‹ Cours de minéralogieChapitre 134 sur 327 · COULEURS D'AXES · texte numérisé non relu

COULEURS D'AXES

BC

AC

Ali

CoRDIERITE ou DlCHROÏTE

Beau bleu

Bleu pâle

Cris jaunâtre

Gris tirant sur

le jaune

Gris

bleuâtre

Bleu (once pur

■\MIYDRITE D'AUSSEE

Bleu

violacé

pâle

Bleu

violacé

pâle

Bleu

violacé

pâle

Bleu violet

Jaunâtre

Bleu violet très pâle

DlASPORE DE SCIIEMMTZ

Bleu de Prusse

Bleu violet

Vert d'asperge

Bleu de ciel

Jaune vineux

Bleu violet

Topaze dc Brésil

Jaune miel rougeâtre

•laune vineux

.Jaune miel pur

Jaune vineux

Jaune miel

Jaune paille

PÉRIDOT

Vert pistache

Vert

pistache

Vert pistache

Vert d'huile

Vert 1 .\cH.

d'herbe Potache

pale

L'amphibole offre aussi un polychroïsme énergique. En général, les vibrations parallèles à l'axe de plus grande élasticité donnent une couleur verte, tandis que celles qui suivent Taxe de plus petite élasticité produisent une teinte brune. Dans toutes les amphiboles, les axes optiques sont contenus dans le plan de symétrie. C'est donc une plaque parallèle à g1 qui offrira le maximum de polychroïsme.

Observation du polychroïsme dans les plaques minces. — L'appareil de polarisation à lumière parallèle donne un moyen facile de constater le poly-

l)E l.AI'l'ARFNT, COURS DE MINERALOGIE.

PROPRIETES OPTIQUES

chroîsme des minéraux taillés en plaques minces. Si on enlève l'analyseur et qu'on fasse tourner, soit la plaque dans son plan, soit le polariseur dans sa monture, chaque fois que la section principale de ce dernier sera parallèle à l'un des deux axes d'élasticité de la plaque, cette dernière ne transmettra que des vibrations dirigées suivant cet axe et, par suite, faisant naître la teinte qui lui esl propre. Si donc le polychroïsme est marqué, on verra la teinte varier quatre fois pour une rotation de 56o degrés, en donnant deux fois la couleur de 1 un des axes et deux fois celle de l'autre. L'amphibole se décèle assez bien ue manière, même sur des plaques très minces, par la variation de sa teinte, qui peut passer du vert au brun.

On pourrait, enlevant le polariseur, se contenter défaire tourner l'analyseur; car l'effet est le même, qu'on éloigne par réflexion totale un des deux rayons qui ont traversé la lame ou qu'on n'y laisse arriver que des vibrations d'orientation déterminée. Mais la lumière qui frappe une lame cristalline, après réllexion sur un miroir, est partiellement polarisée par le seul fait de cette réflexion. L'emploi de l'analyseur risque donc d'introduire des teintes d'interférence, qu'on peut confondre avec celles que fait naître le polychroïsme. Aussi la première méthode est-elle préférable.

Houppes des cristaux biaxes. — Lorsqu'on tient, tout près de l'œil, un cristal biaxe fortement coloré, taillé en plaque normale à un axe optique, on observe la production de deux houppes obscures, limitées par deux courbes hyperboliques, dont l'axe est la trace même du plan des axes optiques. La même chose a lieu quand, éclairant la plaque avec des rayons convergents, on la regarde par le tube du microscope, après avoir enlevé l'oculaire. Le phénomène, dont Mallard a donné la théorie (i), résulte de la très inégale absorption des ravons suivant la direction des vibrations. Il est surtout manifeste avec 1 Épidote, la Cordiérite et l'Andalousite. Les lames de clivage d'Epidote suivant la base p se prêtent particulièrement bien à cette expérience.

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