‹ Cours de philosophie (volume 2)Chapitre 2 sur 15 · VJ AVIS DES ÉDITEURS · texte numérisé non relu

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proprement dite. Si la philosophie , selon M. Cousin , est l'expression la plus élevée et le dernier mot de la socie'té , toute grande époque historique doit avoir sa philosophie ; le dix-neuvième siècle aura donc la sienne. Ce qui la distinguera des autres et lui donnera sa physionomie propre , ce sera Xéclec^ tisme. L éclectisme, dans toutes les parties de la philosophie : dans la méthode^ dans la psycologie , la logique , l'ontologie , etc. , tel est le système que M. Cousin présente à la jeunesse française. Après avoir démontré rinsuffîsance des deux écoles qui se sont partagé le di^^ -huitième siècle, savoir, le sensualisme en France, représenté par Condillac et ses disciples , l'idéalisme en Allemagne , représenté par Kant et Fichte, M. Cousin établit que l'œuvre de la philoîjophie nouvelle sera de chercher la conciliation de ces deijx écoles. Cet éclectisme, traité de paix entre les élémens divers de la philosophie contemporaine, M. Cousin le reconnaît et le suit dans toutes les parties de l'ordre social actuel. En politique, par

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exemple, la Charte est une transaction entre le passé et la société nouvelle, entre lelément monarchique et l'élément populaire.

En littérature, c'est l'accord de la légitimité classique avec l'innovation romantique. Nous n'avons pas besoin de dire avec quelle puissance de dialectique le professeur, dans le cours de ses treize leçons, a déduit les applications de son système philosophique , faisant rentrer toutes les branches de la civilisation dans les cadres de ses classifications , et démontrant la réalité des formules métaphysiques qu'il avait d'abord établies.

Nous continuerons au mois de novembre prochain la publication par leçons de la suite de ce Cours. Un prospectus indiquera les conditions de cette nouvelle souscription.

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