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DE LA COLIQUE DE MADRID

On appelle ainsi une affection qui, bien que plus fréquente à Madrid qu’ailleurs, règne cependant aussi dans la Galice et dans le royaume de Valence. Ses causes sont problématiques. La seule qui paraisse offrir quelque fondement est l’influence de l’air froid du soir et de la nuit, succédant rapidement à la chaleur intense du jour. On l’observe plus fréquemment au retour des équinoxes. Voici les symptômes observés par les médecins qui ont pratiqué dans ces pays. La maladie débute par des douleurs sourdes et passagères dans toute l’étendue du colon , particulièrement dans le colon traverse; plus tard, inappétence , plusieurs selles difficiles dans la journée, peu abondantes et accompagnées de vents. Après deux ou trois jours, disparition de la défécation , douleur à l’épigastre , pâleur de la figure, pouls petit, lent et serré, urines rares sans altération, peau sèche, chaleur naturelle, attitude assise, bras croisés sur le ventre pour le comprimer; bientôt hoquets et efforts de vomissements qui donnent lieu à l’expulsion des boissons et d’une petite quantité de glaires et de matières bilieuses, insomnie, inquiétude. Si ces symptômes ne diminuent pas, le ventre s’aplatit, l’hypocondre droit, quelquefois l’ombilic deviennent douloureux, la sclérotique jaunit, puis après, tout lecorps,etsiuneamélioration ne survient pas, le malade tombe dans le marasme, ou bien il survient des paralysies partielles et la mort peut être la terminaison de celte maladie. Ajoutons que cet*e terminaison est rare. Dans les autopsies qu’on a eu occasion de faire , on a trouvé les ganglions nerveux thoraciques et abdominaux volumineux, rouges, présentant quelques points jaunâtres au centre.

Les uns en font une névrose, les autres une inflammation de la tunique musculaire des intestins. Il est difficile d’embrasser une opinion sur des données si peu complètes.

Le traitement qui paraît le mieux réussir est l’administration de l’opium uni aux purgatifs.

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