MALADIES DU PARENCHYME PULMONAIRE
Les poumons présentent à étudier les cinq grandes classes d’altérations que nous avons admises. Commençons par les lésions de circulation.
LÉSIONS DE CIRCULATION
HYPERÉMIE.
— Active. Elle survient ordinairement chez les jeunes sujets pléthoriques, à la suite de la suppression d’une hémorrhagie habituelle; elle se montre souvent aussi chez les jeunes femmes dont les règles viennent à manquer, et de même que nous avons vu dans ces circonstances, le sang pouvoir hypérémier les organes digestifs ou le cerveau , il peut aussi se porter sur le poumon et y déterminer une congestion active.
Cette hypérémie s’annonce par une dyspnée qui peut être continue ou rémittente; parfois elle s’accompagne de palpitations qui sont en général de courte durée; chez quelques malades on observe des vertiges , des étourdissements, de la céphalalgie, une épistaxis, la coloration de la face.
La congestion du poumon précède souvent les hémorrhagies de cet organe; aussi doit-on, pour la combattre et pour prévenir cette terminaison , employer les émissions sanguines répétées et les boissons délayantes et mucilagineuses. Les malades devront éviter avec soin toute cause d’excitation des voies respiratoires , comme la parole , le chant , les cris , l’inspiration de l’air froid , etc. Si la congestion pulmonaire survient à la suite de la suppression d’une évacuation habituelle, on tâchera de rappeler cette dernière.
— Passive. Elle se montre souvent vers le déclin des maladies qui doivent avoir une terminaison funeste ; elle est fréquente chez les sujets affectés de maladies chroniques et chez lesquels le sang ne peut plus que difficilement traverser le poumon. A la suite d’une inflammation aiguë de cet organe, il peut rester de l’engouement ; enfin le scorbut , porté à un haut degré donne lieu à l’hypérémie passive du poumon.
La dyspnée est le symptôme nécessaire de cette hypérémie.
Quant au traitement , il doit être tout opposé au précédent, il doit consister dans l'administration des toniques et des stimulants , dans l’application des vésicatoires sur les parois de la poitrine. L’emploi du polygala est trèsefficace quand cette hypérémie passive a succédé à la pneumonie aiguë.
— Mécanique. S’observe surtout sur les individus mal conformés , ou chez lesquels existe un obstacle à la circulation ; ainsi elle est fréquente sur les anévrysmaliques.