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SENS DE L'AUDITION LIMAÇON

tique reçoivent les ébranlements du liquide de L'oreille interne Boni distribués dans l'utricule, le saccule, les ampoules des canaux semicirculaires et dans le limaçon membraneux (canal cochléaire). Xous examinerons d'abord les fonctions probables du limaçon membra

neux, car nous trouverons dans cet organe des dispositions qui, répondant exactement à certaines propriétés dvs sensations acous tiques, nous dispenseront de rechercher ailleurs l'explication du mécanisme de ces sensations (réception des vibrations».

Limaçon. — Les parties essentielles du limaçon membraneux se trouvent représentées par la lame qui sépare le canal cochléaire (rampe auditive) de la rampe tympanique du limaçon (8, lig. 157).

Fig. 157. — Rampe auditive (canal cochléaire) et organe de Corti *.

Cette lame porte le nom de lame basilaire. Nous ne saurions ici entrer dans une description détaillée de cette lame basilaire, des éléments anatomiques complexes qu'elle supporte, ni en général dans une étude complète du canal cochléaire. Les recherches microscopiques faites sur ces appareils compliqués sont aujourd'hui si nombreuses, qu'il faudrait consacrer plusieurs pages pour en présenter même un rapide résumé. Renvoyant le lecteur à l'excellente monographie de Coyne1, où se trouvent indiqués les résultats des récentes recherches de Schulze, Rudinger, Deiters,

1 P. Goyne, Des parties molles de l'oreille interne, thèse de concours, Paris, 1876.

* 1, Limbe de la lame spirale; — 2, lèvre vestibulaire ; — 3, lèvre tympanique; — 4, périoste de cette lame; — 5, sillon spiral interne; — 6, nerfs; — 7, vaisseau spiral ; — S, Membrane basilaire, sa zone lisse ; — 9, sa zone striée ; 10, ligament spiral ; — 11. membrane de Corti, avec son insertion, en 12: — 13, sillon spiral externe; 14, saillie et strie vasculaires ; — 15, article interne de l'organe de Corti; — 16, article <'xterne ; — 17, 18, insertions respectives de ces organes à la membrane basilaire; — 19, leur articulation;— 20, membrane réticulaire ; — 81, 2'-, cellules basilaires, internes et externes ; — 23, cellules de Deiters ; — 24, cellules de Corti, insérées en 25 à la membrane basilaire ; — 2G, fibres nerveuses se terminant au-dessous et au-dessus 27) de l'article interne de l'organe de Corti.

Lœwenberg, Odenius, Hensen, Bœttcher, Schwalbe, Hasse, etc., nous indiquerons seulement en quelques mots les dispositions qui paraissent le plus directement en rapport avec la théorie physiologique de l'audition; la figure ci-dessus (fig. 157) complétera ces indications.

La membrane basilaire (Set 9, fig. 157) est formée d'une partie interne ou zone lisse (8) et d'une partie externe ou zone striée (9,. fig. 157). La zone lisse est constituée par une substance homogène; la zone striée, au contraire, est formée de fibres droites et placées en travers, que Nuel décrit comme rigides, vitreuses, élastiques,, et que Hensen compare à des cordes. Les fibres du rameau cochléen du nerf acoustique, après avoir suivi un trajet plus ou moins longdans la columelle, s'engagent successivement dans la lame spirale osseuse, puis viennent se terminer dans l'épaisseur ou à la surface de la membrane basilaire (26, iig. 157); mais on ne connaît pas encore le mode précis selon lequel se font ces terminaisons, non plus que les connexions de ces fibres avec les formes cellulaires diverses qui reposent sur la membrane basilaire. Parmi ces formes cellulaires (cellules basilaires, cellules deCorti, cellules de Deiters, de Glaudius, etc.), celles qui ont particulièrement attiré l'attention forment ce qu'on appelle les arcades ou arcs de Corti. Nous rappellerons seulement que ces arcs occupent toute la longueur de la lame basilaire, depuis la base du limaçon jusqu'à son sommet, qu'ils sont placés sur la partie interne de cette lame basilaire, et qu'ils se composent de deux piliers, l'un interne, l'autre externe (15 et 16, fig. 157).

Ces quelques rapides indications anatomiques nous suffiront pour faire comprendre comment on peut concevoir que des terminaisons nerveuses soient excitées par des vibrations communiquées aux parties molles et liquides de l'oreille interne. On avait pensé tout d'abord à voir dans les arcs de Corti les organes propres à exciter les fibres nerveuses par des mouvements vibratoires. Les vibrations communiquées au liquide compris dans les deux rampes se transmettent, disait-on, aux parois fibreuses de la lame spirale du limaçon, et dans cette lame (qui est creuse et forme le canal cochléaire) elles ébranlent les petits arcs de Corti; ceux-ci sont en rapport, par leur base, avec les ramifications terminales des nerfs, de telle sorte que les vibrations des organes de Corti se transforment, en définitive, en excitations directes et mécaniques des extrémités des nerfs cochléens. D'après certaines dispositions anatomiques qu'il est inutile de rappeler ici, on admettait encore que les piliers externes des arcades de Corti étaient seuls destinés à vibrer.

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