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VITESSE DE LA CIRCULATION

fable que clans les capillaires. Des résultats semblables ont été obtenus’ avec Yhémodromètre de Chauveau et 1 ’hêmodromographe de Lortet (fig. 63), qui sont construits sur le même principe que l’instrument deVierordt. D’après Budge, la vitesse du cours du sang, chez le chien, est de 0m,26 par seconde dans la carotide, et de 0,056 dans la mésentérique.

On peut encore se demander, considérant la circulation dans son ensemble, quelle est la vitesse générale, après avoir vu la vitesse du sang en des points déterminés. En un mot, combien faut-il de temps à un globule sanguin pour aller du ventricule gauche à l’oreillette droite?En moyenne, chaque contraction du cœur lance dans l’aorte 180 grammes de sang. Comme la masse totale du sang s’élève seulement à 5kilogr., il en résulte qu’il faut 25 à 30 pulsations cardiaques pour que tout le sang passe par l’organe central, de sorte qu’il faut un peu plus de 30 secondes pour qu’un globule parti du cœur y soit revenu. — Ce résultat donné par le calcul ne peut être que très général et très approximatif: ainsi le sang qui va au membre inférieur a un trajet bien plus long à parcourir que celui qui passe dans les artères et veines cardiaques ; le temps du voyage complet (aller et retour) d un globule sanguin doit donc varier selon les régions où il est lancé; mais en tout cas la circulation générale doit être très rapide, l’expérience directe en donne la preuve. Déjà les phénomènes d’empoisonnement nous éclairent à ce sujet, car 1 on sait qu’une goutte d’acide prussique, déposée sur la conjonctive, fait périr un animal en 8 ou 10 secondes, et que 1 on trouve le poison diffusé dans tout l’organisme. Si le poison est déposé sur un point plus éloigné, sur une blessure du pied par exemple, la mort est un peu moins Drompte à se produire, parce que le sang met plus de temps i revenir par les saphènes que parles jugulaires. L’expé- ’ience classique consiste à injecter du cyanure jaune dans e bout central de la jugulaire et à recueillir le sang qui fécoule par le bout périphérique. On voit alors qu’après I ou 15 secondes le poison revient déjà par ce bout, car les lors le sang qu’on y recueille donne la réaction caracéristique du bleu de Prusse (avec un sel ferrique). Enfin

SANG ET CIRCULATION

dans des expériences récentes Cl. Bernard a montré que toutes les fois qu’on empoisonne un animal par une injection sous-cutanée (de curare par exemple), l’action toxique est précédée des trois phases suivantes: 1° pénétration du poison dans le sang des capillaires avec lesquels le contact est établi ; 2° transport par le sang de la substance absorbée; 3° exsudation de la substance et action sur les tissus (sur les nerfs moteurs, pour le curare)1. L’ensemble de ces trois actes dure au plus quatre minutes, dont seulement sept

secondes sont employées J

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au transport par lequel la substance entraînée dans le torrent circulatoire fait le tour complet des deux cercles de la grande et de la petite circulation.

Fig. Gi. — Schéma des doubles cônes système porte*.

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Dispositions particulières du système circulatoire dans quelques organes. — Telles sont les conditions généiales de la circulation, de ses pressions, de ses vitesses en différents points. Mais le système des cônes que nous avons considérés jusqu’ici n'est pas partout aussi simple, et Ion leuconlie dans diverses portions de l’appareil circulatoire des dispositions et des conditions purement physiques et mécaniques qui modifient la rapidité du cours du sang. Parfois un système capillaire particulier se trouve placé sur un point du cône artériel o-u du cône veineux qu il interrompt. L est (v que l’on observe dans les vaisseaux artériels du rein, au

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