‹ Cours de pathologie interne professé a la Faculté de Médecine de ParisChapitre 51 sur 227 · RAMOLLISSEMENT DU COEUR · texte numérisé non relu

RAMOLLISSEMENT DU COEUR

La diminution , dans la consistance du cœur, ou son ramollissement, peut représenter comme complication de toutes ses lésions organiques, et surtout de la cardite. Mais cette altération peut être idiopathique. Elle a des caractères particuliers. La couleur du cœur est alors d’une ; teinte livide violette, ou bien d’une teinte jaunâtre , comparable à celle des feuilles mortes, ou bien encore présentant une teinte d’un blanc mat. Le cœur peut présenter une flaccidité extrême, une mollesse telle que la pression du doigt suffit pour le déchirer ; enfin , quelquefois la substance du cœur est tout-à-fait diffluente.

Le ramollissement du cœur est général ou partiel.

Dans quelques cas , il est évidemment le résultat de l’inflammation, mais dans bien d’autres, il est impossible de lui assigner cette cause , ni quelle autre que ce soit.

Quand le ramollissement accompagne la cardite, ses symptômes se confondent avec ceux de cette phlegmasie. Quand il existe seul, ils sont peu prononcés. M. Louis a établi que , dans ces cas, le pouls était tremblotant et intermittent. Laënnec présumait que le cœur était ramolli , quand , au milieu d’une maladie organique du cœur, il survenait toutà-coup une grande anxiété. 11 diagnostiquait aussi le ramollissement jaune, quand chez les anévrysmatiques, la peau, le teint, les lèvres étaient pâles.

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