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MERCURE NATIF

Le Mercure, liquide à la température ordinaire, se solidifie à — î<>" et cristallise alors dans le système cubique. D'un blanc d'étain, il bout à -h '}">;". Souvent il contient un peu d'argent.

On le trouve en gouttelettes dans les gisements de cinabre.

SULFUKES, SELENIURE, TELLURUKE

Cinabre. Ilg S. — P. S. = S à 8,2. — D. = a à 2.5.

S. rhomboédrique; R. A. = 1 : 2,2g ; pp= 7 1 "48' (1).

Combinaisons : pal e2 <i'/., (flg. 620) ; pa* eaa3; on observe encore b\ a'1, a\ etc. pal = 1 io'"| !'. Maclcs suivant a1.

Clivage e- assez parfait. Cassure inégale et esquilleuse. Couleur rouge cochenille, avec tendance au gris bleuâtre ou à l'écarlate. Eclat adamantin.

Biréfringence très énergique, positive. n0= 2,854 (rouge) ; ne=3,2Qi.

D'après Des Cloizeaux, le cinabre possède un pouvoir rotatoire considérable, égal à ij fois celui du quartz. Cela sufût pour faire admettre une hémiédrie holoaxe. De plus, M. d'Àchiardi a constaté sur un cristal de Ripa, près de Serravezza, des facettes prismatiques et scalénoédriques réduites à la moitié de leur nombre et disposées comme l'exige le genre d'hémiédrie en question. Mais ce fait est le seul connu jusqu'ici.

Le cinabre se laisse entamer au couteau. Il s'électrise par frottement.

Cb. Volatil ; donne dans le tube fermé un sublimé noirâtre et, dans le tube ouvert, un mélange de sublimé et de gouttelettes de mercure, avec

dégagement d'acide sulfureux. Réact. T>- Complètement soluble dans l'eau régale.

(1) M. Zirkel admet R. A. = i : i.i.'iô et pp = $i°3~', tandis que le rhomboèdre de 7i°'i8 . qui reste le plus développé, prend lu notation c5/2.

Etym. : xivvâêaptç, nom usité dès le temps de Tbéophraslo. Vilruve et Pline lappclaiont min i uni.

Un sulfure de mercure noir, comme celui qui se produit dans les laboratoires par l'union directe du mercure et du soufre (et cpui devient rouge par sublimation), a été recueilli en Californie. Son poids spécifique n'est que 7,7. ( >n la nommé Métacinnabarite.

Le sélénium, en s'unissant au mercure, produit la Tiemannite (découverte au Hartz par M. Tieiuann, et dont l'analyse indique HgcSe:i ou Hg^Se»0 plutôt que HgSe). C'est une substance massive, d'un gris d'acier, sans clivages. — P. S. = 7.. à :.'!:. — D. = a,5.

Un tellurure de mercure, HgTe, gris noirâtre, a été trouvé dans le Colorado. M. Genth lui a donné le nom de Coloradoïte. — P. S.=«S,G3. — D.= 3.

CHLORUIiES

Calomel Hg-Cl2. — P. S. =6,', à 6,5. — D. = i à 2.

S. quadratique; R. A. = 1 : 1,7 '1 1 ; bl/J)l/2=: i35°5o' sur m.

Cristaux prismatiques très petits m ou A1, parfois terminés par une pyramide très aiguë, où les angles dièdres des arêtes culminantes sont de o,8°8'. Clivage A1.

Blanc gris, brun. Eclat adamantin. Signe opt. positif; n0 = 1 ,y6 (rouge); nc=a,6o.

Ch. Dans le matras, se volatilise sans fondre en sublimé blanc. Réact. V». Insoluble dans l'eau.

La Coccinite rouge du Mexique, d'abord décrite comme iodure de mercure, parait n'être qu'un chlorure différent du calomel.

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