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TOURMALINE

d'un vert jaunâtre ou rougeâtre, engagés, ayec apatite incolore, dans un schiste talqueux d'Ala i Piémont).

La Keilhauite ou Yttrotitanite de Norvège est un sphène riche en yttria et possédant les formes ainsi que les propriétés optiques du sphène normal.

En lames minces, le sphène, caractérisé par son relief considérable, offre très souvent une section en forme de losange aigu (lig. \i ', et sa surface est guillochée en lumière parallèle, la plus minime variation d'épaisseur produisant de notables changements dans la couleur. Avec une plaque de om,n,oi , le sphène polarise déjà dans le violet du troisième ordre.

Elym. : De tjfrpi, coin, à cuise de la forme de certains cristaux.

DEUXIEME FAMILLE. — SILICATES ACCESSOIRES DES PEGMATJTES

Tourmaline. — Sous la dénomination de tourmaline viennent se ranger des minéraux d'aspect très varié, qui tous sont des borosilicates d'alumine, généralement fluorifères, et offrent des formes dérivées, au moins en apparence, de la symétrie ternaire, avec tendance à l'hémimorphisme. Mais, d'une part, le fer, le manganèse, la magnésie, les alcalis y interviennent en proportions variables et, d'autre part, le rapport d'oxygène, pour les bases protoxydes, les sesquioxydes, la silice et l'acide borique, est très loin d'être constant.

Ainsilcnomde tourmaline mériteraitde désignerun genre plutôt qu'uneespèce. Cependant il y a quelques caractères généraux, applicables à tous les tvpes, et qu'il convient d'indiquer d'abord. Le premier est le mode de cristallisation, dérivé du système rhomboédrique, avec pp = i33°8' (i) et R. A. = i : <»,, ,-,.

Les formes les plus fréquentes sont a1, bl, p, e1, d\ e-, auxquelles s'associent parfois e8/8, d2, d3/8 et des prismes dodécagonaux, tels que \b* /zdldl/3\, enfin des scalénoèdres comme f/'/4 dlbl/3.

Le polyèdre particulaire de la tourmaline est hérniaxe dichosymétrique. Aussi le prisme e2 est-il réduit à trois faces, tandis que dl en conserve six et que les prismes dodécagonaux deviennent hexagonaux. De plus, la nature du polyèdre entraine l'hémimorphisme : c'est pourquoi les cristaux de tourmaline ne sont pas terminés de même aux deux extrémités. Ainsi l'un des pointements portant les faces bl et a1, l'autre en est dépourvu, mais possède en revanche les faces e1; en outre, s'il arrive (ce qui est fréquent) que tous deux soient munis des faces p, celles du pointement privé de bl portent des stries, parallèles à />e', qui font défaut à l'autre, ce qui prouve, en conformité de la théorie, que les deux systèmes de faces p, du haut et du bas, ne doivent pas appartenir au même moment de la cristallisation.

(i) Ce chiffre est celui qui résulte de L'adoption du paramètre 0,^7^. Les mesures prises varient, d'après Brcitliaupt, entre 182° et i34'.

DE LAPPARE.NT, COORS DE MINERALOGIE. 01

D'après cela, les combinaisons habituelles sont :

* (V) [\p m [wu * w w) m (fig- 4«6>ï * (K) (iwp) m (m

(fig. \i- : dl \\p W) [xriy);dl (W) (X) ({/>) (K2)' SW des cristaux rouges de l'île d'Elbe, etc.

Le développement prépondérant des trois faces de e2 donne souvent aux cristaux ane section triangulaire, et s il arrive qu'au demi-prisme e- el au prisme </' se joigne le demi-prisme dodécagone ./• = 7 [i1/, dl d1 /.-,{, la section prend une forme voisine d'un triangle sphérique (fig. 4i8).

Principaux angles ;e- d[ — i5o° j«1/j = i V2° ',<>'; «' Z>' = iG5°3i' ja'e'rz: i3 »°3'; p^r^ 1 56*34' j bx bl= i5S»; e" e*= io3»3'; pdx — \ i3°a6 .

Ajoutons que, d'après Mallard, la symétrie ternaire de la tourraalimene serait /\^^ qu'approchée. Les lames parallèles à «' donnent, en lu-

p mière polarisée, des apparences qui doivent faire rapporter

l'espèce au système rhombique.

il... ',i

Fig. ii8.

La tourmaline n'aqne des clivages imparfaits suivant p el d' .

Elle est optiquement négative, avec n, = i,o\3; (raie D , nc = 1,6197, pour les variétés incolores et n0 = 1 ,643, même 1,649; "■• == 1,62 3, pour les variétés rertes ou brunes. Son polyehroïsme est remarquable. On l'observe à son maximum en plaçant l'allongement des cristaux normal à la plus courte diagonale du polariseur. En lames minces, les couleurs les plus habituelles de la tourmaline sont le brun violacé, le bleu et le noir. On trouve fréquemment une structure zonée avec colorations variables ainsi à Madagascar).

En raison de son hémimorphisme, la tourmaline est nettement pyroélectrique. Pendant le refroidissement, le sommet où dominée1 prend l'électricité positive -lit pôle antilogue, tandis que le pointemenl A' ou analogue prend l'électricité négative. Généralement, le pôle antilogue se trouve du côté où 1rs actes culminantes du rhomboèdre p viennenl correspondre aux faces conservées de c- . Ainsi, «lans [es figures J16 el \\-, le pointemenl supérieur serait analogue.

L (onl- spécifique des tourmalines varie entre 2,64 et 3,-2',; leur dureté entre 7 et ;.">. La cassure esl concboTdale ou inégale.

Fondues avec spath fluor el bisulfate de potasse, toutes les tourmalines colorent la flamme en vert; calcinées au rouge vif, toutes dégagent du fluorure de silicium et deviennent attaquables par l'acide fiuorhydrique.

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