ANES GÉNITAUX
d’une journée. Quelques praticiens ont donné une grande confiance aux purgatifs ; mais on ne peut pas les donner à tous les malades. On peut encore donner des toniques à l'intérieur, tels que des extraits amers, des eaux sulfureuses , des ferrugineux , comme on le fait dans la leucorrhée.
Le traitement qu’on peut diriger sur la peau consiste en vésicatoires aux fesses, aux reins, aux jambes , dans l’emploi des bains froids. Plusieurs praticiens font usage des astringents : je crois qu’il faut en être très-avare. Voici les plus généralement employés : la décoction de roses , l’extrait de saturne , le vin mélangé à l’eau, substances auxquelles on ajoute du laudanum quand la douleur est vive , le sulfate de zinc. Dans ces derniers temps on a employé le nitrate d’argent convenablement étendu d’eau. On en a obtenu de bons résultats. M. le professeur Serres, de Montpellier, a publié un mémoire sur ce sujet, et M. le docteur Rognetta a fait connaître des observations curieuses de guérison par l’emploi d’une solution de nitrate d’argent. Il est, au reste, peu de maladies contre lesquelles on ait employé plus d’agents divers.
DE LA SPERMATORRHÉE.
On a décrit sous ce nom une affection dans laquelle il y a écoulement involontaire de sperme, sans érection. M. Lallemand vient de publier un ouvrage à ce sujet , dans lequel il comprend sous le nom générique de spermatorrhée , les pollutions diurnes et les pollutions nocturnes . Suivant cet observateur, celte affection apparaît après des efforts faits pour aller à la selle, ou simplement en urinant. Dans le premier cas , il pourrait bien se faire que ce qu’on a pris pour du sperme fût tout simplement le mucus sécrété par les glandes de Cooper ou par la prostate. Dans le second cas, il est fort probable que les individus qui ont cru voir du sperme dans leurs urines, étaient des hypochondriaques.Jevous renvoie d’ailleurs pour ce sujet à l’excellent article de critique publié par M. Valleix, dans \e Journal hebdomadaire, tome Ier, 1 836.
Le traitement consisterait à faire usage de bains froids, à prendre des toniques, du quinquina , des amers.
MALADIES DES ORGANES GÉNITAUX DE LA FEMME
Nous ne nous occuperons ici que des maladies de l’utérus et de l’ovaire , les autres étant du ressort de la chirurgie.
MALADIES DE L’UTÉRUS
L’utérus peut être affecté de toutes les classes de maladies que nous avons établies. Ainsi il peut présenter des lésions de circulation , des lésions de sécrétion , de nutrition
MALADIES DE L’UTERUS.
et d’innervation. Nous allons les passer en revue.