‹ Cours de physiologie d'après l'enseignement du professeur KüssChapitre 4 sur 219 · PARIS · texte numérisé non relu

PARIS

J.-B. BAILLIÈRE et FILS

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DE l, A C, I N U U I K INI E ÉDITION

Quand nous avons publié pour la première fois (1872)10résumé des leçons de notre premier maître, le professeur Kiiss, nous étions loin de prévoir le succès qu'a obtenu, ce livre fous sa forme modeste. Nous avons dû depuis eu étendre singulièrement le cadre. — La bienveillance avea laquelle ont été accueillies, en France et à l'étranger % les^ éditions successives de ce Cours de Physiologie^ nousmontre;. qu'il est venu remplir une véritable lacune, en répondant;, sous une forme résumée, aux besoins les plus urgents de, l'enseignement.

Nous avions cherché essentiellement à donner une idée, exacte de l'état de la science dans un précis de physiologie., dont la place était marquée à côté des traités complets et volumineux que nous possédons en France; c'est dans ce même sentiment que nous avons redoublé de soins pour fairede cette nouvelle édition un ouvrage qui, mis au courant des travaux récents, répondît le plus directement possible aux besoins les plus immédiats de l'étudiant en médecine^

Il nous suffira donc, pour éclairer le lecteur dès cee»^ premières pages sur les modifications principales apportéesà la rédaction, de rappeler ce qu'ont de particulier certaines parties déjà comprises dans les éditions précédentefî-

1 Traduction anglaise : A Course of Lectures on Physiology, as deliverecV l)j prof. Kiiss, etc., transiated by Robert Amory. Boston, 1675, in-18.

Traduction espagnole : Curso de Fisiolorjnt, etc., traduoido por D. J. Mitjavila y Ribas. Madrid, iSl(>.

et d'indiquer. .<ur (jnelques que.-lioiis générales et essentielles, les nouvelles additions qui ont été faites.

Au premier point de vue, et pour bien préciser l'esprit général dece livre, nous attirerons surtout l'attention du lecteur sur le rôle qui est assiprné à l'étude des éléments anatoiiiiquei^, et en particulier aux cflliUcs ou globules. (Nous avons conservé ce nom de globule, quoique celui de cellule soit plus généralement employé aujourd'hui, parce qu'en réalité il correspond plus exactement à la morphologie réelle de ces éléments anatomiques primordiaux et essentiels.) C'est ainsi que nous insistons sur l'origine cm bryonnaire des globules dérivés des trois feuillets du blastoderme : c'est ainsi que nous faisons jouer le i-ôle principal aux globules épithéliaux dans les actes à" absorption et de sécrétion. En effet, nous croyons qu'il est temps que la physiologie cesse d'emprunter uniquement aux pln^nomènes physiques d'endosmose et d'exosmose l'explication de ces actes, qui appartiennent essentiellement aux corps vivants, pour en baser enfin l'étude sur celle des éléments essentiellement vivants, sur celle des éléments globulaires (cellules).

A côté de ce point de vue général, qui a été celui où nous nous sommes placé dès la première édition de cet ouvrageet dont les travaux récents ont établi chaque jour davantage la légitimité, en montrant que la physiologie générale ne doit être autre chose que l'étude des propriétés des éléments anatomiques (lesquels sont représentés par les gobules ou leurs formes dérivées), nous avons dû glisser plus légèrement sur l'exposé de quelques théories de notre premier maitre, sans les abandonner cependant, toutes les fois que l'expérimentation n'était pas encore venu trancher détinitivement le problème. C'est ce que comprendra facilement le lecteur en se reportant aux chapitres consacrés soit à l'étude du rôle de la bile dans V absorption iiitestinale, so\X à l'étude de la sécrétion rénale, soit enfin à l'histoire du sgstème lymphatique considéré comme appareil en connexion, ;': ses origines, avec les surfaces épithéliales.

Quant aux additions destinées à mettr*^ cet ouvrage au courant des progi'ès de la science, nous pouvons, sans les

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ôiiuiuérer toutes eu [mrticulier, les; classer eu dcMix catégories bien ditiuctes ; celles qui se rappoiteut à des questions générales, et celles qui ont trait à des faits de détail.

Dans le j)reniier groupe, nous devons appeler avant tout l'attention du lecteur sur les développements que nous avons donnés aux questions âo jj/it/siolof/ie (jènèralc : cette science, que les travaux de Cl. Bernard on portée si loin, est tout d'abord l'objet des considérations préliminaires dans lesquelles, en retraçant rapidement son histoire, nous avons cru devoir caractériser^ par quelques exemples et développements anticipés, l'fj'uvre de Bichat, de Magendie et de Gl. Bernard, notre illustre maître ; puis, comme il est impossible de faire de la phj^siologie générale sans connaître les fonctions particulières de l'organisme, nous avons repris, après l'étude des principales de ces fonctions, l'analyse des actes élémentaires qui s'y rapportent, et c'est ainsi notamment, qu'après les articles consacrés à la digestion et à la respiration, nous donnons, sous le nom de nutrition et sécrétions , dans un chapitre entièrement nouveau, un essai de synthèse auquel devra se reporter le lecteur pour saisir dans une \\\g d'ensemble les rapports généraux des actes fonctionnels de l'organisme et de ses actes d'échanges avec le milieu extérieur. C'est aussi comme additions d'une importance générale que nous signalerons les nombreux résumés anatomiques dont nous avons fait précéder l'étude (le chaque fonction : ces considérations anatomiques ont reçu des développements tout particuliers l»our les appareils du système nerveux central (Moelhs Bulbe, Encéphale).

Parmi les additions qui se rapportent à des questions particulières, c'est encore celles faites à Fanal^'se des fonctions du système nerveux que nous citerons tout d'abord : les localisations cérébrales, question à l'ordre du jour, ont été l'objet de développements qui, en présentant l'état actuel des données cliniques et expérimentales, donnent l'interprétation que ces faits nous paraissent appelés à recevoir. Diverses questions importantes ont trouvé aussi la place qui leur était du9 : i:ous voulons parler de l'étude du liquide

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céphalo-rachidien et de celle du sommeil^ etc. Enfin nous signalons seulement l'indication des travaux récents de P. Bert sur les gaz du sang, de C. Sappe3^ sur l'origine {les hématies, les recherches sur la spermatogénése ^ sur la fécondation, sur l'origine de Yovc.le^ sur le pourpre rétinien, sur les nerfs sécrétoires, etc., etc.

La nature même des développement consacrés aux questions que nous venons d'indiquer, nous a décidé à emplo^^er ■deux textes différents, de manière à signaler au lecteur les parties qui sont d'une importance primordiale, et celles qui, plus particulières, peuvent être relativement négligées à nine première lecture, pour devenir l'objet d'une étude plus attentive après qu'on se sera assimilé les notions relativement élémentaires. C'est ainsi que nous avons mis au second plan, c'est-à-dire en petit textt>, l'analyse délicate des fonctions intimes de quelques organes des sens (physiologie du limaçon et étude des perceptions musicales ; physiologie de la rétine), l'étude de quelques questions importantes, mais fort délicates, d'embryologie (origines du corps de Wolff et ^des glandes génitales), l'exposé de quelques théories con- -troversées et discutables, etc., etc.

Ces quelques indications montrent assez que nous nous ■sommes attaché à ne pas oublier que notre but est d'être <:lirectement utile à l'élève. C'est dans cet esprit que nous avons multiplié les additions, ajouté des figures schématiques, multiplié davantage les citations bibliographi- .-ques, fait, en un mot, tous nos efforts pour que, dans les limites que nous nous sommes assignées dès le début, ce petit volume présente à l'étudiant comme au médecin un ■ exposé complet de l'état actuel d(^ la Pliysiologie.

Mathi as Du vAi, Mars 1883.

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