F — AH(T
HYGHOMÉTRIE 629
La mesure de T et de t, qui fait connaître F, et celle de H, permettent de tirer de cette égalité la valeur de /*, si la constante A a été déterminée.
Or, cette constante se détermine par les indications T et f fournies par le psychromèlre dans un air d'état hygrométrique connu au moyen de l'hygromètre chimique, ou mieux, d'un hygromètre à condensation.
Nous devons maintenant nous poser les questions suivantes :
La quantité A est-elle la même pour tous les psychromètres? Elst-elle indépendante des circonstances dans lesquelles se trouve placé l'instrument?
L'expérience montre que la constante A ne dépend pas de la forme de Tiiistrument, ce qui se conçoit puisque les quantités B, C et K <iui entrent dans l'expression de A, en sont à peu près indépendantes.
Pour la seconde question, les expériences de Regnault et d'autres physiciens ont montré que A dépend — i**du milieu où se trouve placé le psychromètre, — 2** de la vitesse du vent qui le frappe. Ces deux derniers résultats pouvaient se prévoir; car, d'une part, la quantité B dépend de la nature des corps voisins qui rayonnent sur les deux thermomètres; d'un autre côté la quantité K auj»niente, comme nous le savons, avec la vitesse du venl. Aussi Irouve-t-on que A diminue quand la rapidité du courant d'air s'accroît.
Du reste les travaux de M. Doyère (1855) et ceux, plus récents, de M. Macé de Lépinay ^1881), ont montré que si la vitesse du courant d'air devient un peu grande la quantité A prend une valeur constante, indépendante de la vitesse de ce courant d'air et du milieu ^chamhre close ou ouverte, plein air, etc.) où l'instrument est placé (').
Ces deux auteurs conseillent l'emploi An psychromètre- fronde^ qui consiste à faire tourner rapidement chacun des deux thermomètres à l'extrémité d'une corde, avant de consulter leurs
fl) C<-ci montre, en particulier, que la quantité K qui entre dans la formule de Dalton relative à Tévaporation devient indépendante de la vitesse du courant d'air dès que celle-ci est un peu grande.
indications. Le réservoir frappant Tair avec vitesse, Tindicalion thermomètre sec donne exactement la température de Tair, celui du thermomètre mouillé ne dépend pas non plus du ray nement des corps voisins.
Avec le psychromètre-fronde la valeur de la constante A 0,00069 et la formule qui donne la valeur /* devient:
Pourtant cette formule ne donne pas de bons résultats dans un air très sec, la différence T — t devenant trop grande pour qu'on puisse admettre la formule (1), la quantité B et par suite la quantité A de la formule (5) dépendent alors de la valeur T — / (*)-
6. HYGROMÈTRES D'ABSORPTION. — Un grand nombre de substances organiques éprouvent de petites variations dans leui*stli"' mensions, suivant le degré d'humidité de Tair. Ces substano^^ se gonflent d'eau par les temps humides, et généralement s'allo^"' gent ; elles perdent en partie cette eau par les temps secs, ^
(1) Dans les observatoires mélcorologiques français, les psychromèlres so placés en plein air, à Tabri d'un double toit pour les protéger du rayonnr ment du ciel. Ils sont immobiles, et on ne produit aucun courant d'air arli ficiel à la surface des Ihermomèlrcs, comme on le fait pour les psychromèlres du réseau météorologique italien. Dans ces conditions, M. Angot a reconnu par do nombreuses comparaisons des données du psychromèlre et de celles de l'hygromclre de M. Alluard, que la quantité A de la formule (rVi ne pouvait être considérée comme indépendante de (T — /) et de H quand l'air est très sec ou que la force élastique H s'écarte notablement de la pression de 16 centimètres de mercure. M. Angdt a proposé alors les deux fommles empiriques suivantes, qui donnent de bons résultats dans toutes les cin^oostances de température, de force élastique et d'état hygrométrique.
1° pour les températures t supérieures à 0*
2» pour les températures t inférieures à 0» (quand la mousseline mouillt?* est couverte de glace).
HYGROMÉTIUE 631
sv r.iccourcissent ; ainsi les peaux des tambours se détendent par riiumiiliU', d'où résulte un son plus grave.
Snnctorius (*) parait le premier avoir utilisé cette propriété pour KO renseigner sur l'humidité de l'air : il se servait d'une corde de chanvre fixée par ses extrémités dans une position ii peu près horizontale, et portant un poids vers son milieu. Le (loids était |j1us ou moins haut suivant que l'air était plus ou moins humide, les cordes toniues se détordant et se raccourcissant par l'humiililé.
Le plus parOiit des nom> breux instruments qui ropo- Bent sur co principe est l'hygromi'lriB à cheveu imaginé par (II! Saussure (*) vers nsi.
Il Ki; comirase d'un cliuveu, converiahlemcut dégraissé (*), llxé à l'une de ses extrémités E 1,11g. tiH) et enroulé à l'autre extréniilé sur la ^or^e d'une poulie F. Celle-ci porte une seconde gor(;e sur laquelle s'enroule dans le inèiiiu sens un lil terminé par un contrepoids C O.â gr. envii-on) pour tendre If cheveu.
en l'iill H Ca|)0 d'Ialm, est iiinrl ii {i) Ili.raco llùnidicl do Suu^Hll^(l (3j li<' Sausiure recnmmnnJe Jo
environ tur uiio Icle vivanla et saii
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idro des chevaux d'un pied de long voDla et saine. Pour lea diibirras«i:T dia corpa gros qui e'op poserai eut h TabiorpLon du I'hi:miJiti', il ht
La poulie porte une aiguille A dont la pointe s'avance sur un cadran 1. Quand l'air est humide, le cheveu s'allong^e, et la pointe de l'aiguille se relève ; quand l'air est sec, le cheveu se raccourcit, et, la poulie tournant en sens inverse, l'aiguille s'abaisse.
De Saussure graduait son instrument de la manière suivante. Il le plaçait d'abord sous une cloche dont Tair avait été desséché en y .introduisant une plaque de tôle couverte de carbonate de potasse fondu. Au point où l'aiguille s'arrêtait, il marquait (^: c'était le degré de sécheresse extrême. Puis il plaçait l'hygromètre sous une cloche reposant sur un plat rempli d'eau. L'air se saturait de vapeur, et l'aiguille marchait en sens inverse; fl marquait 100° au point où elle s'arrêtait: c'était le degré d'humidité extrême. Il partageait alors l'intervalle compris entre le point 0** et le point 100° en cent parties égales, qui constituaient les degrés de l'hygromètre.
Le physicien genevois prenait comme mesure de l'humidité de l'air, le degré où s'arrêtait l'aiguille de l'hygromètre.
Y a-t-il proportionnalité entre les indications de cet instrument et l'état hygrométrique de l'air qui l'entoure? De Saussure ne le croyait pas, et lexpérience prouve qu'il est loin d'en être ainsi.
Mais au moins les divers hygromètres à cheveux sont-ils comparables entre eux ?
Les expériences de Regnault ont établi qu'il n'en est malheureusement pas ainsi. Ce physicien a comparé un grand nombre d'hygromètres les uns aussi identiques que possible par leor construction, d'autres dilTérents soit par la nature du cheveu soit par la préparation qu'il avait subi pour le dégraisser. Ces instruments donnèrent, pour le même état hygrométrique des indications diUérentes. Ainsi pour un état hygrométrique égal i 0,189 trois instruments donnèrent les indications d5*,5, 96*,^ el 40o,0 («).
maintenait pendant une demi-heure environ dans une dissolution éUodof et carbonate de soude à Tébullilion.
(1) Pour faire ces comparaisons, RegnauU plaçait les bygromèirrs â»n* sa vase en verre (flg. 249), pouvant êlre fermé par un disque usé à lemcn aios que les bords du vase. Au fond de celui-ci il mettait des dissolutions ti-
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Un hygromètre à cheveu ne reste même pas comparable à luimême, et ses indications changent avec le temps; aussi une table qu'on aurait dressée pour donner l'état hygrométrique d'après le nombre de degrés que marque l'aiguille (voir la note 1) doit-elle èlre contrôléi) do temps à autre.
On voit qu'à aucun titre, cet instrument si commode ne saurait servir dans les recherches précises; aussi son usage est-il presque complètement abandonné aujourd'hui.
tréu d'acids suirurlqje et d'eau do compositioa SO'.SHO... ou SO-JOHO). Comme nous l'avoua vu, de pireillee dissolulions doDDenl de la vapeur d'eau pure; mais l'ivaporatioD cesse pour une Force élastique lie la vapeur f inrcrieurc i la Torce Oaslique maxima F qu'émeUrail l'eau pur« à la Diûme Icmpirature , el d'autant plut fjible que le tîquido esl plus rieb« en acide suiruriquc. Regnautt avait mesuré à l'avance la force élastique f en inlroduisanl chacune do ces «liasnlutîons dans l'appareil do Dallon
e (SO", 2110 c
i à étudier les I des vapeurs
it donc
modiné, qui lui avait ser forces élastiques maxin ■ax Icmpéralures ordiii leurs de f sont reprodui moire de Rpgnauil, elles
Le vase renfermait ain
l'ilat bïgromêtrique i^élailparliiitenient '''*■ '
détermina.
On voit qu'en emploranl successivement de» dissoluliont Tair du vase des états hygromélriques connus el qui croiss u*ci rapprochi», on peut dresser une table des indicaiions pour chaque étal hygrométrique. Une pareille table i Infois par Gar>Luetac, •ervi de dissolutious sal
it exaclemeni ce procédé , sauf qu'il s'était