MINERAIS NON OXYDÉS SULFURES, SÉLÉNIURE
Chalcosine. Gu2S. — P. S. = >,'> à S, 8. — I). = a, 5 à '».
S. rhom bique. 11. A. =ro,582 : i : 0,971; 01/71= ii9°35; br Jj1 j ,^ \j'> > 1 sur/n; !>'■ )>'■ ,= i'|S'.>(. sur/11 =65°4'>' snr m; plfl ,=:i\']0io';pea ,= i'|-°ii ; mg1 = i xi0 1 a .
Cristaux aplatis, d'apparence hexagonale; pmg1; pA8/gcs/2(ii^. 'ioo) ;pntgibii/iéi/v Les faces delà zone pg} sont habituellement striées parallèlement à leur axe. VlL. (i(-l
Maries fréquentes : i° par association de trois cristaux se touchant par les faces m et ayant le même axe vertical. De là résultent (l'angle mm étant très voisin de cao°) des apparences de prismes hexagonaux ou des groupements étoiles; 20 par hémitropie normale à bl , auquel cas les cristaux tabulaires se croisent sous des angles de>S<S"; 3° par hémitropie normale à 1
Clivage m imparfait. La Chalcosine, souvent en masses compactes et toujours d'un noir de fer bleuâtre, se laisse couper au couteau et donne même de petits copeaux lorsqu'elle est très pure.
Cil. En esquilles minces, fusible à la bougie; colore la flamme en bleuâtre. Facilement réductible sur le charbon, avec la soude, en un grain de cuivre. Soluble en vert dans l'acide azotique, avec résidu de soufre.
Étym. : ytxA/.6ç, cuivre.
Le sulfure Cu-S est dimorphe; car celui qu'on produit arti liciellement dans les laboratoires cristallise en octaèdres réguliers. Le suif ure à symétrie cubique n a pas encore été rencontré dans la nature; mais il ilgure en mélange isomorphe avec le sulfure d'argenl Ag-S, pour former un minéral cubique nommé Jalpaïte (voir plus loin).
La Covelline (dédiée à M. Covelli) est un autre sulfure, CuS, en masses amorphes et en lamelles cristallines très ténues, d'un bleu indigo fonce. découvert sur les fumerolles du Vésuve et retrouvé depuis parmi les minerais de cuivre. P. S. = \,<k — D. = 1 ."> à 1. — S. hexagonal. R. A. = 1 : 3,972 (1); blbx = i55*a4' sur m; formes p/n; pb{!.2b'\ Le plus souvent en petites lamelles, à clivage facile/?, parfois flexibles. Poussière noire. Réactions de la Chalcosine.
(1} Milliard admet le rapport 1 : 1,167, fIu' rend la Covelline isomorphe avec le Cinabre
fi40
La Cantonite, à clivages cubiques, de la mine de Canton en Géorgie, paraît être une pseudomorphose de galène en Covelline. Quant à YAlisonite, c'est un mélange isomorphe de Covelline et de Galène.
Chalcopyrite ou Pyrite de cuivre. — Cu-IVS*. — P. S. = ',,1 k ',, i.
Composition habituelle : 3a à 34. Cu-, kj k 3a. Fe; 33 k 36. S. S. quadratique, avec polvèdre hémiaxe dichosymétrique non principal. R. A. = i : 0,985 (1).
D'après la valeur des paramètres, la symétrie de la Chalcopyrite est très voisine de la symétrie cubique. Aussi le sphénoèdre {//' 2 ressemble-t-il beaucoup au tétraèdre régulier. Ce sphénoèdre est d'ailleurs souvent combiné avec son inverse, dont les faces sont alors moins développées (lig. 601). lien résulte une forme d'apparence octaédrique, mais où les angles, au lieu d'être de •inme dans l'octaèdre régulier, sont alternativement de n>8°',o' et de î . Quand le sphénoèdre est seul, ses angles sont de ;<> "-' et de 7i°ao'.
Fig. G01.
Fig. 602.
Fig. 6o3.
Les faces de celui des sphénoèdres que M. Sadebeck considère comme direct sont polies; celles du sphénoèdre inverse sont mates et striées.
On connaît encore : \bl ; , direct avec 1 =|ôI/2 inverse et 2 = 07, (fig. 602), p, m, I*1/, direct, a\ h* lig. 6o3" : W . dir., WU inv., a1, a*/,. On peut aussi rencontrer la forme }/->'/./'' /'' '•
Angles : pb '/, = 123° 1'» ', /■>«'/,= > i""">'i •• pai = i5o°i5'; ata»=iao°3o/ ,-ur p; a1//''/-. — "" &9 ~lll'/?-
Macles fréquentes : 1° par pénétration mutuelle de deux sphénoèdres, dont • tes conjuguées sont croisées à angle droit; 2° par hémitropie normale k b1/^, comme dans les spinelles; cette marie pouvant se répéter plusieurs fois en donnant des masses composées de lames hémitropes; 3° par hémitropie normale à o1, pouvant s'appliquer, soit à 61/, (fig. 6o4), soit à o1/, (iig. 6o5 . Cette macle peut aussi se répéter de telle sorte que quatre individus viennent grouper autour des faces inférieures d'un cinquième lig. 606 .
(1 M. '.. I riedel admet EL A. = 1 : 1,970s et note a' L'octaèdre habituellement noté a]j.z.
CUBANE, ÉRUBESCITE
Clivage «'/.„ parfois assez net. Kclat métallique très vif; cassure inégale, fragile. Couleur d'un jaune d'or foncé, à reflets parfois verdàtres, très souvent irisi s, se distinguant par ses ions chauds de la pyrite de fer (i). Poussière d'un noir verdâtre.
Ch. Dans le tube fermé, décrépite et donne un sublimé de soufre. Réact. 3o;
Fig. 6o4-
Fig. 6o5,
Fig. Goi».
assez facilement fusible sur le charbon, en donnant des étincelles, avec réact. J>-.
Avec les flux, perle verte par combinaison de la couleur bleue du cuivre et de la teinte jaune du fer. Soluble dans l'acide nitrique. Réact. 126 et 127.
La Chalcopyrite est, sous le nom de Cuivre pyriteux, le plus répandu des minerais de cuivre. Elle se présente souvent en grandes masses compactes, avec pyrite de fer et quartz.
Si l'on double la formule de la Chalcopyrite, on obtient Cu2Fe2Sl, qui peut s'écrire Cu2S -h Fe2S3. Cette formule, qui rend compte de la transformation assez fréquente de la Chalcopyrite en Chalcosine par perte de Fe2S3, est regardée par M. Knop comme le symbole rationnel de l'espèce. Quelquefois la transformation produit de la Covelline, CuS, ce qui explique la couleur bleue dont la Chalcopyrite est souvent recouverte par endroits.
La Cubane ou Cubanite de Cuba, moins riche en cuivre (21 °/0) que la Chalcopyrite, lui ressemble par sa couleur et ses réactions, hormis sa plus grande fusibilité au chalumeau. Mais elle est cubique, se clivant suivant trois directions rectangulaires. On lui donne pour formule CuFesS4. — P. S. = 1 à 4,18. — D. = ',.
Érubescite. Cu6Fe2SG. —P. S. = 4,9 à Vi- — D.=3.
S. cubique. — Formes p ; pà1 ; pu-; bla2. Macles par hémitropie normale à a1. Traces de clivage o1. Les cristaux sont d'ailleurs très rares et l'espèce se présente d'ordinaire en masses compactes, en rognons disséminés ou en incrustations. Fragile. Cassure inégale.
(1) D'ailleurs la Chalcopyrite est beaucoup moins dure que la pyrite.
BU MINERAIS DE Cl'lVRE
L'Ërubescite est le Cuivre panaché des anciens auteurs. On lui donne souvent aussi le nom de Phillipsite (qui a l'inconvénient d'être en même temps l'un des synonymes de l'Iiarmotome calcaire).
Ce minéral, qui contient 5o à 70. Cu; 8 à 16. Fe ; 20 à a8. S, est remarquable par sa couleur panachée (d'où son nom), intermédiaire entre le rouge de cuivre et le brun tombac, avec nuances irisées, très vives, de bleu et de violet.
Ch. Noircit sur le charbon et devient rouge par refroidissement; fusible et donnant après longue insufflation un globule gris magnétique, cassant. Autres réactions de la Chalcopyritc.
De belles niasses d'Erubescite franchement panachée se rencontrent à Monte- Catini Toscane et à la Prugne (Allier). On a attribué leurs irisations à l'altérabilité du sulfure, Fe-S3, qui entre dans leur composition avec Gu^S.
Étym. : Le nom d'Erubescite, qui rappelle les propriétés extérieures du minéral, avait été créé par .1. Dana, qui l'a changé plus tard en celui de Bornite (en souvenir de B. de Boni); mais ce dernier nom aie défaut d'être très voisin de celui de Bornine, qui a la même origine et s'applique au tellurure de bismuth.
La Berzélianite (dédiée à Berzélius) est un séléniure de cuivre, Cu2Se, en enduits cristallins d'un blanc d'argent, très ductiles. Béact. 3i.
ARSENIURES
Le cuivre, combiné avec l'arsenic, forme plusieurs espèces, savoir : La Domeykite du Cbili et du Mexique, CucAs2, en masses noduleuses amorphes d'un blanc d'étain. — P. S. = 7 à 7, 5. — D. = 3 à 3,5 (dédiée à M. Domeyko).
L'Algodonite, Cu,2As2, en petites masses d'un blanc d'argent, ordinairement argentifères, de la mine d'Algodones (Chili). — P. S. =6,90 à 7,62. —
La Whitneyite, Cu'-As-, du Michigan, en niasses cristallines d'un ronge très pâle. —P. S. = 8, ',:. — D. =3,5.
AUSÉNMOSULFUHES, ANTIMONIOSUEFURES, CUIVRES CUIS
Enargite. Cu'AsS*. — P. S.= ',,36 a ',,',7. — D. = 3.
S. rhombique; B. A. =0,871 : 1 : 0,87/); min = (j-"Y',' ; e'e1 = 100SN' ; />//' = 1 36 "',- '. Combinaisons m,p, A1, g1, avec e1 et£'/,; clivage m parfait.
Noir de fer avec poussière noire; éclat métallique, très facilement fusible. Se trouve au Pérou, au Mexique el à Luçon.
Le composé Gu'AsS' est d'ailleurs dimorphe, car M. Sandberger l'a retrouvé, avec la symétrie monoclinique, dans la Clarite d(; la mine de Clara (Forêt-Noire . P. S.= '♦,','»• — !).= '.,'..
WOLFSBERGITE, CUIVREE GRIS
Enfin la Famatinite de Famatina République Argentine), considérée commi jsomorphe avec l'Enargite, esl antiraonifèn ul sa formulées!
CusSbS*.
La Wolfsbergite ou Chalcostibite, Cu'Sb'S*, du Wolfsberg (Hartz , esl un autre antimoniosulfure de cuivre, en petites tables rhombiques: mm =i 35° 12';
^.3„3__ , , ,o (, L — j) g ;--,,, -, ,,, — ]) — >,,,. Clivagee : g1 nel ; p moins pariait ; gris de plomb, vif éclat, poussière noire.
La série des Cuivres gris [Fahlerz] comprend un certain nombre de sulfoantimoninres on de sulfo-arséniures de enivre, souvent argentifères el intimement liés entre eux par leur forme tétraédrique, la grande variabilité de leur composition pouvant s'expliquer par des substitutions isomorphes.
On distingue, parmi les cuivres gris, les variétés antimoniales et les variétés arsenicales. Les unes et les autres possèdent les caractères cristallographiques suivants :
S. cubique, avec polyèdre hémiaxe dichosymétrique, ce qui donne la prééminence aux formes tétraédriques d'où le nom de Tétraédrite, adopté par
Fig. 608.
Fig. 60g.
Delafosse et Haidinger). Combinaisons : {a1; ^a* direct et !«' inverse (fig. 607 ce dernier moins développé et ordinairement rugueux, tandis que le tétraèdre
Fig. 6l<
Fig. 61
Fig. 612.
direct a ses faces brillantes ;|a', bl[ûg. 608);/?, W (fig. 609); p, b\ {a* (fig. 610); W,W (fig. 611); b\ W, Ja«/S; bl, W,la-div., bi = z;la\ fa1 dir., x=U*
(1) Certains auteurs admettent mm = 1010.
inv. fig. 6ia), le second hémitrapézoèdre moins développé que le premier;
b\ l<r direct. 4"1 inverse, \a2 (fig. 6i3).
Macles fréquentes, notamment par hémitropie moléculaire, avec pénétration mutuelle des deux tétraèdres inverses (fig. 61/,). La macle suivant a1 pour les
*ïaJ
Fib-. 6i3.
Fi.-, r. , ', .
Fig. 6i5.
cristaux du tvpe l/iai, '/.a-, bl, donne lieu à trois protubérances caractéristiques en bas de trois faces a1. Rappelons également la macle, signalée par M. Sadebeck, entre deux cristaux accolés (fig. 6i5), suivant a-, avec rotation autour d'un axe ternaire.
La Panabase, ou Cuivre gris antimonial, peut être considérée comme résultant du mélange isomorphe de (Ag,Cu)8Sb2S7 avec (Fe,Zn)4Sb2S7. Mais dans la même espèce viennent aussi se ranger des composés où l'arsenic s'associe à l'antimoine. — P. S.= 1,36 à '>,3G. — D.= >> à ',.
Clivage a1 imparfait. Gris métallique, variant du gris d'acier au gris noir de fer. Poussière noire, tendant faiblement au rougeàtre dans les variétés zincifères. Fragile.
Souvent, par exemple en Cornouailles et à Clausthal, les cristaux de Panabase sont recouverts, sur toutes leurs faces, d'un enduit jaune brillant formé par des cristaux submicroscopiques de Chalcopyrite, parfois irisés. D'après M. Sadebeck, ces petits cristaux ont leur axe cristallographique parallèle à l'un des axes de la panabase qui leur sert de support.
Ch. Fond dans le tube fermé, en donnant un sublimé rouge foncé de sulfure d'antimoine, tandis que, dans le tube ouvert, il se fait un dépôt d'oxyde d'antimoine. Sur le charbon, donne les enduits et les fumées de l'antimoine, parfois de l'arsenic et du zinc (ce dernier avec réact. 85). Avec les (lux, réactions du cuivre et quelquefois du fer.
La proportion de cuivre est la plus constante, se tenant entre 33 et \\ "/„• L'antimoine varie de ia,5 à •>.-; le zinc de 2 à 7, le soufre de 23 à 27, l'arsenic de » à 10, le fer de 1 à \,~>.
Étym. : -7.-I, tout, et Sofftç, base; allusion faite par Leudant k la multiplicité des métaux composants. C'est cette panabase zincifère que Tschermak décrit Bpécialemeni sous le nom de Tc/racdrite.
TENNANTITE, CUPRITE
La Frcihergite de Freiberg est une Panabase argentifère, ferrifère et parfois eincifère, de P. S. = i,85 à ».
On a donné les noms de Schwatzite et de Spaniolite à nue variété mercurifère, connue d'abord à Schwatz (Tyrol), en cristaux noirs de fer b\ ja1, dans une gangue de barytine el pouvant contenir jusqu'à ■>>.<> "/0 de mercure. L'antimoine y est associe à l'arsenic. — P. S. = *> à ">,<>•
On remarque que les cuivres gris antiuionio-arsenieaux sont beaucoup moins riches en argent que ceux: qui ne renferment pas d'arsenic.
Tennantite. (Cu8,Fe*)As*S7.
La Tennantite, ou Cuivre gris arsenical, possède les formes et la couleur de la Panabase, mais avec des nuances plus claires et une poussière d'un gris rougeâtre, allant jusqu'au rouge cerise foncé. Les clivages, d'ailleurs imparfaits, sont parallèles à bl. Dans le tube ouvert, elle donne l'odeur arsenicale.
La variété non ferrifère de Szaszka (Panât) est facilement fusible en un globule non magnétique. Mais il en existe, à Redruth (Cornouailles) et à Skutterud (Norvège), une autre qui est précisément le minéral pour lequel Phillips a créé le nom de Tennantite (en l'honneur du minéralogiste Tennant). Celle-ci fond au chalumeau en un globule magnétique. La Kupferblende de Freiberg en est une variété, où le fer est en majeure partie remplacé par du zinc (9 °/0). On en doit rapprocher aussi la Sandbergérite (dédiée à Sandberger), également zincilère.
La Tennantite non ferrifère contient jusqu'à 55°/fl de cuivre. Les autres n'en renferment pas beaucoup plus de 43 à 't">. On n'y trouve d'ailleurs ni argent ni mercure.
MINERAIS OXYDÉS
Cuprite. Gu20. — P. S.
OXYDES
S. cubique. Combinaisons a'; aïp ; p ; a*bl avec a1 dominant (lig. 616); '/V*' avec bl dominant (fig. '>i;); formes a1/* et a-' plus rares; parfois b:\ Clivage a1 assez net. Fragile. Cassure rougeàtre, à éclat métallique prononcé; poussière rouge brique.
La cuprite de Cornouailles forme souvent des cristaux cubiques el translucides, d'un rouge cochenille 'once, dont la réfringence dépasse celle du diamant. ïnd. = 2,849 P°ur la lumière rouge. La variété de Sibérie,
Fie. 616.
en petits cristaux oetaédriques groupés et en niasses terreuses, avec mélange de limonite, est généralement d'un rouge de brique (d'où le nom de Ziegelerz, dont Boudant avait tait Zigueline). Les beaux cristaux oetaédriques ou dodédriques de Chessy, isolés dans une argile ocreuse, sont revêtus d'un enduit vert d'hydrocarbonate, et il arrive souvent que leurs faces soient corrodées ou creuses.
La Chalcotrichite, ainsi nommée pan e qu'elle se présente en Blâment s capillaires Tciy.ov, petit poil), d'un rouge cochenille ou carmin, est encore de l'oxydule CirO, de P. S. = "),N- Ixenngott l'avait séparée de la cuprite parce qu'elle lui avait semblé appartenir au système rhomhique. MM. Knop, Fischer et Zirkel ont constaté que les fibres, toujours monoréfringentes, sont formées par des cubes très allongés dans une seule direction.
La Mélaconise ( as'Àa;, noir, et xôviç, poussière) est un oxyde noir CuO ou Cu20-, d'apparence cubique tétraédrique, gris d'acier foncé ou noir, qui présente les réactions de la cuprite. — P. S. = 5,q5 à (\,u.~). — D. = 3,oo. D'après M. Maskelyne, cette espèce serait réellement monoclinique.
La Ténorite du Vésuve est encore un protoxyde, en lamelles hexagonales, grises ou noires, monocliniques suivant M. Scacchi, tricliniques selon M. Kalkowsky.
D'après M. Jenzsch, l'oxyde artificiel CuO est rhomhique, avec clivage p parlait et P. S. = 6,55. Ainsi le protoxyde de cuivre serait trimorphe.
CAH BOXATES
Le cuivre ne forme pas de carbonates anhydres. On a bien décrit à ce titre, sous le nom de Mysorine, une substance d'ailleurs fort rare, trouvée dans le pays de Mysore (Hindoustan). Mais M. F. R. Mallet a montré qu'il s'agissait d'une malachite impure, renfermant 9 °/0 d'eau.
Il existe deux hydrocarbonates cuivreux, peu différents par leur composition, mais se distinguant nettement par leurs couleurs, la Malachite et l'A/urite.
Malachite. H*Cu8COs. — P. S. — 5,7 à ',,i. — I). =3,5 à ',.
S. moaoclinique. R. A. =0,880 \ 1 ; 0,404 (1); ////// = 1 0 \°1a ; ph* = 1 i8u 1 0 ; a*A* = 90°! 5'.
Combinaisons : mhxp\ mhigip avec ": , etc., en petits cristaux allongés, souvent maclés suivant h1. Clivages : j> parfait; g* moins parfait.
jure conchoîdale ou inégale. Eclat vitreux, nacré' sur/y. Verl émeraude,
d) liallard adopte l!. A. 0,78a 1 : o,4o6, ce qui, sans changer la râleur de mm, transforme peu "' <■' demie pour le nouveau pA', a
CHESSYLITE, A.URICHALCITE
vert d'herbe, vert-de-gris passant au verl pomme. Poussière vert-de-gris. Fragile.
Biréfringence énergique. Signe opt. négatif, p < v. A. <>. dans g1. Biss. inclinée sur p de 8 ">".<<>'. a V = \ ]", i ; aE = 890, i . nm = i ..s- pouge).
Ch. Décrépite et noircit ; réact. 18, a3. Fusible sur le charbon en un globule de cuivre; soluble avec effervescence dans les acides; soluble dans l'ammoniaque.
Se présente en cristaux très petits, mais surtout en aiguilles radiées à éclal soyeux et en masses mamelonnées, concrétionnées, dont les couches successives produisent, après polissage, de beaux effets d'ornement.
La malachite, qui renferme jusqu'à -■;. ";„de |uv»toxydc de cuivre, aver n: d'eau, occupe la partie supérieure des gîtes de chalcopyrite. On en trouve, en Oural, des masses pesant plusieurs quintaux.
Etym. : [AoIXa/Y), mauve.
Azurite ou Chessylite. ll-Cu:,C-0\ — P. S. = 3, 7 à 3,8. — D. = 3,5 à \. S. monoclinique. R. A. = o,85o : 1 : 1,761; w»m = 9902o' 1); p/i1 = 9a°a4/;
rfi/srfi/t= io6°3' sur //i;/^'/2= 1 1 i°5o'; /iul>/,= t6o°a';
Combinaisons : jt?mrf»/s (fig. 618) j la même avec e3 [pe* = i49°36'); la même avec //', a- et b[ ; etc. Cristaux souvent allongés suivant l'orthodiagonalc ou aplatis parallèlement à la base />, d'ordinaire très développée. Clivage parfait el (e'e1 = 5t>" 1 a'). Cassure conchoïdale. Fragile.
Biréfringence énergique, positive, p > v. Dispersion horizontale. A. O. dans un plan parallèle à l'orthodiagonalc; Biss. dans g1, faisant un angle de ia°36' avec mm et de — 7J0 avec pgl. %H = 8a°; 2E = r5 1°.
Caractères chimiques de la malachite. Renferme 69 "/rt- CuO et 5 ° y. 11*0.
L'Azurite [Cuivre carbonate bleu), ainsi nommée à cause de sa couleur, variable du bleu d'azur au bleu de Prusse (avec poussière d'un bleu plus pale), a reçu le nom de Chessylite, à cause des magnifiques cristaux de cette substance, fournis autrefois par la partie supérieure du gîte de pyrites de Chessy, près de Lyon. On la trouve aussi au Boléo (Basse-Californie).
A cause des significations diverses que le nom d' Azurite a reçues (on l'applique souvent à l'Outremer, parfois à la Klaprothine), il est préférable de s'en tenir, pour le carbo- Fig. 618.
nale bleu de cuivre, à la désignation de Chessylite.
L Aurichalcite [d'aurichalcum, nom du laiton, employé du temps de Pline) est un hydrocarbonate de cuivre et de zinc, mais habituellement associé aux minerais cuivreux et exploité comme tel. Il contient i6. ZnO ; -2.S. CuO; 16. CO3;
(1) Plusieurs auteurs indiquent gg°3a'. La face t/1/., est notée </'/•, par Des Cloizeaux.
10. H'-O, et se présente en cristaux aciculaires vert pâle ou vert-de-gris, de forme indéterminée.
Delesse a dédié à Burat, sous le nom de Buratitc, une aurichalcite calcifère, d'un vert pomme ou d'un bleu clair, contenant de a à g °/0 de chaux et tonnant des agrégats fibreux de P. S. = 3,02.