RESPIRATION — MUQUEUSE PULMONAIRE CHALEUR ANIMALE
Après la surface épithéliale digestive. celle qui se prête le mieux aux échanges, c'est la surface de la muqueuse respiratoire; seulement ici les échanges sont, à l'état normal, essentiellement gazeux. De même que l'absorption des matières dites alimentaires peut se faire un peu par toutes les surfaces, de même que nous avons vu la résorption des graisses se faire dans tous les tissus, quoique ces
phénomènes se localisent spécialement au niveau del'épithélium du tube digestif, de même les échanges gazeux se font sur un grand nombre de surfaces, comme, par exemple, au niveau de la peau, et les gaz peuvent être résorbés dans l'intimité même des tissus (comme, par exemple, dans l'emphysème sous-cutané i : mais ces phénomènes se localisent, chez les Fig. il i. — Ramification du ailimaux supérieurs, au niveau de la
bourgeon pulmonaire chez le *■
fœtus de brebis, long de i muqueuse respiratoire.
pouce 1/2 (Mollet). La muqueuse respiratoire peut être
considérée, au point de vue embryologique, comme un bourgeon de la partie sus-diaphragmatique du canal digestif. En effet, les premières traces des poumons se présentent chez le fétus sous la forme d'une végétation de l'épithélium de la paroi antérieure du pharynx. Ce bourgeon. creux, se bifurque successivement à mesure qu'il se développe (fig. 111 \ : en même temps l'épithélium se modifie: de pavimenteux qu'il était dans le pharynx, il devient cylindrique et vibratile daus les pédicules des bourgeons (trachée et bronches), puis de nouveau pavimenteux vers les culs-de-sac des bourgeons (alvéoles).
MUQUEUSE PULMONAIUE l
On peut doue comparer les poumons à une glande dont les culs-
Fie. 112. — Larynx de l'homme, trachée, hronches et poumons, avec la ramification des hronches et la division des poumons en lohules (Dalton).
«If-sac seraient représentés par les alvéoles (fig. 112), et les canaux excréteurs par les bronches. Ces culs-de-sac peuvent être assimilés chacun à un organe conique, piriforme, mais bosselé et dont le sommet se continue avec une ramification bronchique. Cette ampoule (fig. 113), qui a environ 1/8 de millimètre de diamètre, n'est pas simple, mais également bosselée à l'intérieur où elle présente un grand nombre de replis saillants qui divisent ['alvéole primitif en un grand nombre d'alvéoles secondaires ou vésicules (lig. 113, c, c). Ces ampoules s'accolent les unes aux autres pour former des lobules,
?? * o, Terminaison des dernières ramifications bronchiques; — b, cavité de l'alvéole ou ampoule; — c, <?, c, c, vésicules aériennes (Dalton, Physiologie et Hygiène). Cette ampoule représente exactement la totalité d'un poumon de batracien.
g. 113. — Lobule primitif ou ampoule du poumon de
l'homme *.
qui se distinguent facilement à la surface du poumon sous l'aspect de réseaux dignes de séparation des lobules), et les lobules euxmêmes, en se réunissant, forment les lobes du poumon. Les alvéoles sont donc très nombreux. On a calculé approximativement que leur nombre s'élève à 1700 ou 1800 millions.