GENRE CHROME
Chromite. (Fe.Mg) Cr,Al)-<>\ — P. S. = i,3a à J,56. — D. = 5,5. — S. cubique.
La chromite ou fer chrome (Sidéroclirome). ou la proportion d'oxyde chronique est de '1 '1 à 64%' ^a magnésie variant de <> à 18 et l'oxyde ferreux de i<) ;i J8, se présente en petits octaèdres «', mois le plus souvent en masses grenues, d'un noir de fer un peu brunâtre, avec clivage octaédrique imparfait, à poussière brune et à éclat demi-métallique. Inattaquable, infusible. Réact. /|8,6"). Se trouve associée à la serpentine et, comme cette dernière, dérive généralement du péridot ; on suppose que le chrome de ce minéral a passe, dans la transformation, à l'état de chromite (1).
En lames minces, la chromite n'est pas opaque; sa nuance est le jaune mélangé de rouge et sa surface se montre chagrinée.
La chromite est, par sa composition comme par son mode de cristallisation, un membre de la famille des spinellides, à laquelle elle se relie par la variété
(1) Tschermak, Lchrbuch, p. 'e>5.
MINERAIS DE TUNGSTENE
connue sons le nom de Chromopicotite, à 56,5e „ d'acide «-bromique et 12 d'alumine (P. S. = •,..!. — 1). = 8).
Etym. : ypZpa, couleur, à cause des riches couleurs offertes par les oxydes du chrome.
Le Chromocre a été longtemps regardé comme un oxyde chromique impur, mélangé de silicates d'alumine, formant des enduits terreux, d'un vert plus ou moins franc, soit à la surface du fer chromé, soit dans l'Arkose des Écouchets, près du Creusot. Il est infusible au chalumeau. Réact. 49. Nous l'avons classé, conformément aux vues actuelles des minéralogistes, avec le mica muscovite (1).
GENRE TUNGSTÈNE
La Wolframine ou Wolframocre est de l'acide tungslique WO3; elle est terreuse, jaune ou vert jaunâtre, infusible. Réact. 72,92. Soluble dans les alcalis, insoluble dans les acides. Elle accompagne les gîtes de wolfram.
Wolfram. (Me,Fe WO*. — P. S. = 7,1 à 7,55. — D. = 5 à 5,5. — S. monoclinique (a); R.A. =o,83o:i:o,868.iw/n=ioo°37'; e'e1 =98°(>';
/y//1 = QO» 58'.
Combinaisons : PgfeVP/s (fig. H 1 ; mÀ^'a^Ve»/, (fig. 54a);mA8/*1e1rfl/a*1/a;
ces trois formes étant fréquentes à Chanteloube, tandis qu'à Zinnwald
on observe aussi g'' et que la base p se rencontre à Altenberg. Macles par accolement suivant A1, avec angle rentrant a-a1 de 1260, ou suivant e3/,. Clivage parfait g1, imparfait//1. Gris sombre, noir brunâtre.
Poussière brun noir. Fusible. Réact.
Le manganèse et le fer peuvent
entrer, chacun pour "> a 20°/,, dans la composition du wolfram, où la proportion d'acide tungstique reste de -\ à 76 °/0.
Le wolfram, le plus souvent en masses lamelleuses intimement associées au quartz hyalin, accompagne les minerais d'étain. Il est utilisé pour la préparation d> 1 acier au tungstène.
Etym. : Wolfram est la traduction allemande «le lupi spuma, écume de loup, dénomination déjà usitée du tempe d'Agricola (i546). Haûy avait désigné 1 esp - le nom <l<- Scheelin ferruginé.
On d lé nom de Hùbnérite un tungstate de manganèse presque
pur, à 76,4' „• WO1 et a3,4- MnO, cristallisant en prisme rhombique de ioi°5',
(1) Voir plu haut, p. 17-. — '-2j D'après <■. Hum-, le wolfram serait rhombique.
fig. :,',i.
Pig. 542.
ALABANDINE, POLIANITE 601
avec clivage parfait g* (P. S. — 7,14- — D. = 4>5 . Ce minéral, rouge brunâtre, difficilement fusible, esl très rare. On le trouve engagé dans le quartz.
GENRE MANGANESE
MINERAIS NON OXYDÉS
Alabandine. MnS. — P. S. = >.«> > à 'i,<>'i- — D.=3,5 à \. — S. cubique.
Combinaisons . p, a1, avec macle des spinelies, tantôt simple, tantôt cruciforme par accolement de cinq octaèdres. Le pins souvent en masses ou enduits d'un noir de fer avec poussière vert poireau et trois clivages rectangulaires également faciles. Réact. ><>, '17, 63, <>î.
Etym. : Alabanda en Carie, où celte espèce se trouve.
La Hauérite, MnS- (dédiée à M. de Hauer), est un bisulfure également cubique, présentantlacombinaisonpa1^1^8, associée à j bxbx/ ,,b* /.s\. — P. S. =3,46.
— D. = '|. Ce minéral, brun rougeàtre, à éclat semi-métallique inclinant vers l'adamantin et poussière rouge brunâtre, dépose dans le tube fermé un sublimé de soufre. Réact. \-, 63, 93. Se trouve en Hongrie.
On le rencontre aussi à Radduza en Sicile, sous forme de beaux octaèdres ou cubo-octaèdres noirs, faciles à confondre avec la magnetite, mais présentant parfois les symptômes de l'hémiédrie hémiaxe qui caractérise la pyrite jaune de fer.
La Kanéite (dédiée à M. R. J. Kane, de Dublin) serait un arséniure de manganèse MnAs, d'un blanc grisâtre, trouvé en Saxe. — P. S. = 5,55.
OXYDES
Polianite. MnO2. — P. S. = 4,7 à 5. — D. =. 6 à 6.5.
S. quadratique. R, A. = 1 : 0,952 (1); bW adj. = 1 33°32'; «'«' adj. = 1-21,1.
La Polianite a été longtemps considérée comme une variété très pure de Pyrolusite [voir ci-dessous), de symétrie rbombique. Les récents travaux de MM. Ed. Dana et S. Penfield (2) ont montré que la Polianite était réellement quadratique et tout à fait isomorphe avec le Zircou, le Rutile et la Cassitérite.
Quant à la Pyrolusite, elle passait jusqu'à cette découverte pour la forme normale de l'oxyde MnO2. On la regardait comme rbombique avec R..A. =0,938 : 1 : 0,728; mm = 93°4o'; c-p = 1600. Les cristaux, ordinairement courts, offrent les combinaisons pm/13, p/n/i'^e1, etc. Striés verticalement, ils sont très souvent décomposés en aiguilles ou en faisceaux de fibres cristallines, clivables suivant m, g1 et h1. Leur dureté n'est que de 2 à 2,5.
(1) Ce rapport devient i : 0,6702 quand, avec les auteurs allemands, ou change m en h1.
— (2) Amer. Journ. [3], XXXY, p. 243.
602 MINERAI» DE MANGANESE
Pourvus Je l'éclat métallique, ils sont opaques, d'un noir de fer ou d'un gris d'acier sombre, quelquefois un peu bleuâtre. Leur poussière est noire ou d un noir bleuâtre. Ils tachent souvent les doigts, conduisent bien l'électricité et renferment de i à > "/„ d'eau.
Il est reconnu aujourd'hui (et les essais de reproduction artificielle de M. Gorgeu ont pleinement justifié celle manière de voir) que la Pyrolusitc des anciens minéralogistes est simplement une pseudomorphose d'Acerdèse, cet le dernière espèce (dont il sera question un peu plus loin) perdant son eau cl gagnant de l'oxygène sans que rien soil changea ses formes extérieures (i).
L'oxyde MnOs est infusible et dégage de l'oxygène, comme il est facile de le constater à l'aide d'une allumette à demi éleinte, placée à l'extrémité du tube de verre dans lequel on chauffe cet oxyde. Sur le charbon, le minéral perd 12 °/0 d'oxygène et se transforme en Hausmannite. Réact. I7, 63, o/>. Soluble dans l'acide chlorhydrique avec dégagement de chlore.
Le nom de la Pyrolusiie vient de irup, feu, et Xuo>, délier, parce qu'elle perd de l'oxygène par la chaleur (2). On emploie ce minéral pour faire disparaître les teintes du verre. Aussi la-t-on qualifié, dans l'industrie, de savon des verriers.
Braunite. Mn-0;ou (MnSi)O-RO (Gorgeu), R étant un ensemble d'oxydes parmi lesquels Mn est largement prédominant. — P. S. = 1,7 à i,Q. — I). =6 à 6,5.
S. quadratique. R. A. = 1 : 0,985; blfibl/i = io8°3o/ sur/*, et b{/.,b*f, ad j. = n>9°V)'; c'est-à-dire que l'octaèdre quadratique de l'espèce diffère à peine de l'octaèdre régulier. Petits cristaux bi/i et pbl /.,. Clivage £'/., parfait, excepté dans la variété Marceline (de Saint-Marcel en Piémont). Noir brunâtre foncé; poussière de même teinte. Très fragile. Réactions de la pyrolusite.
La Braunite est presque toujours mélangée de silice (o à 7 °/o)> et Rammelsberg la considère comme le produit du mélange de l'oxyde Mn208 avec le silicate MnSiO8.
La Marceline ou Hétéroclinc contient 10 "/,,. Fe2<)3 et 10. SiO2.
M. [gelstroem croit que le silicate MnO-, SiO2 fait partie constituante de diverses braunites, telles que celles de Jacobsberg, Langban, Elgersberg. Leur symétrie serait peut être rhomboédrique.
Eiym. : Dédiée à M. Braun, de Gotha.
Hausmannite. Mn'O*. — P. S. = '1,7 à \,\). — D. = 5 à '>,">.
S. quadratique. R. A. = 1 : 1 , 1 7 \ ; bt/tbi/t = 1 i6°5c/ sur m; aiai = gS°3%' sur//1. Petits cristaux octaédriques b*/.,, souvent avec stries parallèles aux
11 Cette conclusion, soupçonnée |>;t Breithaupt, ;i été nettement formulée en 1887 par M. Kcechlin, qui n reconnu dèi cette époque que La polianite était le seul bioxyde de manganèse qui eût une forme cristalline propre. — (2) Certaine auteurs disent Xuco, dittoudre, ;i cause de I action dissolvante 'te la pyrolusite sur les impuretés du verre.
A.CERDESE, PSILOMELANE
arêtes b; macles fréquentes parallèlement à a1, parfois répétées. Clivages: i> facile; bi/ici a* moins faciles.
Souvent en masses cristallines grenues. Noir brunâtre; poussière brun rouge; éclat métallique; cependant, translucide en lame- minces. Ne |>erd pas il oxygène par la chaleur et se comporte pour le reste comme les autres oxydes du manganèse. Contient toujours de i à <s "/,, de zinc
Etym. : Dédiée au minéralogiste Hausmann.
Acerdèse. HaMn*0*ou(Mn02.MnO.H»0).— P.S=4,a à i,4.— D.=3,5à ',.
S. rhombique, 11. A. = 0,844 '• ' '■ <»,>'i>- mm = 99°4o '; ^Vt^V«== l^°°^d' sur a1. Combinaisons : //>//; mpa* ; mg3a* ; mhsg*b '/,; la même avec «', •»l,c1,e,/.); m/i3g3»tbl/1 avec plusieurs autres facettes telles que e', e*/2, etc. (fig. 543). La mai ropyramide bibi/shi/i est très fréquente. Macles suivant e1. Clivages : g'1 très facile, ///moins facile; j> imparfait.
L Acerdèse ou Mangnniie se présente à l'état de cristaux prismatiques, striés ou cannelés longitudinalement, ainsi qu'à l'état fibreux ou massif. Cassante, elle est d'un gris foncé, presque noir, et possède quelquefois un aspect très brillant. Poussière d'un brun rougeâtre, parfois presque noire surtout quand l'espèce est altérée cl tend à se changer en pyrolusite . Par la chaleur, perd 9 "/„ d'oxygène. Infusible. Réact. a3, \~, 63, 9'}. Soluble dans l'acide chlorhydrique avec dégagement de chlore. Se distingue de la pyrolusite par la couleur de sa poussière et l'eau qu'elle abandonne au-dessus de 200 degrés. Opt. négative, A. <). dans //. Biss. normale kg1. 0 > v.
Les propriétés chimiques de l'Acerdèse ont conduit M. Gorgeu à l'envisager comme un manganite acide hydraté. Un grillage entre •*-'>" et \ m" la transforme en pyrolusite.
Etym. : xxep&fc, peu lucratif, à cause de l'infériorité industrielle de cet oxvdc relativement à la pyrolusite, qui contient 27 °/o ^° P'us d'oxygène.
La Pyrochroïte, IPMnO*, est un autre oxyde hydraté, de symétrie hexagonale, en niasses lamellaires, disséminées par veines dans la magnétite. Ces masses sont blanches, mais brunissent à l'air pour noircir ensuite. Optiquement négative, la Pyrochroïte devient verte, puis gris verdàtre, et enfin brun noir au chalumeau.
Psilomélane.
Cette espèce [manganèse oxydé hydraté barytifère), qui n'est connue qu'en masses concrétionnées, stalactitiques, réniformes ou compactes, offrant assez souvent, dans la cassure, un aspect analogue à celui des empreintes de fougères3 est une combinaison d'oxvde hydraté de manganèse avec de la barvte ou de la
604 MINERAIS DE MANGANESE
potasse. L'analyse donne 64 à 81. Mn'O*; 11 à 17. 0-, <> à 17. BaO; 3 à G. II20; o à "). Ka0. La lithine y est quelquefois présente (1).
La couleur est le noir de fer inclinant au gris d'acier, avec tendance au bleuâtre. Poussière d'un noir brunâtre. Très difficilement fusible, décrépite, donne de L'oxygène dans le tube fermé. Réact. a3 et réactions ordinaires des oxydes de manganèse. Colore la flamme tantôt en vert (baryte), tantôt en violet (potasse). Soluble dans l'acide chlorbydrique, avec dégagement de chlore.
Etym, : d/iXdç, glabre, el peXaç, noir; parce que, avec la couleur noire des autres oxydes, la psilomélane n'affecte pas la forme aciculaire ou fibreuse.
Sous le nom de Wad, on désigne des composés très variables d'oxydes hydratés de manganèse, ordinairement terreux, mais parfois à séparations prismatiques, en masses noires, tachant souvent les doigts, de P. S. = î, à J,a5 et D. = o,*) à 3.
On peut rapporter au Wad les dendrites noires, si fréquentes sur les parois des fissures des calcaires compacts.
On distingue dans le Wad :
i° Le Bog-Manganèse ou Ecume de manganèse [Manganschaum], qui peut contenir bS à 82 °/0 d'oxydes de manganèse, o à ~rx d'oxyde ferrique, 5 à ii d'eau. Cette variété comprend la Groroïlite (2) de Grazay (Mayenne), en masses terreuses d'un brun chocolat, à 17 "/0 d'eau;
•jl° La Lampadite, qui renferme de 4 à 16 °/0 de protoxyde de cuivre;
1 h'Asbo/ane, qui, parla forte proportion d'oxyde de cobalt qu'elle contient (19 à >2 "/y), mériterait d'être décrite avec les minerais du cobalt, si les oxydes de manganèse n'y étaient en proportion dominante (3i à '1 1 °/0). Cette variété donne une perle bleue avec le sel de phosphore.
Etym. : Le nom de Wad est d'origine anglaise ; on l'emploie aussi, assez mal à propos, dans les mines du Cumberland, pour désigner le graphite.
OXYSELS
Dialogite. MnCO3. — P. S. = 3,3 à 3,6. — D. = 3,5 à 1,5.
S. rbomboédrique : R. A. = 1 : 0,818; pp = u>~"i'.
L spèce, qui fait partie de la série des carbonates rhomboédriques, isomorphes avec la calcite, offre les combinaisons p; pbl ; a^p; aldl; e'>/.xO; d-e'P. Faces/) lisses, mais courbes; base a1 arrondie et caverneuse. Clivage p parfait. Cassure inégale. Éclat vitreux, passant au nacré. Rose pâle, rose vif, rouge de chair; brunit à l'air.
R fringence énergique; signe opt. négatif.
Langhaui rant la baryte commo à L'étal de mélange, donne à La psilomé-
lane la formule H*MnOB. — (2) Ce nom résulte d'une erreur <i'' transcription, le créateur de l'espèce, Berthier, ayant lu Groroy au Lieu de Grazay.
FAUSER1TE, BUREAULITB, TRIPL1TE 605
Ch. Infusible, décrépite et devient gris verdàtre ou noire. Réact. ]-. En
poudre ou en menus fragments, <olul>Ie à froid dans l'acide chlorhydrique, avec une légère effervescence.
Se présente en petits cristaux, souvent il apparence lenticulaire, à cause de la courbure des faces du rhomboèdre dominant/;; en globules et en masses mamelonnées. Contient généralement un peu de fer, de chaux et de magnésie, grâce à son isomorphisme avec les autres carbonates. La Manganocalcite est une variété pouvant contenir de ma i-S"/„de carbonate de chaux et 3 °/0 de carbonate de fer.
Etym, : Le nom de Dialogite, souvent écrit, mais à tort, Diallo^itr, dérive de V.7.A0-;/, doute (Dana). < »n le remplace quelquefois par celui de Rhodochrosite, tiré delà couleur rose du minéral.
La Fausérite, II -MgMn-S'O^, est un sulfate de manganèse avec magnésie
contenant jusqu'à 'i \ °/0 d'eau, qui se forme journellement dans les
galeries des mines de Herrengrund Hongrie). Les cristaux sont rhombiques,
avec/wn = 9i°i8/ (Dana , et clivage g1 distinct. Ils sont d'un blanc rougeâtre
ou blanc jaunâtre, solubles et de saveur amère, astringente. P. S. = 1,89. — D. = a a i,'i.
Etym. : Dédiée à M. Fauser.
Hureaulite. H1" Mn,l'e lu. p. S. = 3,i8 à 3,a. — D. = 5. — S. monoclinique; R. A. = 1,698 : 1 : 0,889; />A1 = 9o033/; mmz=6i° (1).
Combinaison : /n/tlel ; petits cristaux isolés ou groupés, masses compactes ou fibreuses, incolores, jaunes, brunes, roses. Éclat vitreux; transparente ou translucide. Signe opt. négatif: 2H = 85° (rougi . Liss. normale à g1. Soluble dans les acides; fusible au chalumeau en perle jaune rougeâtre, avec coloration verte dans la flamme oxydante. Réactions du fer (le minéral contient 6 à 11 "/„ d'oxyde ferreux et du manganèse 3a à Ja "/„ d'oxyde manganeux).
Etym. : Hureaux, près Limoges.
Triplite. (Fe,Mn)8Pa08 -f- Fe,Mn)Fl2. — P. S.= 3,44 à 3.8. — D. = ',
à 5,5. — S. rhombique ou monoclinique.
Se rencontre en masses cristallines, sans formes reconnaissables, avec trois clivages à peu près rectangulaires, inégaux d'où son nom . Brun noir; éclat résineux. Cassure subconchoïdale. Poussière jaune brun. Signe optique négatif.
Ch. Facilement fusible en globule magnétique. Réact. '17, i-S. Soluble dans l'acide chlorhydrique; avec l'acide sulfurique, dégage de l'acide chlorhydrique.
Se trouve dans les pegmatites de la Haute-Vienne.
1 Dana adopte R.A . = 't9HJ : 1 : 0,5a4, avec mm s= 55°i8';/>A' = g5
606 MINERAIS DE MANGANES1
La Triphyline , Lia(Fe,Mn •PeOs*, contient plus de fer que de manganèse et cristallise en prisme rhombique 11. A. = o,435 : 1 : 0,526; wim=ï33u;
eee-= 87' I avec clivage p facile. — P. S.= '>."> i a !.('.. — D.= 5. Signe opt. positif. A. ( ». dans /). lîiss. normale à g4.
Grands cristaux et masses gris verdâtre ou gris bleuâtre; facilement fusible, Réact, 1 et 1 ">.
Eixnn. : tsiç, trois fois, et s-jÀr', famille, parce qu'elle contient trois phosphates.
L'Hétérosite des pegmatites de Chanteloube Haute- Vienne), qui doit son nom à ce que sa composition a d'abord été méconnue, et l'Alluaudite (dédiée à Alluaud) du même gisement, sont des phosphates hydratés de manganèse <;l de 1er. Le dernier possède, comme la triplite, trois clivages inégaux.
Rhodonite. MnSiO8. - - P. S. = 3,6i à 3,63. — D. = 5,5 à 6.5.—
S. triclinique : R. A. = i,i55 : 1 : 0,610, mt = 85°38' ; phl = iii°<S'; a*/tV = ,W"^'; cVrf1=i48«47' ' .
Coml)inaisons : pmi; pmthWa1; mhttpg^a1 j jb1 f -, etc. Clivages //' et g1 parfaits. Transparente ou translucide. A la loupe dichroscopique, les faces g1 donnent une image rose rouge et l'autre vert bleuâtre. Couleur rose fleur de pêcher, rose rouge. Biss. négative. Indice : 1,73. Biréfringence : 0,01 ; p < i>. Forte dispersion tournante. Facilement fusible, réactions du manganèse ; décolorée et plus ou moins facilement attaquée par les acides.
Etym. : pôSov, rose,
La J'ajsbergitc du Wermland est la variété la plus nettement cristallisée. Les Rhodonites de Przibram et de Franklin sont lamellaires. La Fowlériie est une variété peu fusible et zincifère du New-Jersey. La Bustamiic du Mexique est calcifère et en nodules radiés, fîbro-lamellaires.
La Rhodonite de l'Oural, avec petites veines noiresde pyrolusite, est utilisée pour la fabrication de vases d'ornement. Une variété d'un rose plus clair se trouve dans les Pyrénées.
En - altérant ou en se mélangeant avec du quartz, du carbonate de manga- • t de I oxyde manganeux, la rhodonite donne naissance à diverses substances Aîlagite, Hornmangan, Opsimose. etc. .
On connaît à Adervielle, dans les Hautes-Pyrénées, un chloro- silicate hydraté de manganèse, laFriedélite (dédiée à M. Friedel . Ce minéral est translucide, à éclat gras el d'un rouge carmin plus foncé que celui de la rhodonite. Il ne renferme que 36 "/,, SiO8, au lieu de \<> que contient la rhodonite, et on y trouve près de 8 d'eau, s. rhomboédrique : I». A. == 1 : 0,562; pp = 1 2 3°4 a'. Clivage/) facile. Signe opt. négatif. Biréfringence énergique.
i If. Groth, pour mieux faire ressortir l'analogie de la rhodonite avec le pyroxène, prend
/1' pour / el .;■' ponr /«, avec l'angle mutuel <!<• -7 38'. M. Flink donne R. A, - 1,073 : 1 :
ma