‹ Cours de physiologie (volume 2)Chapitre 230 sur 284 · ENVELOPPES DE L’OEUF (AMNIOS · texte numérisé non relu

ENVELOPPES DE L’OEUF (AMNIOS

tend il s’atrophier, et vers le cinquième mois on n’en trouve plus que quelques traces (fig. 168). Chez les ovipares au contraire (et surtout chez les oiseaux), la vésicule ombilicale persiste bien plus longtemps et joue un rôle bien plus important dans la nutrition de l’embryon: elle renferme la masse du jaune , provision nutritive qui suffit au foetus pour son développement dans l’œuf, et qui lui sert encore quelque temps après son éclosion, car dans ce moment encore cette masse d’aliments n’est pas épuisée; la vésicule existe encore, mais renfermée dans l’intérieur de la cavité abdominale, jusqu’à ce que le jeune poulet s’en soit entièrement nourri.

Amnios. — A mesure que la vésicule ombilicale et le corps de l’embryon se sont nettement séparés par l’étranglement que nous avons étudié (ombilic intestinal et cutané), la distinction des trois feuillets du blastoderme est devenue de plus en plus complète, et le feuillet externe adonné lieu à une formation particulière, à Vavnnios et au deuxième chorion. — En effet, en même temps que se forme l’ombilic cutané, et à ce niveau même, le feuillet externe (cutané) du blastoderme végète de façon à entourer l’embryon en lui formant latéralement deux lames qui tendent à se rejoindre vers sa région dorsale (voy. ci-dessus les fig. 163 et 165), et en constituant vers ses extrémités deux capuchons ( capuchon céphalique et capuchon caudal , fig. 163 — 6 et 7), qui coiffent sa partie caudale etsa partie céphalique. Il n’y a donc plus qu’une partie médiane du dos de l’embryon qui reste à découvert; mais bientôt ces capuchons et ces lames, par les progrès de leur développement, se rejoignent (fig. 163 — 8) jusqu’à ne plus circonscrire qu’une ouverture ( ombilic amniotique , fig. 165 — 8), qui se ferme complètement. Dès lors l’embryon est inclus dans une cavité, la cavité amniotique (fig. 165, 166 — a), dans laquelle il est suspendu au milieu d’un liquide, le liquide amniotique, exhalé par les parois qui forment cette cavité.

La surface interne de la cavité amniotique est formée par toute la partie du feuillet externe du blastoderme qui a été isolée du reste de ce feuillet par l’encapuchonnement suc-

EMBRYOLOGIE

cessif de l’embryon el la soudure de l’ombilic amniotique. Celte surface est revêtue par une couche épithéliale doublée d’une couche de tissu connectif embryonnaire (lame externe du feuillet moyen, dite semalo-pleure )1, dans laquelle on trouve des fibres musculaires lisses (fig. 166, 167; ligne pleine et ligne à traits interrompus). Par suite de cette formation, tout le reste du feuillet externe du blastoderme se trouve désormais complètement isolé du corps de l’embryon et forme une vaste enveloppe sous-jacente au premier chorion (à la membrane vitelline ou pellucide) et renfermant le fœtus et tous ses annexes (amnios, fœtus, vésicule ombilicale). Cette vaste enveloppe va prendre un développement particulier: repoussée peu à peu contre la membrane vitelline, elle la double (fig. 163 — 2, et fig. 165 — 2; ligne cà traits interrompus), en amène la résorption, se substitue à elle, et devient par ce fait l’enveloppe la plus extérieure de l’œuf; elle présente cà son tour de petites végétations sous forme de villosités, et constitue ainsi le deuxième cliorion (fig. 166, 2'). Ce deuxième cliorion n’est pas plus vasculaire que le premier ; jusqu’ici le fœtus n’emprunte que par iinbibition les éléments nutritifs à l’organisme maternel, ou se suffit à lui-même au moyen de la provision nutritive du jaune (vésicule ombilicale). Mais la formation de ce 2° cliorion va permettre l’organisation d’un centre définitif d’échange entre la mère et l’embryon, parla formation de l 'allantoïde, dont une partie constituera le placenta.

3° L’origine de la vésicule allantoïde a été très diversement interprétée. Nous avons montré que, conformément à j’opinion la plus ancienne émise à ce sujet 2, V allantoïde

1. Vov. C Sappcy. Embryologie, in Traité d’anal. descriptive, 3f édit.,

t. IV, 1879. ’ .

2. Étude sur l’origine de l'allantoïde, par Mathias Duval ( Revue des sciences naturelles, t. VI, septembre 1877}. — Conclusions: 1 allantoïde sc forme par une involution du feuillet interne ou hypoblastc (feuillet muqueux, feuillet intestinal), vers la fin du second jour de l’incubation, alors que rien encore ne circonscrit le futur intestin. Mais dès que les limites de l’intestin postérieur apparaissent, 1 allantoide, en raison du J point où a commencé son évolution, sc présente comme un bourgeon, creux, médian et unique, de la paroi antérieure (inférieure) decel intestin. — Beaucoup plus tard (fin du 4mc jour de 1 incubation ebez e

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