HYPERTROPHIE DE LA RATE
Il est rare que la rate augmente de volume sans que sa texture ne soit altérée; c’est presque toujours en se ramollissant qu’elle s’hypertrophie. La rate peut s’étendre en bas, en haut et en travers. Quand elle remonte vers Pépigastre, la percussion donne un son mat là où elle donne ordinairement un son clair. Le palper ne donne aucun signe dans ce cas. Quand elle s’étend en bas on peut la reconnaître ou par la percussion en ayant soin de refouler les intestins de côté, ou parle palper qui indiquera sa présence. Les mêmes moyens serviront à la faire reconnaître quand elle s’étendra en travers vers l’ombilic.
Il est impossible de confondre ce développement de la rate avec d’autres tumeurs, comme celles du foie, d'hydatides, d’accumulation de matières fécales , etc. Quelquefois ce gonflement peut coïncider avec d’autres tumeurs, comme des hydropisies enkystées de l’ovaire, ou être confondu avec elles.
Par suite d’un épanchement pleurétique qui l’aura refoulée en bas et en avant, la rate peut être déplacée sans avoir changé de consistance ou de volume.
La rate peut présenterides abcès qui, s’ils s’ouvrent à l’extérieur n’entrainenl aucun danger pour le malade , mais qui le font succomber s’ils s’ouvrent à l’intérieur.
Il n’est pas rare de trouver des tubercules dans la rate, surtout sur les enfants.
Enfin on y trouve quelquefois aussi des hydatides qui peuvent y exister à l’étal latent, ou bien augmenter son volume (t).
MALADIES DE L’APPAREIL LYMPHATIQUE
Pendant longtemps les médecins ont fait jouer un grand rôle aux maladies de la lymphe. Plusieurs pensaient que dans les tempéraments que, pour cette raison, ils appelaient lymphatiques, il y avait prédominance de la lymphe. Les scrofules étaient exclusivement rapportées aux altérations du système lymphatique. Un auteur contemporain (2)a même avancé que l’histoire des maladies du système lymphatique embrasse pour ainsi dire celle de toutes les autres maladies. Mais si on veut strictement se borner aux maladies qui peuvent affecter cet appareil, on les trouvera réduites à ces trois chefs : i° maladies des
(1) Voyez, pour toutes ces altérations de la rûle, le Précis d’anatomie pathologique de M. Andral.
(2) Bf . Allard , dans son ouvrage intitulé : Du siège et de la nature des maladies, etc. A. L .
MALADIES DE L’APPAREIL RESPIRATOIRE
vaisseaux lymphatiques; 2° maladies de la ] lymphe ; 3° maladies des ganglions lymphatiques.
Parmi ces maladies il en est qui ne se montrent que comme symptômes d’autres maladies que nous avons eu ou que nous aurons occasion de décrire; les autres sont si obscures et leur histoire est si peu complète que nous ne nous y arrêterons pas davantage.
I OUVRAGES PRINCIPAUX A CONSULTER SUR LES MALADIES DE L’APPAREIL CIRCULATOIRE.
Sfrnac. Traité de la structure du cœur et de ses maladies.
Corvisart. Essai sur les maladies et les lésions du cœur et des gros vaisseaux.
Laënnec. De l’auscultation médiate, etc.
Bouillaud. Traité clinique des maladies du cœur. Andral. Clinique médicale.