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Ce cours de perspective s'adresse aux artistes, aux élèves de notre chère Ecole -< des mdrr Nous éviterons, autant que faire se pourra, les développements T2 purement scientifiques et trop arides; mais cependant, nous tenons à ne jamais donner de « recette » sans hexpliquer complétement, sans chercher que la raison en soit ni. comprise.

Faire autrement serait te ä*lencontre de notre but didactique : un procédé à fe tracé donné sans explications ne pourrait être ensuite modifié et adapté au pro- . blème particulier posé; et chaque application pratique de la perspective est un Ru: problème particulier, différant du précédent comme il diffère du suivant, comme

Al ne faut donc pas s'attendre à trouver ici une compilation de tous les tra- cés, se rapportant à chacun des cas particuliers qui peuvent se rencontrer dans la pratique. Un tel ouvrage serait impossible à faire, impossible surtout à consulter.

Mais, lorsque les méthodes générales de tracé seront bien comprises par leur exposé proprement dit et grâce à quelques exemples pratiques, rien ne sera plus

| facile que d'en faire l'application à ces cas particuliers.

Re 2 ; Avant l'exposé des méthodes de tracé, je commencerai cependant par expliquer le but de la perspective qui est de dessiner exactement; montrer que pour Es dessiner exactement il faut, préalablement, savoir bien voir. Et pour bien voir, il ; m'est pas inutile de savoir ce que c'est que voir.

: 1 à Je donnerai donc tout d'abord queiques notions sur les phénomènes de la

à vision et les organes visuels. Puis, quelques. expériences devant la nature me per- ‘#0 mettront de dégager les procédés de dessin en présence des objets à représenter. L'un de ces procédés, le plus général, est de relier tous les points par un réseau

objets. Il suffit donc, pour dessiner, hors de la présence nés ou de savoir repréne senter une ligne droite. | | fe

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de lignes droites fictives ou réelles. La copie de ce réseau permet dés lors celle des -

Il faudra, dans ce but, classer ces‘lignes en diverses catégories. Ensuite, je montrerai les diverses méthodes de tracés applicables à ces diverses lignes, isolées ou bien réunies pour constituer un réseau.

Il ne me restera plus, dans les chapitres suivants, qu'à appliquer ces mêmes méthodes à la représentation de diverses courbes usuelles, de divers volumes géométriques.

Pour terminer, je donnerai quelques indications pour les cas de dessin sur des surfaces autres qu'un plan vertical, telles que plafond, voûtes, etc, ainsi que pour les « tricheries » qui sont nécessaires dans certains cas, tels que tableaux de très grandes dimensions et sans recul suffisant. Si la perspective est quelque peu une science, elle est en effet surtout un art et n’a rien de la rigidité absolue scienlifique.

£ Fr : CHAPITRE PREMIER

NÉRALITÉS. BUT DE LA PERSPECTIVE ET DU DESSIN. VISION NATURELLE. CONDr- | TIONS DU DESSIN. DÉFINITIONS.

ice qu'il retire de cette re C’est ainsi que le premier but de artiste est de dessiner correctement; après cela seulement, il pourra exprimer telle

telle nuance de sentiment en nuançant tel ou tel élément de ce dessin.

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Mais Comment dessiner correctement? Comment représenter sur un dessin de

dimensions réduites tout un ensemble composé d'objets de dimensions considérables ? . Comment, sur une toile ou un papier, surfaces planes, faire la copie d’objets ayant une profondeur, d'objets à trois dHnensIons comme disent les géomètres ?

ï déformations des objets dans leurs apparences visuelles. Et pour bien comprendre “ces déformations, pour apprendre à bien voir, il nous faut d’abord apprendre

Vision naturelle

L’organe des sensations visuelles est l’œil. Etudions-en la conformation et ii natomie : : cela nous ocre” a comprendre la sensation visuelle.

‘4 L'œil de l’homme, comme celui de tous les vertébrés en général, beaucoup dans sa disposition d'ensemble à un appareil photographique. En effet, il ne forme à peu près sphérique et, à sa partie antérieure, se trouvent la prunelle ce iris, analogue au diaphragme, et le cristallin, analogue aux lentilles de bjectif; cet ensemble est protégé, en avant, par la cornée. En arrière, une alvéole nplètement close, enveloppée par une membrane dure, la sclérotique, est analogue à ambre noire de l’appareil photographique. Enfin, une partie de cette membrane tapissée intérieurement de tout un dispositif nerveux très complexe qui joue le

ile de la plaque sensible, : | 08 S

ressemble

C’est là l’enseignement que se propose la Dérspective en expliquant les diverses

dus plètement opaques par des pigments colorés, du bleu pâle au noir brun suiv l'individu. Tous ces petits muscles laissent libre et transparent un point central do à le diamètre varie suivant leur état de contraction; c’est le point noir du centre de

l’œil, la pupille. Ainsi se trouve réglée l'admission dans l’œil de la lumière en plus ou z moins grande quantité suivant l’éclairement des objets extérieurs. LS

En arrière de l'iris est le cristallin, de forme ellipsoïdale, de constitution élas- VE tique et rempli d’une humeur à coefficient de réfraction très élevé. Le cristallin est … maintenu en place par toute une couronne d’autres petits muscles qui, par leur tension plus ou moins grande, en modifient la courbure. Le cristallin peut ainsi jouer le rôle d’une lentille optique, d’une ‘loupe, et être « mis au point » à volonté. |

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