‹ Cours de pathologie interne professé a la Faculté de Médecine de ParisChapitre 184 sur 227 · QUATRIÈME SECTION · texte numérisé non relu

QUATRIÈME SECTION

Perversion de la sensibilité.

Nous avons étudié précédemment l’exaltation et la diminution de la sensibilité ; nous allons maintenant nous occuper de la perversion de la sensibilité.

Le tact. Il peut exister une perversion de la sensibilité du tact ou du toucher. On voit des individus qui , lorsqu’ils palpent, se trompent sur la forme, le volume , la consistance et le poids des objets. Ces individus sentent autrement que le commun des hommes. On en voit d’autres qui se trompent constamment sur la température des corps.

Le goût est quelquefois singulièrement perverti. Il y a des individus qui ont des goûts entièrement dépravés. Cette perversion du goût constitue la maladie connue sous le nom depïca(Voy. page 20). On a cité l’exemple d’hommes qui étaient poussés à mangerdes matières fécales.

L 'odorat. On voit des femmes hystériques chez lesquelles c’est un véritable plaisir de sentir l’assa-fœtida. 11 y a maintenant des cas où la perversion porte spécialement sur certains instincts qui nous portent à appéter des aliments , des liquides , etc. Ainsi , dans quel-

1 M. Andral avail exposé sous ce titre, dans les cours précédents, les phénomènes du magnétisme animal. Dans le cours de cette année , il a reporté ce chapitre dans la sixième classe des névroses. C'est là que nous le placerons aussi , pour être fidèle au plan du professeur. A. L.

ques cas il arrive que cet instinct est tellement perverti , qu’il y a horreur des liquides. Il en résulte une maladie que l’on a désignée sous le nom général de hydrophobie .

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