‹ Cours de philosophie, Volumes 3-4Chapitre 37 sur 39 · DE PUM<030^U1E · texte numérisé non relu

DE PUM<030^U1E

EasHÎte viendrait Ta^t de dirif er et 4^ gouverT, ii0r Ja sensibilité , d'a«9igner aux pai^i^ms leur« objets véritables , de le4>pQrier au^ vrais Men^i de les dëtcmraer.deii vrais maiu; , de régler tous leurs Biouvemeod sur «ae juste estme des cboses, , Ei alors, de iBeme que l'aria de penser se propor. serait de &ire delious esprits, Vart de seniir m proposerait de faire derkons et -d'excelleus cosur^.' Je répéterai encore ici, mais pour n'y pUisTeve*- »ir , paroe qu'op.doit çnétre bien péul^PÔi la,ré-: Qe^ion que j'ai 4^jà faite Pur les secours <{ue la philosophie aurait à tirer ; d'une foule d 'éerivaiuf en s'appropriaut leurs n^aïuuu^s au j^uj^l def pasi^ions;te# matériau! abonderaient «t/ellen*4iiîWtj qu'à liés assembler. j

Saiyrait un traité sur Tar^ de bienueer , rfa kie^ se eerpîrde h liberté et de remployer çpuv^s^Wer! meut à la possesabow de isQirm^me^.au.po^sei^ e|^ à la résolutioii , f t enfin à l'eif^eutiou* Ce traité serait qapi^U WW wmwft iisptrpuvtt^aitimplieit0me<itdans cbacun de ceui quii^raienitcQp^T crés 4 ladireetion pa;rti€mlière de teloute} qri4rf{ deia^uiUffs, ou pourrait y moins insister et.j|!e^ r^fiérer ppur pliw 4e dé^el^^ppemei^t , aux .^iver*^ 1#aiti^»(3péçiAU]Ldau^Xesq]aels> il rentrerait* ; i : Voilà pour cexjui regarda li^ft pratiiuçî^ de ,J« y\% ukimu^t " ,,, . ..,.,' i.; i '■.■■■•.. , î. . . •M,j,

Quant à oelle9<ilûopt,ponar pbjet lesdiYeyfside^ vôiis extérieurs , ,pb^^iquefi, spciaux, ont rçl^e^^ \p

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elle^ constituent trois groupes dé règles, ou trois ifrts de conduite, qui ont chacun leur raison dans un ofdre particulier d^déès. '

Ainsi cellesquise rapportent an corps ont pour principe , avant ioUt, la physiologie et la médecine pathologique ou hygiénique*; pub selon qu'on se propose de cultiver dans les organes la faculté expressive, ou la faculté locomotrice, elles consistent dans des exercices d'action oratoire] de chant ^ de danse, etc. , de gymnastique esthétî)^u&, ou démarche, dél'tAté /de %course , de natation, etc., etc., de gymnasti^ine «lA/^lf 9ti«.

£t quand .elles s'appliquent à la nati»re pour y produire et y développer , sôit leheau , soit Futile, fondées sur les sciences physiques , qui seules les rendent possibles , diles composent , selon leur hut , ou une sorte d'ûri poétique on un ati écono^ im'que apipHqués , l'un à l'embellissement , et l'autre à la richesse du mohde matériel.

' Pour celles dont l^ordre de la sœiéfté est la fin particulière , elles consistent danis tontes les lois positives et pratiques, droit des gens, constitutions, codes et préceptes de conduite , qui<létor* minent les relations de nations à nation», de citoyens à citoyens , de parens à parens , d'amis et de bienfoiteurs à amis et à oMigiés ; mais on sent que , s'il est facile de les indiquer dans leur en* semble, il est loin d'être aussi 'aisé de les saisir dans leurs détails , de les auivjre.dans leurs varié-

DS PmL^QPHIE. ^j^T^

uient suffire à tputee lef /litu^alipi^ el iiJLo^^ef l^ cir^M^oMapcesi 4e la ¥ie > i) 4^ieî^t p?^^^ 4'ijne ti^dé)iiQsUe et trjè^pineus^, ft^^y&e; d'ç^ ^PPF?cier exacten^eat la valejur et la p^rt^^ ^'e^t;pe qui lait rqm^rras^4^ bommç^s d'état , 4çs4îploisat^s, 'desjuri^QnsultQs et 4jbs ]](]^or^li$jt,es^ c'e»^ eç qui CMiTre la porte à la easiùstique et ^u^sifbtHh^s de tQuJsÇ e^pèœ d^ns J^quelLep elle p'iégare, llp 4^ ^ts peutr^tr^e les plusdifficil^ ei^ par. la untur^; f(t ;par Je no^br^. des- objets qu';^ dpiJ^.ÇJ»-' bc^sser «st 4oiip celui d^ la vie sociale ; ^ija$s^ e$t-U loin d'^re €«içoi:çtfaU. , 1 ' .

U Dmoi ea dir^ ?i; p^ii |¥^s yit^if t^ dp ) V^ 4^ ^ vie neligi^usQf JI>^M)^..«^ gténpratît^ff e/a d,!^. sou prinoipi^ il «^peu- cQ|U)e^ta|4e;;,i?W»qua^4^9f! deBQfeiui.at^x détails des règl^,pt4^^9. 4i^MDipU^9, on reiiQOptre à cAat|ue pa» <)^seuritÀ. et ii^qerij^ Iu4eu U» pim ^açtelW^l^ipenp. $'ji\T<m^llm^i^ s'y .eoiifi)»4eiit ; Jks pliw a^és «e ^a?e^ ,qi»^ ftlH''?;, les pl.us: scrupuleux .quç4^fci4er. Au^ TpiH^HH^ âa«s abaque oulMi il y a tQttjo^l^f^^I^>ç^9rta^^,^^)^^7 ^« 4'acte(^ et ; d'^^^^eicf^s de piét^ fï»i ^oj^t ;1^^ à ladiscréUoa ei au iibr€ arbit^ns des.cpiji^i^pjQef. Cependant! d'ofutne part, dan» toptesle$.?eligjlQ]^ ^ paartipulièrement dans lei pln^ vinies , on jm^r vait s»|isp9Ûia recueillir ^f;i. 4^. .pi^iqiiqs i^rér pro/ijiables pour en composer ,a?f^ diQÎ^Ç: uu syisr

i&Û tJOTES

lèmederè^eAs d'action -, qtti (^erttdtiemtot'fcHffirait aux prihcipaax besoins de Téme. Ce ^eté&i là l'art Tcritkble de bien vivre selon Bieu.

Tels seraient- les divers traités^ dont se composerait lé livide des pratiques , ou l'art général de conduire l'homme au bien et au bonheur.

Si maintenant l'on a bien compris l'esprît de Fouvrage que je publie et par suite celui de l'ouvrage dont je viens de tracer l'esquisse , on se rendra compte, je pense , de la raison qui m'a fait placer au nombre des règles de la vie morale , pi»sieurs aris qui , d'ordinaire , ne semblent pas en faire partie; par exemple la logique, l'esthétique; et surtout l'hygiène et l'économie poflitique. C'est la même raison qui , dans l'analyse des différens élémens de la destination humaine , m'a déterminé à y reconnaitre , chacune , il €9t vrai, à leur rang et à un titt^ particulier , la science, la poésie , la santé et la richesse. Il faut bien , puisque ce sont là des buts de légitime activité, savoir à quelles conditions et par quels procédés ils peuvent être atteints. La logique, l'esthétique, etc., etc., ne sont donc plus, sous ce rapport, des arts ii part et indépendans ; ils rentrent au contraire à leur rang dans l'ordre général des moyens propres à l'accomplissement de la loi morale, ils y ont leur place et leur importance, et on ne saurait les en retrancher sans y laisser une lacune; et eut-mémes ils perdraient, à àe faicheux îi^ole-

meirt , le earaélè^é 'obligatoire , c(ùe cèpëndàntiU doivent aroir ; ils nesei^ient plùsftles arts mo-^ rauxi Or, une telle manière de les. traiter serait nne véritable dëgpradatron ; au contraire cti les rattachant à un système général de^ ^pratiques du Inen, on les relève, on les consacre, en leur donne leur vraie valeur. Je n'hésite donc pas à les considérer comme parties intégi^antès ^d'uh livre qui devrait se composer de toutes les'règleS propres à diriger la Vie de Fhomme vers son but; Ce livre, le feràî-jfe ? Je le voudrais; j'en sens le prix, je sens que bien e?xécuté, ^pulaire et philosophique , il conviendrait également àut âmes simples iqu'il instruirait entoilés préceptes; et aux penseurs auxquels il laisserait voir tnief théorie sous ces préceptes. Ce livre des Dadhlés et des forts, que j*appellerai volontiers lé Mannd des consciences , serait , je crois ^ td ^e je le conçois, d'une grande utilitéw Mais que quelttu'un le fît à ma place , je Tcn remercierais eomime d%n service , et je me trouverais soulagé à*uà Êli^deftu qui me pèse , tant je vois ce qui me manque pour entrejMrendre un tel travail. ITabord je n'ai paS sous la main , et il me faudrait les réchercher et les recueillir dé toute part , ces leçons familièi^es de sagesse et d'honnêteté, que l'humanité si pafr-^ tout reçues de ses poètes , de ses prêtres , de ses législateurs et de ses moralistes , et les recueillir pour bien faire dans^ cette fleur de vérité , de haï-

vfsté •incluse ».4ç grayiié tmçtj^ni^ da»t «Ue» lurUleiU « 9urtout dans l^s . Ëoçiété» anciennes ; il %fjidjrait les pruiulre^ ei^ quiB)qji>e «çrte, teUe« q^'ellfçs 40^1 aortie& de la , JxMiche dea grandes et lainteaâfoe^/quiles oi^t prç^fei^^es.^^ deyraùs ea*» ^te ) .«^ns l^s ^érer j;ii f^s^ns. ^ejf^ , fQiriii^ ai dam )en^ s^a^ le^ cowl^aar ef^ 1^ Çrdm^ec d4aa.ia(m poi^it.dQ vue ,9ysté]v^iiqae;, de i^Aïu^e à ea fûre ua porps r^ulier d'ço&eigi^çiQçnt, Puis, quand sur quelque jppiui, iU j aurait lacune, jia t^ai» obli^ 4o>upplé^ à l'hiftQirç p^r TinTentiou; or, inventer en (^ît à/^ ma^ûinea n'est pal ^^^ cf^Q^^^, Çç.,a(M;4ipcimëf?» gui ne iii^naeot l^ qwà 4'ipiq>^paMpu, , 9^ W>W lîiufluenpe d'une dY^ri^nce touta, piçrfoup^Uiç, Qn, ,,ui^ réusât fp^^.à l^^l^rer JQgJMpesi^pt et^pia,; Toie da pure apécula^u* On risque ^ .^les c(un{»osaQt ainsi, )d« nV^nr, 1^ plus soH?eut, au lieu de vraies n^ximes et do précepte ycaimuçi^i pratiques , fiMe des formules abstraites ;et des princtpiwfnHitapIvysicpos.

•Mais oeqni me serait encore, plus difficile , ce serais, jorsqi^^ sow d^autres r^Porta, «avantà fraçer des règles d'action déduite? des sesences physiqfies , comme y par ex^emple» . ^n bygièneei en écpuomie politique , ign/orant ^es sciences je ne pourrais leur emprunter que quelques vogues généralités» y aurait là, pour moi , un très-grand embarras, et je serais forcé , piour m*eu tirer, de

Bfi IPIItLOSOPftiC. )0Y

renvoyer de mon livre aiii livrer des lavans, do mes leçons à leurs leçons, ce qt» serait «n* grave mconvéniént , ou., sinoii je devrais nm mettre à apprendre ce que je ne sais pas , m^nstroire en une foule de matières qui me sont ineonnueft, et Tinoonvénient ne serait pas moindre, le ne lé pourrais en effet , qu^^n donnant l^eauco«ipd<^ temps à des études qui s'éiDàhrtent th^p-'dëeellesi auxquelles je me suis voué et pour lesquëllies j'ai besoin de toutes mes beures et de toutes «nés forces. Mieux vaudrait , je vroii» encore / mset de l'autre expédieiit et avoir reocmrs aux homme» spéciaux, pour toutes les questi^ons qui ne M«. seraient pas familières. ' «

Tous ces obstacles ne laissent pas que de m'ar* réter et de me JQter dans )e doute et l'hésitation. Ce n'est pas ebez moi' un paipti bien pris que 'de tenter l'^écnlion du litre que je viens d'«(tt* noncer; toutau plus , me déciderais-je à endé-^ tacher quelques traités , que je dom^eiiais séparément f comme par exemple , la logique. '

Mais , dans tous les< cas , jb ne cbmmeiRi^rui rien avant de m'étre distrait par d'autres travaux d'un sujet qui , à force de m'étre présent et d'occuper ma penséé>, a fini par fatiguer et faire languir mon attention. J'aspire à me divertir de cet ordre d'idées, dans lequel, déjà depuis assez long-temps, je me suis presque exclusivement renfermé. Une récréation me sera

^03 Goviis B« PHiiuo^apiriE.

bonne » et j'aurai aokn de la praqdr^ tdJ^ qn'eUe oa soit pas perdue pour la philo^optûeu Voici , en^fet» quek sont mes plan» : je compta4'abQrd composer quelques ]HétnQire$ pêf^choUgiqueg , que j'ai pranÛA et que je donnerai coiutne commentaire! et développemenfi de différeo» pointa de do«}triae trop réiumés dans mon CQUf9. j'aurai protiablemest ensuite â^ songer à une troiaimne édition deVE^sai 9ur Vhûtoif» de la phifwfopkie, pour laquelle il me sera feoUe d'avoir quelques n^uyeaux matériaux , puisqu'il s'est foii assea réeemment un certain nombre de publications, dont j'aurai k rendre compte.

Je pourrai alors revenir à l'ouvrage que j'ai esquissé.» pour en traiter, selon que je l'aurai ré> selu, soit le tout , soit quelques parlÂes..

^ Redemande pardon au lecteur ide 1^ mettre ainsi dans le secret de tnea' affiiires philosophiques ; mais c'est un plaisir de l'écrivain , comme c'en eiit un du soldat , de parler aussi de ses cam* pagnes , de reyenir sur celles qu'il a faUes , et de prfijeter.celles qu'il VA faîre.i

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