‹ Cours de physique à l'usage des élèves de la classe de mathématiques spécialesChapitre 62 sur 127 · THERMOII£tre normal. — Nous avons déjà vu que c'èi · texte numérisé non relu

THERMOII£tre normal. — Nous avons déjà vu que c'èi

aui iiciiciilioiis du Ihermomètre à air à pression variable et à

volume gaieux constant qu'on est convenu de rapporter Loutes

le* mesures Ihei-momé triques.

Void la foraie à laquelle Regnanlt s'est définitivement arrêté

pou.- cet iiislrumenr. que nous a])pellerons thcrmomèlre normal

DescRUTiu.v. ilig 17^). — Le réservoir à gaz est ffénéralement

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^^^^^^^^^^B^^^^^^^^^^^^^t^S^yç^V-g;^..^;;^^^^^^^

H t»rtné (l'un vase de verre A (ballon ou cylindre suivant lee usa-

4lï LIVRE IV. — CHAPITRE II

ges) d'un demi-litre de capacité environ ; il doit ètrê pUcé dans l'enceinte dont on veut de^terminer la température. A ce réservoir est soudé un tube trôs fin qui sort de l'enceinte et fiil communiquer le réservoir avec la branche CB du manomètre à air libre décrit L. III, cliap. Il, g 15 {Dg. 95); celui-ci doil rrafermer du mercure bien sec, La brandie CB- porte à sa [nalv supérieure, très près du point où aboutît le lube de commiiDintion, un Irait do repère»; c'est à ce trait qu'on fera aftlcufer le mercure avant chaque détermination pour ramener la iiiassi' gazeuse à occuper le même volume. Sur le trajet du tulio de communication, se trouve en r un robinet à trois voies ponnettant de faire communiquer le ballon avec une pompe i pii de Regnault P, à travers des tuhes desséchants TT renlennnnl it^~ la ponce sulfurique.

Opékatio^s PRÉLiHiNAmKs. — Uu commcuce par détermiatr li^ capacité du réservoir A ; pour coin on le remplit de mercure à (f^ comme uu thermomètre à poids, et l'augmentation de sa iniis!»- donnée par In balance, fait connaître la masse du mercure quitta remplit; en divisant cette quantité parla densité dumercurriiC^ — on a très exactement lo volume V du ballon k celle temptVatiirf -

On prollte de ce que celui-ci est rempli de mercure pour ili^— terminer la dilatation K du verre qui le constitue aux ilivers^^^ températures ([u'on aura à évaluer, en opérant par le procnti^ ikx thermomètre à poids, indiqué un peu plus loin, et en délenninan K la température T avec un thermomètre à mercure ordinaire. Oc» mesure ensuite, par dos pesées nu mercure, le volume très [jfiil'* des tubes de communication et de la partie do la branche nuo^'— métrique BC qui se trouve au-dessus du point de n^pèrc a, \x)t^ pouvoir effectuer une correction. Comme ces parties de l'i;^reil restent toujours à la température ambiante qui chanf peu, on peut parfaitement admettre que ce volume p reste invariable. Ces opérations terminées, on met (après l'avoir viJéi It* réservoir \ en place dans l'apparoil.

Il convient maintenant de lo dessécher avec le plus fçrand .onn -' le vorre est recouvert, dans les circonstances onlinaires, il'u couche d'humidilé qu'il est tn-s didlcUe de faire dispinitn

Voici comment, d'apri-s le physicien suédois Rudborg, on 'I* procéder pour arriver à ce but. Après avoir porté à haulo ifn-

pér&tiire (100® par exemple) le réservoir A, on fait le vide dans ce/tii-ci à l'aide de la pompe P (*). Le vide fait, on laisse rentrer /entament de Tair qui se dessèche en traversant les tubes TT'. Cet air «•c^devient humide aux dépens d*une portion de l'eau adhérente aux parois du ballon; on l'enlève de nouveau pour le remplacer par cl^ Tair soc. On recommence cette série d'opérations une jiznîrio de fois; l'expérience a appris à Regnault que ce n'est qu'fïu l)out do ce nombre d'opérations qu'on peut considérer le ballon comme j)arfaitement desséché (*j.

Api-r^s avoir desséché ainsi le ballon, on y introduit une dernière fois de l'air sec ; on laisse refroidir le réservoir, j)uis on |*entoLire do glaco fondante. Pour chauffer celui-ci, on Tavait placé dans une chaudière M, munie d*un double fond K percé de ti*ous; pour le refroidir à 0**, il suflit de mettre de la glace pilée autour de lui dans ce double fond K ; l'eau provenant de la riisioii s'écoule par les trous dans la parlie inférieure de la cbauciière.

On verso alors du mercure par la branche ouverte E jus(ju'à amener le niveau dans la branche BC en a. Comme l'intérieur du Italien communique avec l'atmosphère i)ar l'intormédiairo des tubes desséchants, le mercure se met sur le moine plan homontal dans les d«îux branches du manomètre. A ce moment, on cote la pression atmosphérique II à l'aide du baromètre, pour connaître la force élasti(jue de l air contenu dans le ballon à 0*, el l'on noi(î aussi la température t di; l'air ambiant, à l'aide d'un Ihennomèlre à mercure ordinaire, pour effectuer une correction; <Mi interrompt la communication du réservoir avec Tatmosphèro

(ï) Avant de ftiire le vide, il convient de tourner le robinet à trois voies ^ •• trouve au bas du manomètre (flg. D5), do manière à intercepter la communication entre les deux branches, pour empêcher le mercure de pénétrer dans « ballon. Si, comme dans la flguro 173, ii n'y a qu'un robinet simple au D^ du manomètre, il faut faire écouler le mercure des deux branches à la loit par ce robinet ouvert pendant qu'on fait le vide, de manière à s'opposer **•* ■ la rentrée du mercun; dans le ballon. w Tant que le ballon n'e^^t pas parfaitement sec. on trouve des valeurs

^«fcoles pour le coefllcient « (voir pages suivantes) ; c'est en voyant que

^^aleur trouvée pour ce coefficient ne varie plus dès qu'on a répété huit à \ foii l'opération précédante, que Kegnault en a conclu que l'nppareil

^»l tlors parfaitement desséché.

414 LIVllE IV. — CHAPITRE II

tout en li; laissant communiquer avec le mnnomètre, en touniii convonnblement le robinet à trois voies r ('). L'appareil est «la disposé pour l'expérience.

Mesure de la tempêratthe. — On place le réservoirdansl'e ceinte dont on veut évaluer la température. Si cette tempénlu est supérieure à 0°, l'air du ballon, se dilatant, refoule le merca qui s'abaisse en BC et remonte en DE. Quand le niveau est 6 venu stationnaire , on verso dans la branche E du mercure pu ramener exactement le niveau en a. Si, au contraire, la teiiip( rature était inférieure à 0°, à l'aide du robinet R on ferait éconli du mercure des deux branches BC et DE pour s'opposer à si ascensiOEi.

Une fois le mercure ramcni! en a, on note — l" la différeoce d niveau entre les deux brnncbes, — i" la hauteur du baroawb (ces deux quantités font connaître la force élastique H' de l'ai contenu dans le ballon), — 3° la température t de l'air ambiur — 4° la température donnée par un tticrmoroètre à mercure ordi nairc plongé dans l'enceinte pour faire connaître K .

Si la capacité du ballon n'avait pas un peu varié pu chanpemcnl de température; si en outre il n'y avait pas une pctâ quantité <rair contenue dans l&tubc de communication et la pofc supérieure de la hrauclie mnnométrique, qui n'est pas à lale« pérature du ballon, la température T de celui-ci serait dooD' par la formule très simple :

OÙ 1 est un coefllcient constant qu'on déterminerait une fois po toutes en faisant T = 100° par l'immersion du réservoir dinss vapeur d'eau bouillante, d'après la définition même do !• If^ pérature donnée par le thermomètre à air. Mais ijuelquea coir* tioiis sont nécessaires puisque le volume du réservoir, et p conséquent do l'air qu'il renferme, est V à O* et V^i + K^' •

(I) Au li«ii ilu robinel à Iruiâ vnios r, on p«ut mettre un «bf* ^^ errùi d.ins re cas, on farma k la lampa II bfuA* ^' hs lubcs dessécha Dit.

enrk f .>érature T à déterminer, et qu'en outre une portion de la lafri&o gazeuse occupe le volume v des tubes de communication t fito trouve à une température qu'on doit considérer comme ac^ t la température ambiante t ou t'.

A. fin d'établir l'égulité ({ui permet de calculer T, nous allons ïii"»€3tlre, [)Our un instant, que l'air suit exactement la loi de [arîotto et, par conséquent, ((u'il n'y a aucune différence entre )n ooeflicient de dilatation et son coefficient d'augmentation de i-esssion a (voir Chap. I, § 12) ; en outre, nous<levoiis considérer elttii c|uanlité a comme une constante, imistjue c'est sa constance ui de^linit la temp(»rature donnée par le tbermomètre à air.

Calculons (pielle serait à 0* le volume de la masse d'air en erniôo dans l'appareil si elle possédait l'unité de force élastique în rioiis servant — i" des données exp'érimentales V,IÏ,^,corres- >oncltftIll au cas où le réservoir se trouve dans la glace fondante i*'état i; — 2" des données V(l -{- K^), H' et t\ correspondant au

ras où il se trouve à la lemi)érature T (â* état), et égalons ces leux expressions.

A 0*\ et pour l'unité de force élastique, le volume de la masse l'air renfermé,

^ans le l"état

/ à l'intérieur du réservoir, deviendrait VH

à l'intérieur des tubes de communication, deviendrait

rlï

à l'intérieur du réservoir, de- v(i -i- K )H' viendrait

1 1 -4- aT

^ïis le 2- éUit •■ 1 -r »i

/ à l'intérieur des tubes de com- \ munication, deviendrait

vW

1 ;ar

^'égalité :

\ i-r^tj L l+aT • l-,rj

Si maintenant nous voulons tenir compte du fait que l'ail suit qu'à peu jjrès la loi de Mariotte, nousdevons nousdemai si a, daus cette formule, représente le coeflicient de dilatatic pression constimtc, ou le coefflcient d'augmenlatioi) de pres! à volume constant, ou enfin un coefficient intermédiaire. '. marquons d'abord que, l'air suivant à très peu prè-s la loi Mariotte , l'application directe que nous avons faite de cette pour tenir compte du changement de volume delà masse ^nze est parfaitement légitime, puisque ce changement de volume extrêmement faible; en outre, les coefllciuntâ de dilatatic d'augmentation de pression sont ei voisins (voir Chap. I, g qu'il est absolument indifférent d'employer l'un ou l'autre [

les tenues correctifs très petits j— — - et r—, — -: - Quant

Vii ^K.

signiflL-ntion exacte de i dans le terme principal — — ; — =

elle n'est pas douteuse : rendons nuls, en effet, les termes con ttfs, très petits cet K ; la foi-mule (â) se réduit, comme celai être, à la foniiiiio (1) ; ce <|ui montre que, dans ce tenue, i re( sente It; coefficient d'augmentationde pression constant avec température déilnie par le thermomètre à air. Nouspuuvonsai employer cette intime constante dans les trois tenues en «.

Pour obtenir la valeur de ce coefficient, qu'il est nécessaire connaître pour <|ue la formule (2) puisse donner la température on fait une expérienceàla température connue de la vapeur d'( bouillante. On se sert pour cela de la chaudière M repn.'seal sur la figure 173, La vapeur qui circule autour de l'enveluppe ])rolègo contre le i-efroidisseineiit celle qui se trouve à l'ial rieur. La |>ression atmosphérique donnée par un liaroinètre b connaître «exactement la température T de la vapeur d'eau boni lante, qui, par di'finition, égale lOO* si la pression est de 76 M timètre.s de mercure. Dans l'équation \i) tout est coonu it" sauf 1 : la l'ésolution de cette étjuation (') en fournil b nkv-

(1) Lrqiitlion i al du iroisii'me degrcen i; comta Aijualion iiuniiTÎqiie par tes niélhodo!> ordinaires Mnit IttrarKUK. *■ t^ «mployer lu méthoile' ^uivanlc dites des ipproxiuaUoma sacMMi'irJ- (^ "^

THERMOMETRES

Ilepiaull a trouvé ainsi le nombre 0,0036045, comme moyenne ^ âis expériences.

L* coefficient a étant connu mainicnant, la formule (2) permet

PÏp (f'iiiord les larmoa corpcclifS Ircspolîls - — | el — -, ; i'équii-

l*aD inrim du premicT degré, el donne do a, une valeur approcliôo ai - On '•«iplwr cnïuile a par colle vnlenr npppophijo ni dans les termes correctifs ~ ' k iQui d'obord. ce qui en donna une valeur â 1res peu près eiscle, et, ^*> al\t nouvelle équalion du premki' degré en a, on lire une deuiiëme vb- ^^^Vv 0, plus approchée que la pramièfe. On subsljlue a a, dans les lormea '^<^inriiti, celle nouvelle valeur a,, el l'on obtinnl pour a une IroUiêmo va- '■^«irpliij ipprochée a,, et ainsi de suilo.On s'arrCte quand deux valeurs con- ***"'iitiïcf a, et a, , ) ne difTerenl cnire olIcH que d'une quanlilè inférieure â *^^ lli qui peut résullor des erreurs de l'expérience, et c'est colle dernière valeur ^i^ ,(.|<lGcl'oa pread pour a.

SouB uisÎBsons celte occasion pour indiquerai! lecteur (^oniniDtit on peut > *A«>r Ji' la prècisioD d'une expérience.

*Ji'cune des nteEuree psriiculiûros dont l'cascmljlo est nécessaire pour ""■■^otiM la quanlilè cherchée, eal ciitaohéfl d'une cerlnine erreur : ainsi, ou ^^■«1 loriinwllro une légûre erreur dans la ioclure du vernîcr du calhélomè-

^^«-i'MiiB d*ui pointés, celui du haut de la colonne el celui du bas: ai

Je eea lectures ne peut Slrelalle qu'à -- de millimètre prés, l'er-

iina pi>ïsibl« sur la hauteur de la colonne mercurielle aéra r^

millimétré. Si la mesure d'une Torce élaalique néccssUe, comme

^*tu in ras du manomi^tre a air libre, la mesura de deux colonnes mer- Q«-i(llii, celles du manomètre el celle du baroméli'o, chacune ne pouvaut

'Méconnue qu'à ^ do raillimiitre près, leur somme peut Être enlacliee

""n* irreur maximi possible de ^ ou ^^ yK ^^ mîllimi'lre. El c'est ^'^'■fio'ii le manomètre barométrique est plus précis que le manomolre à ^^'libnr, puisqu'il ne nécessite que doux pointés au lieu de quatre.

U a KBt de même de louies les uulres mesures : mesure de volume, do ^Ui, dr lempArature, elc... Il faut tenir compte, dans In formule qui donne ^tiuBtiU eherchéc, des crroura mailma qui peuvent entacher chaque InK. [lomnie le signe de ces erreurs nous esl inconnu, on prendra les tlpn de hçoa que loutca loe erreurs s'ajoulenl, el l'on aui's l'erreur ■niffla possible qui peut affecter le réeuUal. CiM lé le mofen do »o rendre compte a priori du la précision d'une

(le déterminer la valeur de T d'après les données V, r, K^,

H', t Gi t\ propres à chacjue expérience.

Quand la température à mesurer est supérieure à celle à (juclle le verre se ramollit, on remjilace le réservoir de verre j un réservoir en porcelaine vernie à Tintérieur et à l'extéri^ ({ui peut supporter, sans se déformer, une bien plus haute temi rature. On emploie habituellement maintenant, comme tube communication entre le ballon et le manomètre, un tube en coi' roufi^e à canal extrêmement fin. Ce tube peut avoir une grai longueur et sa capacité rester négligeable vis-à-vis de celle réservoir, ce qui permet d'éloigner le manomètre de Teaceiiit température élevée où se trouve celui-ci.

Ajoutons (jue des expériences comparatives, dans les<|ue] Regnault employait deux appareils thermométriques seiublabl dont les réservoirs à gaz étaient placés dans le même bain, ' montré qu'on pouvait mettre dans le thermomètre deTairs^ une pression initiale inférieure à la pression atmospliérique centimètres de mercure^ ou supérieure a la pression atmosp!

mothoJo. ol d'en comparer les avantages à ceux d*un autre. Mais qa lieaucoup irexpëriences ont élé fuites par une même mélhode, pour obti la valeur d'une mOmc quanlitë, on peut très bien ju^er des erreurs a •/eii/(*//e$f telles que les erreurs de lecture, par la plus ou moia» gra eoDOordance des nombres. Si ceux-ci prtfsontent toujours les trois prtn ehiflVes si^nitloatifs communs. le nombre est connu avec trois chif sii^nitlcatifs exacts, et la moyenne du nombre donnera pour !e chifflrt vantune \aleur entachée d'une erreur prob.ible d'autant plus faible qu nombre des cx^Kriences est plus consiJtrable.

Il est pour..i:;t d*autres erreurs, dites errtun syatémêliqucs, qui pM* dèpendrt* de U disposition expt-nmentale uirnie employée, ou de la mai «roiH'rvT. e; \KÙ, tendant d fau><er tous les nombres dans le même acns, l^uvent être mises enè\ide:;ce pa.-'lj ^v^mparaison des nombres obieoM | une nu me vi.eur. el r.e aispjraisseci pas dans les moyennes. C'est eo TW Us dis(vst«lousex(>er:::uental^s. .e> man.ères dV.pôrcr el les méthodes tL mômes qu'v •; arrive à divouxrlr et à e\ii<rr ce» causes d'erreurs.

Ho^n.r.:'.: .*^.\vnaa::. ; ar . x^ri^irie.que la mesure du coefficient de dilatait" ^41 {var î .«pf Jireil d;v r.t Ch>p V. f ;$ tlf . IM « i I9&) donne toujours oa ùtm un }vu i!..> fail'.e >;;i. .elui v.tecu par d*aul!>fS méthodes : il y a là orreur >><.; n**;.>^x:% , i'. .;..vu^re qu'une ^elîie bnlle d'air s'iotrodoit d le i\<cn.:r r^.-.'h, .i. *u -v.T.îer.l <« il bri-s* U p^ntssfQlée sous le aMTCt Il ^\.;.- a r\-.;:>^(- if :^-,: j:r (^r ;<s artiâvv» isdiqaés plus lois, et il Ira ^K*s nf»ut^^r^ ;i<c;.^ues à onix k-urats |!0«r les aatres méthodes.

riquG (150 centimètres de merciire), et que les indications de /'instrument étaient exactementles mêmes que celles du thermomètre renfermant de Tair sous une pression initiale égale à celle de l'atmosphère. Ce n'était pas évident a priori.

On voit par là que, dans l'emploi du thermomètre à air, on n*au^i*a pas besoin de se préoccuper de mettre l'air sous une pression initiale exactement égale à la pression atmosphérique Booyenne.

• HegTiault a constaté aussi que Ton pouvait remplacer Tair de l'un des ballons par de l'hydrogène ou par de l'acide carbonique et que les températures mdiquées étaient encore les mêmes, pourvu qu'on se servit dans chaque cas du coefficient a correspondant BU gaz employé; ce coefficient diffère peu, du reste, d'un gaz à un autre. Mais en mettant dans l'un des ballons de l'acide sulfureux, gaz très facilement liquéfiable, il n'en était plus de même : à haute température le thermomètre à acide sulfureux était en désaccord avec le thermomètre à air.

11 existe plusieurs autres formes de thermomètre à gaz : d'une façon générale tous les appareils qui servent à déterminer la dilatation des gaz, et dont plusieurs seront décrits plus loin, peuvent servir, cette dilatation une fois connue, à mesurer la température. Mais la plupart présentent pour ce but des inconvénients ^^i en ont fait abandonner Tusage.

L*o volume assez considérable du réservoir du thermomètre à air restreint l'emploi de cet instrument. Ce gros réservoir est sans inconvénient dans la mesure de la température des vapeurs ou dans celle de grandes masses de liquide ; mais on conçoit que P^^ï" une foule d'autres usages, en calorimétrie, par exemple, où le thermomètre doit être très petit et avoir une très faible masse, on ne puisse s'en servir. Cet instrument, comme nous l'avons "**ja dit, est surtout employé, soit dans les mesures directes de ll^nipérature très élevées, soit pour comparer ses indications • ^^lles du thermomètre à mercure ou du thermomètre à ftulfu|.Q ^Q carbone, de façon à dresser une table de correction V^^ permette de déduire des données de ces derniers instrunaenis la température qu'indiquerait le thermomètre à air (*).

vt> Pour ces comparaisons il faut placer le réservoir du thermomèlre à air

4S0 LIVnE IV. — CHAPITRE II

A propos de la mesure de la densité des vapeurs, nous i-oas un autre procédé employé quelquefois pour éva hautes (enipératures (Cbap. X, ^ 8).

et la tlionnaiiiclrc à mercure dans un inEme bain liquide, très pr l'aulro; on porle cb bain à des tcnipcratures eroisMalM qu'on coasI.iDies pcndatil quelque lemp9 et qu'on rsnd uniforme dans lonti par def agttalinns rréquenlcs. Ce n'esl que quand lea indicitioiu • Dxcs qu'on fait l'observation comparie.

l'our maintonîr la même tempdnture dans un bain liquide on tbcrmo-régal»teara. Un da* pli est celui qui s été imaginé par !

noil cl qui ast empiofé au llurea tiouai des Poids et Mesures.

Cet ingénieux inalrumenl (flg rompose d'un petit réservoir A | le bain ou dans l'ëtave dont on i tenir U température constante; voir A renferme un liquide V( exempte de l'esprit de bois, et I du mercure, qui remplll ■■(ralenei de communication en caoutchouc TT, aboutlsMnt ca K ■ un mien g.iz d't'claîragc qui alinienle la lu (iiu'C à chauffer l'éluvc. Le gaz le conduit C, »orl par l'oriDce * duil et, par le iDbe annulaire 8 conduit D qui le mène à la Ump par suite de l'élévation de lemp< fiin-r rlastique de la sapeur »a liqui'Je volatil placé en A a alUii ^ , leur guOlftanta pour soulever II

k ^■■>i> les tubes TK jusqu'en a,

M tt trouve bouchu. La lunpe i

^^r alors, si un peu dt> gai ne lui a

c<>re p.ir U conduit à robinet H; lito quantité de gai p

tMvv

L'i-lure. ne recevant prvïqu^ plus de chaleur. ] liqui' ^l>' U Ta|<eur raturante diniïnne en A et, le mi

iUn« le lube TtC. Tontioo a >>■ trv'-'JV'^ ouvert de nouveau; la Dai lauiiv n^p?, r.i u hiuieur primitive. le li'iai<le s'échaufta et le ne tu<>niatii. ts'uohe de nouveau r.^riâoe a. Il résulte de celte di«po^l leni|vr.>tu:v du t']i:i oscilla entre deux limites tris rapprocbees, est n-ninf )'riii)uf:-.i.-::i cv>astulr. >-ar la force élasliqne nai vapeur d'uu ll^.ùie v.<Iat:l i-rM*! ratidement arec la températwv

ISTORIQUE. — La notion de température, si répandue l'hui, n'est pas d'origine bien ancienne. Van Helmont (*), imencement du xvii® siècle, parait être le premier auteur

fasse mention : il parle d'un instrument composé d'une urmontée d'un tube de verre creux renfermant de l'eau liie ou descend 9i juxta teniperamonium ambientis » (*). mi attribue à Galilée l'invention du thermomètre : )1 il se serait servi d'une sorte srmomètre à air pourvu d'un

représenté figure 175. Mais les ie Galilée n'en font aucune men- 'est pourquoi l'invention du Iher- •e est généralement attribuée à Van l, physicien hollandais qui, vers les iicements du x\\f siècle, en répanage en Flandre et en Angleterre i forme représentée figure 176.

un réservoir à air prolongé par un Ttical descendant plongeant dans î renfermant de l'eau acidulée par 1 forte (acide azotique), pour l'cmde geler, et qui s'élevait plus ou iiaut dans la tige suivant la teme. Cet instrument, comme celui de Fic. its. , était sensible aux variations de ion atmosphéri(jue, dont alors on ignorait l'existence, renl les académiciens do Florence qui construisirent le

Fie. 176.

otenir pendant plusieurs heures une niasse d'oau à une température as que celle-ci éprouve une variation d'un dixième do degré, rupteur KMF est mobile le long d'une glissière verticale, et peut se fTérente; hauteurs à l'aide d'une vis de pression M. Plus il est placé I la température doit s'élever, pour que la force élastique de la vairante du réservoir A puisse soulever le mercure jusqu'en a. C'est aisant varier la position de rinterruptcur qu'on peut passer d'une ire constante à une autre.

i-BaptiMte Van Helmont, né à iJruxcllos, en 1577, mort en 1644.

de V Histoire de la Physique, do M. Hœfer.

premier thermomètre à liquide ; ils choisirent Talcool coloré et sauf le mode de graduation, leur instrument est en tout sembUbl4 à celui qu'on emploie encore aujourd'hui.

Les échelles furent d'abord ai*bitraires ; chaque physicie: avait la sienne ; les moyens les plus divers et parfois les plu bizarres furent employés pour graduer les instruments. Les un manjuaient le degré du froid au point où l'alcool s'arrêtait dai les grandes gelées d'hiver, et marquaient le chaud à celui où il * Axait quand l'instrument était exposé au soleil ou placé dans main d*un « fébricitant >. Les académiciens de Florenc mettaient le zéro de leur graduation à la température des cavi de leur Observatoire.

Robert Boyle proposa, vers le milieu du xvii* siècle, de dre la température de la congélation de l'eau comme point fixe — Mais on vit bientôt qu'un seul point fixe ne suffisait pas — Charles Renaldini, physicien de Pavie, vers 1694, fit marqijerO^ à son thermomètre dans la glace fondante : puis il obtint d'autres degrés avec des mélanges d'eau froide et d'eau bouillante ef^ proportions déterminées. Newton, qui se ser\-ail d'un Ihermo — mètre à huile de lin (1701), employait six points fixes quiétaieotfaaft température — 1® de la glace fondante, — 2® du sang humain^ — 3° de la fusion de la cire, — 4° de Tébullition de l'eau, — 5* la fusion d'un alliage de plomb, d'étain et de bismuth, — 6* de fusion du plomb.

Fahrenheit fut le premier qui construisit des thermomètres coo»— parables, quoique de grandeurs différentes (*) (1714). Il employa d'abord comme liquide l'alcool. Il marquait 0* à la température d'un mélange de glace et de sel marin en proportions déterminées, et 32" dans la glace fondante. Mais ayant eu connaissance des travaux du physicien français Amenions ^*), il fit usage ensuiltf, comme point fixe, de la température de l'eau bouillante, dans laquelle ses premiers instruments marquaient 212", et il reuipM l'alcool par le mercure.

(1) Los acadcmicioDS de Florence avaient déjà construit des thennoai<iv à peu près comparables entre eux, ce qu'ils obtenaient eo leordoflstf! autant que possible les mômes dimensions.

(â) Guillaume Amontons, ne à Paris en 1663, mort en 1706.

Réaumur (*), en 1730, constioiisit des thermomètres dont le liquide était un mélange d'eau et d'alcool en proportions telles

qu'il se dilatait des jt^ de son volume en passant de la tem-

pérsk tare de la glace fondante (0°) à la température de la vapeur d'eskxx bouillante (80**). Ce thermomètre, ou tout au moins son modtG de graduation, a été longtemps employé en France et en Italie .

C'est Celsius (*), professeur de physique à l'université d*Upsal, qui imagina Téchelle centigrade et insista sur la nécessité de îeux points fixes, et de doux seulement : il fît choix de la température de la glace fondante et de celle de la vapeur d'eau bouillante. Les Suédois se servirent dès 1742 de cet instrument. Efifin, Dulong et Petit en inventant le thermomètre à poids, et Heg'nault en perfectionnant le thermomètre à air, en montrant le désaccord des thermomètres à mercure formés de verres différents et en définissant exactement le degré centigrade par Taugmentation de pression de Tair à volume constant,- ont fait entrer la Ihermométrie dans la voie de la précision.

Ajoutons, pour terminer, que les travaux de MM. Devillo et Troost sur la perméabilité pour les gaz du platine chauffé ont fait renoncer à remploi de ce métal dans la confection des thermomètres à air destinés à mesurer les hautes températures ; ce sont eux qui ont employé les premiers des réservoirs en porcelaine vernie pour cet usage.

(') i^ené-Antoioe Ferchaull de Réaumur, né à la Rochelle en 1683, moi-l «0 t757.

i^) André Celsius, né en 17Q1, mort en 1744.

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