DÉSORDRES DE L'INTELLIGENCE
Nous avons à reproduire pour les désordres de l’intelligence qui se manifestent sous l’influence de l’hémorrhagie des centres nerveux, les mêmes divisions que nous avons établies pour les autres fonctions.
Avant l’attaque , elle reste intacte dans la plupart des cas. Quelquefois cependant , plus ou moins longtemps avant l’apparition de l’hémorrhagie, quelques individus présentent une paresse notable de l’esprit ; le travail leur est pénible , ils ont une tendance au repos et au sommeil. Quelques autres, au contraire, sont remarquables par une excitation singulière , par un besoin continuel de se mouvoir et de changer de place. Les premiers avaient l’intelligence lente ; ceux-ci la présentent plus vive. On en voit qui sont en proie à des hallucinations variées et bizarres. Chez quelques-uns, enfin , l’hémorrhagie est précédée par une perte complète de la mémoire.
L’hémorrhagie survenue , il peut arriver.
1° Que l’intelligence reste complètement intacte, et cela est positif, malgré tout ce quia été dit pour prouver que l’hémorrhagie des centres nerveux s’accompagnait toujours de la perte de l’intelligence ;
2« Que l’intelligence ne soit que diminuée ;
3° Qu’elle soit entièrement abolie.
A quoi tiennent ces différences ? Nous pensons qu’elles sont sous l’influence plutôt de l’étendue que du siège de l’hémorrhagie. Toutes les fois , en effet , qu’elle est peu étendue , l’intelligence reste intacte. Est-elle considérable ? Il y a modification dans la manière dont le cerveau élabore la pensée.
Dans un certain nombre de cas d’hémorrhagie du cervelet, l’intelligence a été abolie, soit que cet organe participe en quelque chose aux actes intellectuels , soit que les maladies qui l’atteignent n’agissent que par retentissement.
Tous les cas observés d’hémorrhagie du mé-