EFFETS GÉNÉRAUX DE LA FOUDRE
irge entre la terre et le nuage, c'est-à-dire la foudre; alors que le tonnerre tombe sous la forme d'un trait de qui n'est qu'une étincelle de grande dimension. Il est nt qu'il tombera de préférence sur les sommets des agnesy des édlAces ou des arbres, et qu'il choisira les les plus conducteurs, car c'est sur ces sommets et sur onducteurs que la densité électrique développée par înce est la plus grande. Au contraire, les terrains secs, 5UX abrités, les corps isolés. ne seront foudroyés que très lent, puisque la densité électrique à leur surface est aible. On sait que ces prévisions théoriques sont cônes par toutes les observations.
ETS ftÉIÉRAÏÏZ DE LA FOUDRE. — Puisque la foudre est une irge électrique, tous les effets des puissantes étincelles ►nt se produire sur les points foudroyés. Le premier et le çrave est la mort des animaux frappés, et l'on trouve sur
cadavres des plaies profondes qui les sillonnent de la ux pieds ; les autres sont : la fusion des corps métalliques, iramation des combustibles, et des actions mécaniques rquables sur les substances non conductrices. us emprunterons quelques exemples à la Notice classique go, Sur le tonnerre :
Conducteurs métalliques. — Quand la foudre rencontre 3rps métalliques, elle les fond et les volatilise si leur section élite; elle les suit sans interruption et sans occasionner fgàts s'ils ont une masse assez grande et qu'ils soient en dunication avec le sol: elle se dirige de préférence vers )rps conducteurs.
20 avril 1807, le tonnerre tomba sur le moulin à vent peat-Marton, dans le Lancashire ; une grosse chaîne enfer ervait à hisser le blé fut tellement échauffée et ramollie, es anneaux se joignirent et qu'elle devint, après le coup udre, une véritable barre de fer.
19 avril 1827, le paquebot JVew-Vork, de 620 tonneaux, al à Liverpool, reçut deux coups de foudre successifs la même journée. Au premier coup, n'ayant point de onnerre, il éprouva de graves dégâts, et un tuyau de b qui avait 8«"» de diamètre et S*^*" d'épaisseur, qui
. B., IV, 4*' Applications. (4* éd., 1891.) 2
i8* MÉTÉOROLOGIE ÉLECTRIQUE.
conduisait du cabinet de toilette à la mer, fut mis en fusion.
Au deuxième coup de foudre, le paratonnerre avait été mis en place; il se composait d'une tige en fer de i™, 20 et de ic™ de diamètre, et d'une chaîne d'arpenteur longue de4o* qui réunissait le paratonnerre à la mer; elle était faite avec du fil de fer de 6"»™ de diamètre et les chaînons se reliaienr les uns aux autres par des anneaux ronds. Tout le bâtiment fut éclairé par une vive lueur et en môme temps la chaîne fat dispersée de toutes parts en fragments brûlants et en globnies enflammés gros comme des balles. Ils mirent le feu sur le pont en cinquante endroits, malgré une couche de grêle qui le couvrait et la pluie qui tombait à flots. La tige supérieure cllc-mùme fut fondue sur une longueur de 3o^". D'ailleurs, ce fut le seul dégût qui se produisit.
Le tonnerre tomba, le 16 juillet 1769, sur une maison do faubourg Soutli-Wark, à Londres. Un cordon de sonnette aviit été entièrement fondu et partiellement volatilisé. On vovaitle long du mur contre lequel il était tendu une trace de parcelles noires qui dessinaient la place qu'il avait occupée, et l'on trouva dans le parquet une traînée de globules arrondis qui s'y élaicnl incrustés en brûlant les planches autour d'eux. Oo avait vu pendant révénemcnl une pluie de feu tomber du cordon sur le plancher.
La cathédrale de Strasbourg fut, depuis sa construction, à cause de sa grande hauteur, le point de mire sur lequel venaient s'abattre tous les ans plusieurs coups de tonnerre.i tel point que, |)en(lant trente ans, la dépense moyenne allouée pour la réparation des débats causés par la foudre fut de 3ooo^ cl que plusieurs fois rexistence du monument fut menacée. l)(»puis (jirun paratonnerre y fut établi, aucun coup nouveau ne fut obscM'vé, el il semblait même que les orages fussent devenus moins fré(|uents, lors(|ue, le lundi 10 juillet i8j3, uu violent orage éclata sur la ville, el la foudre tomba deux fois sur rcxlrémilé de la tige. Elle était terminée par une pointe de platine (pii fui fondue vers l'extrémité sur unelongueurde 511111» jj ()mm Qi \^^ iiiétal s'aflfaissa d'un coté en coulant comme (le la cire ramollie. La goutte se terminait par une surface arrondie très brillante.
On entend raconter tous les jours des effets extraordinaires