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liberté s'accordoit avec les principes d'une Religion simple , raisonnable et pure ! Est-il rien de plus propre à élever l'ame , que F idée d'un Dieu protecteur , d'un Dieu le maître du inonde ? est-il rien de plus propre à inspirer un noble sentiment de fierté?
Sera-ce un prince de la terre qui opprimera les pensées d'un homme religieux ? elles sont plus hautes que sa puissance. Sera-ce un maître audacieux qui les subjuguera ? elles ont le ciel pour asile.
Est-il , au contraire ^ une liberté dont le règne pût être de longue durée au milieu de la corruption des mœvirs , et au milieu d'une insouciance politique sur les moyens réparateurs qui naissent des principes religieux ! La liberté deviendroit alors un sujet de dispute , un jeu pour toutes les passions ; on la
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sacrifieroit à un intérêt nouveau , ou elle resteroit vendable à de bas prix ; enfin ^ acquise peut-être avec emportement , elle seroit défendue avec tiédeur , et perdue avec distraction.
La Morale et la Religion sont la garantie de nos biens les plus précieux. Et que seroit l'homme luimême s'il existoit sans rapports avec im premier Etre , avec une cause intelligente ; s'il étoit la créature de la poussière ; s'il étoit un des jets innombrables d'une aveugle nature?
On pourroit encore s'occuper à le définir ; mais toute idée d'honneur et de gloire seroit à jamais séparée de son nom.
Enfin , se voyant lui-même comme perdu dans Timmensité , se voyant rejeté sur sa vie d'un moment par la vanité de toute espérance ^ il fuira