monosyllabes,

ette à la nage dans la rivière et ne fait tête qu'à ln dernière extrémits

obun sr), y DA.

Mieux vaudrait encore les omettre purement et simplement, comme on a procédé jusqu'ici, par abréviation logique. Mais ces éliminations de mots ne sont plus guère compatibles avec l'esprit général de la métagraphie (2), Celle-ci est conçue en effet dans un ordre d'idées tout différent de ce qu'on pourrait appeler * Le s/yle télégraphique ‘

Son but est d'arriver à une extrême réduction des polysyllabes, et de conserver les petits mots dans leur intégrité afin de permettre a reconstitu-

Le cerf aux abuis

tion des premiers,

Les textes télégraphiquement réduits, déjà difficiles à traduire dans les journaux sténographiques, autographiés par d'habiles calligraphes, deviennent très vite indéchiffrables lorsque les mots restants se trouvent ou déformés ou abrégés.

La suppression des mots entiers, en dehors de la juxtaposition, n’est donc pas un procédé didactique.

(D. Ces sigles nous amènent à traiter ici des linisons de mots,

La proposition à pourra s'unir également aux pronoms et adjectifs pronominaux (à nous, à ma, à ce) On écrira aussi en un seul mot les expressions verbales telles que faut-il, doit-elle, disent-ils, à la troisième personne de l'indicatif présent

Mais en dehors de ces cas, on ne réunira en un même métagramme que le petit nombre de mots composés qu'il est d'usage d'écrire sans levée de plume dans la sténographie caligraphique (chef-

d'œuvre, passe-prtout, ch bien). Des condensatious arbitraires rendraient la lecture im possible,

2). On peut cependant sans grand inconvénient omettre l'adverbe ne dans les locutions négatives telles que ne pas, ne point, ne ylus, ne nullement, ne crue un,ne rien, ne jamais. Encore pourrait-on citer des exemples où l'élision de ne, dans cette dernière locution, changerait le sens de la phrase. Les deux

Propositions: si ne vient jamais, ü aura af rire à moi ; où s'il vient jamais, il aura affaire à moi, ont un

scus absolument opposé En pareil cas, le plus expert y serait pris. Citons l'exemple de ce praticien des services officiels qui, ayant à traduire un discours où l'on parlait des devoirs des ministres du culte, attribua tout ce pas-

Sage aux devoirs du ministre des culte

ES

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