RAMOLLISSEMENT DE LA GLANDE PINÊALE
La science ne possède qu’un seul cas bien constaté de l’absence de la glande pinéale. II est dû à M. Esquirol , et il est consigné dans le tome XXVI des Archives de Médecine , page 79. Le sujet de l’observation était une femme, âgée de vingt-neuf ans, sourde-muette, aveugle et; très-rachitique. Ses jambes étaient ployées sous les cuisses , l’impossibilité de se mouvoir était absolue , car couchée dans son lit , elle ne pouvait faire le moindre mouvement. Lorsqu’on la posait sur le côté droit, elle dormait ou paraissait calme ; couchée du côté gauche, elle était agitée et jetait des cris faibles , mais continus. Elle ne pouvait articuler aucun son. Les fonctions organiques se faisaient assez bien quoique à un degré faible.
A l’autopsie , on ne trouva qu’une légère dépression des circonvolutions vers le sinci-
put, et absence complète de la glande pinéale *.
RAMOLLISSEMENT Dü CERVELET^
Il peut exister dans le lobe médian , dans les lobes latéraux et dans la totalité de cet organe.
Lobe médian. Un seul cas publié par Dance. Il y avait aussi ramollissement du mésocéphale. L’individu mourut dans un état apoplectique.
Lobes latéraux. Treize cas. Intelligence affaiblie ou abolie trois fois.
Altération de la parole , deux fois.
Mouvements altérés , douze fois ; dix fois l’altération du mouvement eut lieu du côté opposé au ramollissement. Cette altération dü mouvement s’est traduite une fois par une simple agitation , cinq fois par la paralysie , six fois par la contracture.
Paralysie de la face une fois.
Organes génitaux. Un cas où il en soit question. Le malade portait instinctivement sa main sur les testicules.
Ramollissement des deux lobes. Il en existe quatre cas, trois fois le ramollissement n’était pas général. Il y avait état diffluent de la substance grise des deux côtés. Les malades ont présenté des mouvements convulsifs généraux . Il est fait mention dans deux cas d’érection. Dans le quatrième cas, le ramollissement était général. Ici les symptômes portaient spécialement sur les mouvements. Le malade était irrésistiblement porté à marcher à reculons.
RAMOLLISSEMENT Dü MÉSOCÉPHALE.
Ce ramollissement peut être partiel ou gé-
* La lecture attentive de cette observation de'montre que le cerveau , le cervelet et leurs membranes présentaient des altérations très-considérables. Injection dans les téguments du crâne. « Crâne épais ; tissu diploïque « injecté , rougeâtre , déprimé vers le sommet ; ligne « médiane très-déjectée, forme du crâne très-irrégu- « lière ; dure-mère adhérente au crâne ; faux réticule lée ; lame externe de la pie-mère très-injectée , « surtout du côté droit ; un peu de sérosité entre les « deux lames de la pie-mère ; épaississement de la « lame externe de la pie-mère , correspondant à la dé- « pression du crâne et du cerveau ; sérosité abondante « à la base du crâne et dans le canal vertébral ; cerve- « let très-mou.
« Cerveau très-mou ; adhérence postérieure et avec a les corps striés ; sérosité dans les ventricules laté- « raux ; plexus injecté, ainsi que la membrane qui re- « vêt les ventricules ; substance grise ayant une teinte « rosée , beaucoup plus sensible dans les couches des « nerfs optiques ; substance blanche très-molle , in- «jectée , visqueuse et se réduisant facilement en « pulpe. »
Certes , voilà bien des altérations qui peuvent expliquer les désordres fonctionnels remarqués chez cette
malade. A. L.
DE LA VIE DE RELATION
néral. Le ramollissement partiel est le plus fréquent.
Symptômes. Intelligence rarement altérée , à moins que le ramollissement ne soit aigu.
Mouvements constamment altérés. La paralysie est tantôt partielle , tantôt générale. Il y a tantôt des convulsions , tantôt des contractures; la sensibilité peut rester intacte ou s’altérer.
La mort peut être très-rapide ou arriver lentement. Il existe un cas de la perte de la parole ; d’abord incomplète , celle fonction se perdit ensuite entièrement. Le ramollissement existait à la face inférieure du mésocépliale (Ollivier, page 6o4 , tome II).