INFLAMMATION DELA RATE OU SPLENITE
Maladie rare et peu connue. On ne connaît pas d’exemple de splénite primitive; on ne
MALADIES DE L’APPAREIL LYMPHATIQUE
l’observe en général qu’à la suite des coups, des chutes, de pressions, de blessures qui pénètrent son tissu. Elle survient quelquefois pendant une péritonite, par continuité de l’inflammation de la membrane séreuse à la tunique externe de cet organe ; on l’a quelquefois observée après des courses forcées.
Les symptômes que détermine la splénite sont peu caractéristiques : douleur à l’hypocondre gauche, augmentant par la pression et s’étendant quelquefois à tout l’abdomen ; fréquence du pouls, chaleur à la peau, soif, difficulté de respirer, vomissements, coliques; tels sont les désordres fonctionnels que l’on peut observer et qui sont insuffisants pour porter un diagnostic certain.
Quand la splénite est à l’état chronique , ce qui est très-fréquent , soit après une splénite aiguë, soit après toute autre maladie, le diagnostic devient plus facile par la présence d’une tumeur plus ou moins volumineuse située dans l’hypocondre gauche, tumeur qui devient douloureuse parla pression et qui augmente, ainsi que la douleur, après une marche un peu longue. Dans quelques cas, la splénite chronique produit des symptômes généraux qui finissent par faire tomber le malade dans le marasme.
Les désordres organiques que laisse après elle l’inflammation de la rate, peuvent porter sur son parenchyme ou sur son enveloppe. Celle-ci devient cartilagineuse, quelquefois osseuse. Le tissu de la rate est augmenté de volume, gorgé de sang, ecchymosé, ramolli, en suppuration, et, dans ce cas, le pus peut être réuni en un seul dépôt ou bien partagé eu plusieurs kystes.
La splénite aiguë réclame les saignées générales et locales, des topiques émollients et narcotiques, des bains, des boissons délayantes , la diète et le repos.