‹ Cours de physique à l'usage des élèves de la classe de mathématiques spécialesChapitre 90 sur 127 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

1. OEHSITS D'UN GU PAR RAPPORT A L'AIR. — La densité (tua gaz, comme son poids spécifique, variant coasidérableœeDt suivant la température et la pression, ne peut servir de caraiclën» tique au gaz, à moins qu'on indique la force élastique ei la teoi' pérttture correspondant à la densité.

Il n'en est plus ainsi de la densité da gax par rapport i fiât P définie comme le rapport — de la masse P dun certain vohm

da gaz à la masse p da même volume d'air pris à la oéM température et possédant la même force élastique, ou, ce *{■> revient au même, comme le rapport des poids en un même lia de ceâ volumes égaux de gaz et d'air.

En effet, nous allons voir que cette grandeur est à peu prêt indépendante de la température et de la forc« élastique da gat et, par conséquent, qu'elle peut bien on caractériser la naloR-

Soit V le volume commun i 0* et pour une même force dw*

tique H de deux masses P et s de gaz et d'air : — estladeusiti

P par rapport à l'air rf^ du gaz à 0* et pour la fwce élastique H.

Si, sans changer la pressicm, nous portons ces deux massée dt gaz à une température commune 1, leurs volumes de^ieodnal respectivement \\i -^ v/i et V(i -i- «i), en appelant -j et « la* ooefticients de dilatalioo moyens entre 0* et I* du gax et de l'air pour la force élastique constante H. La masse de l'ooil'

de volume de chacun d'eux sera alors respectivement

V(l+Yt)

et — r , ef, par conséquent, la densité d, du gaz par rap-

V(l -^çlO '

port a l'air à f* est donnée par (i) d. = - -A — — . ou d, = d^ - — — ^

Si Y := a, cette densité conserve à une température quelconque t la môme vîdeur qu*à 0°. Or, on sait que tous les gaz ont à très peu près même coefiicient de ddatation, par conséquent la densité d*un gaz par rapport à Tair varie très peu avec la température. Pourtant les gaz facilement liquéfiables (acide sulfureux, ammoniaque), ont un coefficient de dilatation un peu supérieur à celui de l'air : la «lensité de ces gaz par rapport à Tair doit donc un peu diminuer quand la température s'élève.

Supposons maintenant (|u en laissant la température constante, nous portions le gaz et l'air de la force élastique H a ime autre force élasticjue commune H'. Soit V le nouveau volume du gaz, on peut poser :

VH

en désignant par g une ((uantité très petite, et qui serait nulle si le gaz obéissait exactement à la loi de Mariette. Comme on le sait d'après les expériences de Regnault, cette quantité g est positive si H' est plus grand que H , pour tous les gaz, sauf pour l'hydrogène, au moins aux pressions qui ne dépassent pas 30 atmosphères. On tire de la

' H' 1 + ff

F' et pour la masse de l'unité de volume du gaz r^

T ^ V ÏT ^ "^ ^'

688 LIVHE IV. — CHAPITRE X

On a de même pour la masBe de l'unité de volume d'air qni possède la même force élastique H', ea désignant par a la quu* lité correspondante à celle désignée par g pour le gaz :

<t'où pour la densité d' du gaz par rapport à l'air quand il poesèdo la force élastique H' la valeur :

d étant la densité — pour la force élastique H.

Or, les gaz obéissant très sensiblement â la loi de Marioil^.

le rapport j — |-^ est toujours très voisin de l'unité ; c'eàl-à-

dire que la densité du gaz par rapport à l'air est à peu i>rvs indé^>euditnle de la pression. Cependant pour les gaz facilifiBenl liquéfiables jr est assez notable. On voit dos lors que leur densité par rapport à l'air doit croître un peu quand leur font élastique aug meule.

Avant do décrire los mélhodos employées pour délermiocr 1* densité dos gaz par rapport à l'air, nous allons montrer l'uliliie do celte notion \k>ut obtenir la masse d'un gaz dont le volume. la lenipéraiuro et la forv^e élastique sont connus : on peut ea Jidnin? du reste le poids rool dn gaz, si, ce qui est assez rare, ot a besoin do ii>nnaHro cotte quantité ' ■.

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