‹ Cours de physique de l'École polytechnique (volume 2)Chapitre 106 sur 211 · INFLUENCE DU MILIEU AMBIANT · texte numérisé non relu

INFLUENCE DU MILIEU AMBIANT

apposons d'abord que les cylindres mn et op aient été îvés, et qu'on fasse passer Je courant dans les spirales qui t identiques : les aimants ne doivent point se déplacer. I n'élait pas exactement réalisé; mais, au moyen d'un cirextérieur convenable, on peut détruire le peu d'action s'exerçait. Après avoir établi cette compensation, on plaça deux cylindres mn et op, on fit jouer la poulie W jusqu'à tre l'extrémité n d'une part et l'extrémité o de l'autre face des deux aimants NS, N'S'; toutes deux devinrent pôles de même nom, qui attiraient N, N' ou S, S', et faint dévier le système des deux aimants dans un sens qui ngeait avec la nature du magnétisme qu'elles avaient 11. On mesurait la déviation par la réflexion d'une mire le miroir M.

'n commença par placer dans l'appareil des cylindres fainent magnétiques, et l'on constata que leur aimantation faisait dans le sens prévu, puis on les remplaça par des reaux diamagnétiques, et l'on constata une déviation opée, ce qui prouve une polarité inverse. M. Tyndall opéra i seulement sur le bismulb et l'antimoine, mais encore c des substances liquides ou solides non conductrices ; le jltat fut le même, et la grandeur de la déviation fut senement proportionnelle à l'intensité du diamagnétismedes stances employées.

>n sait donc maintenant à quelle cause il faut attribuer le nagnétisme; il ne nous reste plus qu'à déterminer les lois 'intensité des actions exercées par un aimant sur diverses stances.

rrLUEHGE DU MILIEU AMBIAHT. — Faraday reconnut, dès ses mières recherches, que la nature du milieu ambiant peut nger complètement les propriétés des corps. Prenons ime exemple une solution peu concentrée de sulfate de enfermée dans un tube de verre : elle est magnétique dans ret le devient plus énergiquement si le tube est plongé 18 une cuve pleine d'eau et d'alcool. Mais, quand on le aend dans une solution du même sel que celui qu'il tient, il est magnétique, indifférent ou diamagnétique e degré de concentration du liquide intérieur est supé-

rieur, éfinX oti iiiTéneui- h celui de la solution dans 1ii(iuen^

il plonge.

Par une action analogue, le lube. quand il coulit-nt mit substance diamagnôUque, est repoussé, en équilibre, ou ailirf. suivant qu'il o<.l plongé dans un milieu magnétique, ou dtni lu solution qu'il contient, ou dans un liquide plus diaoïa^nù- Uque qu'elle.

Voici comment M. Edm. Uecquerel (') roniiulecescliangcnicnts de propriélés. Si nous plsi;ons dans le voisinage d' pôle d'aimant une cuve fixe pleine dun liquide, c«lul-ci n'éprouve aucun mouvement. Isoions par la pensée une ma»e quelconque dans son intérieur : elle est sollicitée, suivanl qu'elle est magnétique ou diamagnélique, par une force/, positive ou négative; et comme elle ne se déplace pas, îlfiut que le milieu qui l'entoure exerce sur elle une poussée -/ égale et contraire; cela veut dire que le principe d'ArcbÎDiMf s'applique à ces forces comme à la pesanteur. Hemplaçon* maintenant cette masse, que nous avons isoli^e, par un* antre qui soit limitée h la même surface, mais qui soit il« nature différente : elle éprouvera, de la part de l'aîmaal. une action dirrérentc/* positive ou négative, et de la pari da liquide une même poussée — /; la résultanie sera /— /- Par conséquent, l'action que le piMe d'un aimant exerce flii un corps quelconque plongé dans un milieu lluide est é^lt à la différence de celles qu'il exercerait séparément sur » corps et sur le lluide déplacé. De là résultent quelques conséquences.

1° Quand le milieu est magnétique, /est positive, et/-/ tend à être négative; par conséquent, un corps quelconque tend il devenir diamagnélique dans un milieu inagnél Inversement, dans un milieu diamagnélique, /est — /est positive; la substance lend fi être magnctiqi ne l'était pas, et le devient davantage si elle l'était tl< L'air est magnétique, |donc il tendra ù rendre dît tiques les corps qu'on y observe.

3° Si, après avoir corrigé de la poussée du gai

iii!ts lit Chimie ti dt Phytiqut. I

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