‹ Cours de physique à l'usage des élèves de la classe de mathématiques spécialesChapitre 104 sur 127 · A6,, AO^, ... AO · texte numérisé non relu

A6,, AO^, ... AO

La somme ^AO de ces élévations de températures dues aux

causes perturbatrices doit être retranchée (*) de la température finale 6 observée à la fin de la deuxième période, pour avoir

la température 0 qu'on aurait eue si les causes perturbatrices n'avaient pas existé:

6 = 6 — 2j Aô

C'est cette température ainsi corrigée 6 qu'on doit introduire dans les formules du paragraphe préc(*dent.

Si le corps était porté à une basse température avant d'être introduit dans le calorimètre, il est clair qu'on devrait prendre

(1) Dans le cns d'un corps plongd chaud dans le calorimètre, généralement ^A^ c>l une quantité négative ; il faut alors ajouter sa valeur absolue à la température linale pour avoir la température corrigée.

MO

l'eau de ceiuî-ci à une température d'abord un peu supérieure 1 la tampéralure ambiante pour appliquer le procédé Rumford, d tes corrccUons se feraient de la même manière.

Nous venons d'exposer la méthode générale de corrediOD ; Q estnécessairedet'employertoutes les fois que le corps dontonveri prendre la chaleur spécifique étant médiocre conducteur, il hâ quelques minutes pour qu'il se mette en équilibre de tempénture avec l'eau du calorimètre. Pour les corps bons conductem, l'expérience dure si peu de temps que la méthode de c se simplifie beaucoup.

9. APFIBEIL DE RE6MAIILT. — Le calorimètre dont s'est smi Regnault, pour appliquer 11 méthode àe» mélanges, est ■ vase cylindrique C (fig. S9, en laiton très mînoe. Ëlaot a métal, bon conducteur de II chaleur, et étant de faible ép»

seur, sa température est Unjours la même que c^ <k l'eau qu'il reorerme; en ontrc^ comme son poids est peu rwsidérable, une petite incertf tude sur la valeur de la chal«« spécifique du laiton n'entra* P,^ ^, qu'une erreur insignifiante <1M

le résultat de rexpérieac«.Pii« la même raison, le thermomètre qui donne la température deTts du calorimèli'e doit être de très petite dimensioa.

Le L'alorimètre est placé à l'intérieur d'un second nse C ejlindriqne, en laiton comme lui, d'un diamètre et d'une hnMT un peu plus oon^idérable. Le calorimètre repose sur deux fib<)i , soie tendus en croix dans le fond du vase C, ou sur des p de Iit-f:e. Grâce à ce support mauvais conducteur, on ériteU" | perte do chaleur par conductibilité.

1a' vase C constitue un écran qui protège le cak»7mé{f« H le rayoïmcment des corps voisins.

Pour que les échanges de chaleur par cette voie soient k^ I

CAI-OHIMÉTniE - CHALEURS SPÉCIFiQUES

^^C m ts possible, il convient de bien polir extérieurement le calo- 2 rrs ^tre pour donner à sa sui-rnce un fnible pouvoir éinis^if et un ^s V=* I*' pouvoir absorbant. On doit, pour les mêmes raisons, bien ^ol ■ ■' la paroi interne et la paroi externe du vase C.

"^'ojons maintenant comment Regnaull s'y est pris pour ^fshtiufter lu corps soumis à l'expérience et pour connaître sa (^xTipérature au moment où il est immergé dans l'eau du calorimètre.

Dans un gran'l nombre d'expériences, il s'est servi étu'^'e à vapeur qui portait le corps au -v-oisinage de iOO°. Celle-ci est formée d'un cylindre métallique M iftp. 253 et 254) entouré par une dotit^le enveloppe EE dans laquelle circule un courant de vapeur d'eau.

Le enrps, s'il est solide, csl placé dans une petite corbeille de laiton L Itiïr- â55] soutenue à l'inlérieur du cylindre par trois ills aboutissant à lin seul cordon c, qui sort do létuve â travers un trou percé dans le couvercle, et qui peut être accrocbi' à ™ support. En lâchant le cordon, 1* corbeille peut tomber douccineiit

Iilaiis le calorimètre placé au-dessous ''" rylinrtre au moment de celte "t^éralion. Pendanl que le corps séchaurfe, un registre R Terme l'ou- ''eriiirc inréricure de l'étuve; il est ■^liré au moment nécessaire pour P^i^eltre au corps de tomber dans * calorimètre. Uu thermomètre T, ™nt la tige est soutenue par un •■■'=■ •''>■

"Ouchon qui ferme un orillce que

'''■^senle le couvercle, a son réservoir placé au milieu de la cor- 'oille contenant le corps, et en indique la température, 'ajoutons que le calorimètre est maintenu pendant la plus ^'^nde partie de l'expérience loin de l'étuve, dont il est séparé

par un écran A, pour éviter le rayonnement de Celle-ci, On lève cet écran au moment où l'on veut introduire le corps dans lo caloi-imèlre, et l'on fait glisser celui-ci sur un rail K jusque sous TouviTture de l'étuvc; on le ramùne immédiatement dans sa pre- |

mière position, dès que le corps a été introduit, et l'on abaisse l'écran. Afin d'éviter { mieux encore que, pendant le temps très ! court où le calorimètre est placé sous l'étuve, il ne s'échautTe par rayonnement, une enveloppe creuse UU dans laquelle circule un courant d'eau froide est interposée entre le calorimètre et l'étuve ou le foyer F destiné à chauffer l'eau qui fournit la vapeur nécesliaire.

Regnault a aussi employé une étuve à liquide (repi'ésentce flg. 256) et qui présente l'avantage de pouvoir porter le corps à une température quelconque, soit élevée, soit très basse, en mettant dans l'étuve un mélange réfrigérant liquide.

Voici maintenant quelle est la marche d'une expérience.

Après avoir effectue; les posées nécessaires pour avoir la capacitif caloriftquedu calorimètre, de l'eau iju'il renferme, du thermomètre qui y est plongé, et pour avoir la masse ilu corps soumis â l'expérience, on introduit celui-ci dans l'étuve, et l'on disposa le calorimètre à l'extrémité du mil. Quand la température indiquée parle thermomètre de l'étuve est devenue stationnaire dBpais quelques minutes, on commence à observer de loin et à Faide d'une lunette la marche très lente du thermomètre du aalorimètre, pour déterminer les constantes de correction.

Puis, après avoir noté avec soin la température de l'étuve, on «sécnte les opérations indiquées plus haut pour introduire le conis dans le liquide du calorimètre sans qu'il ait le temps de se refroidir. Dès que le calorimètre est ramené à sa place, un aide agite la corbeille pour produire plus rapidement l'équilibre de température ; pendantce temps un observateur, à l'aide d'une luoelte, relève les indications du thermomètre à des intervallas

65i LIVBE IV. — CHAPITRE XII

de temps déterminés, conronnément à ce qui a été indiqué de le paragraphe précédent.

Od possède alors tous les éléments nécessaires au calcul d^^ chaleur spécifique du corps.

Pour déterminer la chaleur sjiécillque d'un liquide on peut servir encore des mêmes appareils. Le liquide doit être cont^ ■ alors dans une fiole de verre qui jouera le rôle de la corbeille • laiton employée pour les solides,

Dans le but d'opérer sur une plus grande masse de liqui. ^ et d'atténuer ainsi les causes d'erreur, Hcguaull a fait construfi l'appureil représenté fig, 257. Le liquide est placé à l'intériw^ "' d'un cylindre de laiton E, chauffé par un bain-marieA. Enc^ vrantau moment voulu un robinet H, et en exerçant au moy^ d'air compriméun excès de pression à l'intérieur du cylindre V le liquide s'écoule par le tuyau aB dans une boite métallique baignée par l'eau du calorimètre, et surmontée d'une boite pla*

U contenant une lauie enroulée en hélice (comme celle représenlée fig. 263) pour forcer la vapeur échappée du Ii<iuide à faire ua grand trajot au contact des parois firaides, ce qui détermine sa conden- Bation.

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