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DÉVELOPPEMENT DU SYSTÈME NERVEUX

ivons acquises sur la nutrition et la respiration du fœtus.

a. — Système nerveux central. — Dès que l’aire germilative a pris la forme d’une tache allongée (d’un biscuit ou i’une semelle de soulier), on voit apparaître en son centre m épaississement longitudinal, appelé ligne primitive , en vant duquel se forme une gouttière, qui donnera naistance au système nerveux central ( gouttière médullaire iu nerveuse ) l. Cette gouttière ïîg. 172) est circonscrite par -eux soulèvements longitudinaux du feuillet externe du Uastoderme. Ces deux soulèvenents ( crêtes médullaires , —

.g. 172, 3) tendent à végéter n arrière et à se rejoindre en irconscrivant un canal, le celai médullaire (représenté en oupe dans la tîg. 146, p. 651).

vestige de ce canal se retroue chez l’adulte dans le canal entrai de la moelle, dans le uatrième ventricule et dans les entricules du cerveau (et l’aueduc de Svlvius). Les éléîents histologiques propres au fstème nerveux central se déeloppent aux dépens des parois e ce canal, c’est-à-dire de la partie du feuillet externe u blastoderme qui a été ainsi englobée dans le canal ■lédullaire; à ce compte, les cellules nerveuses sont donc

1. La ligne primitive (qui sc creuse bientôt en gouttière primitive) été longtemps confondue avec la gouttière médullaire. C’est sur tte distinction que nous avons insisté dans notre mémoire sur la pie primitive (Annales des sciences naturelles, 1879, t. VII). La mttière primitive est en rapport avec certaines particularités de la rmation du feuillet moyen, mais elle n’a rien avoir dans l’origine du sterne nerveux central.

* 1, gouttière médullaire; — 2, élargissement inférieur de la gouttière mddulre (sinus rliomboïdal) ; — 3, crêtes ou lames médullaires; — 5, feuillets ayen et externe du blastoderme; — 0, feuillet interne du blastoderme. (Bisclioff.)

EMBRYOLOGIE

une origine épithéliale. C’est h tort qu’on a longtemps prétendu que le feuillet externe (parois du tube médullaire primitif) forme seulement l’épithélium du canal central de la moelle (et des ventricules cérébraux, — épithélium vibratile), et que les éléments nerveux proviendraient de la partie du feuillet moyen sous-jacente à cet épithélium.

La partie supérieure du tube médullaire forme la masse encéphalique; à cet effet cette partie se renfle en trois vésicules {vésicules ou cellules cérébrales), que l’on nomme, en allant d’avant en arrière, h cellule cérébrale antérieure, moyenne et postérieure. — 1° La cellule cérébrale antérieure se divise elle-même en deux parties, dont la plus antérieure ( cerveau antérieur ) forme, en recouvrant la suivante, les hémisphères cérébraux avec le corps calleux, etc., et la postérieure {cerveau intermédiaire ) constitue les couches optiques, avec le troisième ventricule (suite du canal médullaire) ; — 2° La cellule cérébrale moyenne reste indivise {cerveau moyen ) et constitue la région des tubercules quadrijumeaux, avec l’aqueduc de Sylvius (suite du canal médullaire) ; — 3° La cellule cérébrale postérieure se divise comme l’antérieure en deux parties, dont l’une, la plus rapprochée du cerveau moyen, formera la protubérance et le cervelet {cerveau postérieur), et l’autre, en continuité directe avec la moelle ( arrière-cerveau ), constituera le bulbe ; c’est à ce niveau que la paroi du tube médullaire, très mince en arrière et en haut, s’épaissit en bas et en avant où elle constitue le plancher du quatrième ventricule.

Quant aux nerfs périphériques, ils se forment surplace, au milieu du feuillet moyen du blastoderme : il en faut excepter le nerf optique et la rétine, qui représentent un bourgeon de la masse encéphalique (voy. p. ülO, flg. 131).

Les ganglions du grand sympathique se forment aussi sur place indépendamment de la masse céphalo-rachidienne, et aux dépens du feuillet moyen du blastoderme.

b. Circulation de l'embryon. La circulation de l'embryon est en rapport avec son mode de nutrition. D après ce que nous avons vu précédemment, la nutrition de 1 embryon s’effectue successivement selon trois modes différents .

CIRCULATION FOETALE.

1° par simple assimilation directe des liquides albumineux au milieu desquels baigne l’œuf ; cà ce mode de nutrition ne correspond aucun système circulatoire ; 2° par assimilation du contenu de la vésicule ombilicale ; ce contenu est apporté à l’embryon par un système circulatoire qui constitue la première circulai ion ou circulat ion omphalo-méseniérique ; 3° par échange avec le sang maternel au niveau du

Fig. 173. — Première circulation*.

placenta; à ce mode de nutrition correspond la seconde circulation ou circulation placentaire.

* Aire germinative d'un embryon ; l’embryon est vu par lo côté ventral; — 1, sinus terminal; — 2, veine omphalo-mésentériquo ; — 3, sa branche postérieure;

cœur déjà incurvé en S; — 5, aortes primitives ou artères vertébrales

postérieures; — 0, artères omphalo-mésentériques. (BischolV, Développement de l'homme, pl. XIV.)

EMBRYOLOGIE

1° L’appareil de la première circulation commence à se développer par le cœur : cet organe est représenté tout d’abord par une double masse de globules embryonnaires (cœur double primitif , Dareste), qui prend ensuite la forme d’un cylindre unique et médian; bientôt les globules périphériques s’organisent en fibres musculaires, tandis que ceux du centre subissent une fonte partielle et constituent le premier liquide sanguin. En même temps le cœur, qui de longitudinal s’est tordu en S (fig. 173), commence à se contracter et à lancer son contenu dans les vaisseaux périphériques.

Les vaisseaux périphériques se forment sur place comme nous l’avons déjà vu à l’occasion des capillaires (voy. p. 265). Ce sont d’abord deux arcs aortiques qui se détachent de l’extrémité antérieure du lube cardiaque, se recourbent au-dessous du capuchon céphalique (artères vertébrales antérieures ), se réunissent en un seul tronc (aorte) au niveau de la partie moyenne de la colonne vertébrale, pour se diviser bientôt de nouveau, en descendant vers l’extrémité caudale de l’embryon, en deux branches nommées

vertébrales postérieures et qui représenteront plus tard, en se reportant encore plus en arrière, les artères iliaques. De ces vertébrales postérieures (fig. 173-5) naissent de nombreux rameaux artériels, qui se distribuent dans les tissus de l’embryon, et parmi lesquels deux artères plus remarquables par leur développement considérable vont à l’intestin et à la vésicule ombilicale; ce sont les deux artères essentielles à cette première circulation, les deux artères omphalo-mésentériques (6 — 173). Par elles le sang va dans les parois de la vésicule ombilicale, s’y répand dans un riche réseau, qui n’occupe cependant qu’une partie de la vésicule ombilicale (area vasculosa, fig. 173), s’y charge des éléments nutritifs du jaune, et après s’être versé dans un sinus qui occupe la périphérie de Varea vasculosa (sinus terminal, fig. 173-1), revient par deux veines dites omphalo-mésentériques à l’extrémité postérieure du cylindre cardiaque (fig. 173-2,3). — Cette première circulation n’a chez l’embryon humain que peu de durée : la vésicule ombilicale cesse bientôt ses fonctions et s atrophie

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