COULEURS D'AXES
BC
AC
Ali
CoRDIERITE ou DlCHROÏTE
Beau bleu
Bleu pâle
Cris jaunâtre
Gris tirant sur
le jaune
Gris
bleuâtre
Bleu (once pur
■\MIYDRITE D'AUSSEE
Bleu
violacé
pâle
Bleu
violacé
pâle
Bleu
violacé
pâle
Bleu violet
Jaunâtre
Bleu violet très pâle
DlASPORE DE SCIIEMMTZ
Bleu de Prusse
Bleu violet
Vert d'asperge
Bleu de ciel
Jaune vineux
Bleu violet
Topaze dc Brésil
Jaune miel rougeâtre
•laune vineux
.Jaune miel pur
Jaune vineux
Jaune miel
Jaune paille
PÉRIDOT
Vert pistache
Vert
pistache
Vert pistache
Vert d'huile
Vert 1 .\cH.
d'herbe Potache
pale
L'amphibole offre aussi un polychroïsme énergique. En général, les vibrations parallèles à l'axe de plus grande élasticité donnent une couleur verte, tandis que celles qui suivent Taxe de plus petite élasticité produisent une teinte brune. Dans toutes les amphiboles, les axes optiques sont contenus dans le plan de symétrie. C'est donc une plaque parallèle à g1 qui offrira le maximum de polychroïsme.
Observation du polychroïsme dans les plaques minces. — L'appareil de polarisation à lumière parallèle donne un moyen facile de constater le poly-
l)E l.AI'l'ARFNT, COURS DE MINERALOGIE.
PROPRIETES OPTIQUES
chroîsme des minéraux taillés en plaques minces. Si on enlève l'analyseur et qu'on fasse tourner, soit la plaque dans son plan, soit le polariseur dans sa monture, chaque fois que la section principale de ce dernier sera parallèle à l'un des deux axes d'élasticité de la plaque, cette dernière ne transmettra que des vibrations dirigées suivant cet axe et, par suite, faisant naître la teinte qui lui esl propre. Si donc le polychroïsme est marqué, on verra la teinte varier quatre fois pour une rotation de 56o degrés, en donnant deux fois la couleur de 1 un des axes et deux fois celle de l'autre. L'amphibole se décèle assez bien ue manière, même sur des plaques très minces, par la variation de sa teinte, qui peut passer du vert au brun.
On pourrait, enlevant le polariseur, se contenter défaire tourner l'analyseur; car l'effet est le même, qu'on éloigne par réflexion totale un des deux rayons qui ont traversé la lame ou qu'on n'y laisse arriver que des vibrations d'orientation déterminée. Mais la lumière qui frappe une lame cristalline, après réllexion sur un miroir, est partiellement polarisée par le seul fait de cette réflexion. L'emploi de l'analyseur risque donc d'introduire des teintes d'interférence, qu'on peut confondre avec celles que fait naître le polychroïsme. Aussi la première méthode est-elle préférable.
Houppes des cristaux biaxes. — Lorsqu'on tient, tout près de l'œil, un cristal biaxe fortement coloré, taillé en plaque normale à un axe optique, on observe la production de deux houppes obscures, limitées par deux courbes hyperboliques, dont l'axe est la trace même du plan des axes optiques. La même chose a lieu quand, éclairant la plaque avec des rayons convergents, on la regarde par le tube du microscope, après avoir enlevé l'oculaire. Le phénomène, dont Mallard a donné la théorie (i), résulte de la très inégale absorption des ravons suivant la direction des vibrations. Il est surtout manifeste avec 1 Épidote, la Cordiérite et l'Andalousite. Les lames de clivage d'Epidote suivant la base p se prêtent particulièrement bien à cette expérience.