‹ Cours de physique de l'École polytechnique (volume 2)Chapitre 172 sur 211 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

LUMIÈRE ÉLECTRIQUE. - GALVANOPLASTIE.

Arc voltaïque. — Longueur de Tare. — Phénomènes calorifiques. — Phénomènes de transport. — Constitution et force électromotrice de Tare. — Éclat de Tare.

Éclairage électrique. — Régulateurs monophotes et polypliotes. — Bougies électriques. — Lampe Jamin. — Lampes à incandescence.

Intensité de la lumière électrique. — Sa distribution dans l'espace. — Mesure de l'énergie dépensée dans un appareil. — Compteurs d'électricité et wattmètres. — - Distribution de l'énergie électrique.

Galvanoplastie. — Dorure, argenture, cuivrage. — Dépôts métalliques et applications diverses.

Les électromolcurs décrits dans le Chapitre précédent oui pour usages principaux l'éclairage électrique et la métallurgie galvanoplastique. Nous allons résumer ci-après les principes ihéoriques relatifs à ces applications, et faire connaître quelques-uns des appareils, quelques-unes des méthodes qu'elles mettent en œuvre.

LUxMIÈRE ÉLECTRIQUE.

ABC YOLTAIdlUE. — La différence de potentiel entre les deux pôles d'une pile, môme assez puissante, est en général beaucoup trop faible pour qu'on puisse obtenir des éti ncelles en rapprochant l'un de l'autre les deux rhéophores de la pile, même jusqu'à une très petite distance; mais, en vertu de l'extra-courant, il se produit toujours une étincelle, à la vérité très petite, <|uand, après avoir réuni les rhéophores, on vient à les séparer. Si alors on les maintient à une petite distance et que la force électromolrice de la pile soit suffisante, l'étincelle se transforme en une lumière continue, que l'on nomme Varc voltaïque et qui se montre surtout avec un grand éclat entre deux électrodes de charbon.

Ayant disposé une pile deaoooéléraents qui avait une surface totale de 824000"! Davy (*), il fît communiquer les deux pôles avec deux liges de charbon de 3^™ de longueur et de 4""* de diamètre séparées par une distance de o"°»,5; il vit alors une lumière éblouissante et continue jaillir sans bruit au point de séparation et se continuer indéfîniment. 11 écarta progressivement les charbons l'un de l'autre jusqu'à 10*^™ à 11*" et la môme lumière s'allongea dans l'intervalle, en prenant la forme d'un arc convexe vers le haut, conservant un éclat comparable à celui du soleil et développant une chaleur intense qui faisait rougir les charbons jusqu'au milieu de leur longueur.

LONGUEUR DE L'ARC. — L'arc vollaïque ne commence à se produire que si les charbons sont amenés presque au contact; mais, une fois qu'il est allumé, on peut les écarter jusqu'à une distance maximum après laquelle il s'éteint.

Cette distance est plus grande dans le vide que dans l'air. Elle atteignit 18^"» au lieu de 1 1*'"* avec la pile de Davy, dans un œuf électrique où la pression était réduite à 6'"™ de mercure. Elle augmente avec la force électromotrice : dans les expériences de Desprelz (*), elle était égale à i6*''",a avec 600 éléments Hunsen disposés en série et à 11'"'", 2 seulement quand ils formaient '>4 piles distinctes et parallèles, de 25 cou- |)les chacune, léunies par leurs pôles de même nom.

L'arc se produit entre deux métaux «luelconques, avec un éclat et une lonj^nieur (fautant plus j^rands que ces métaux sont i)lus volatils; il se déveloi)pe égaicnienl entre une lip^' de charbon et un métal, par exemple l'argent, et dans ce cas, suivant MM. Fizoau et Foucault (^), les conditions changent avec le sens du courant. Si celui-ci marche de l'argent au charbon, il produit aisément une lumière continue et un transport abondant de l'argent vers le charbon; s'il change de direction, il passe moins aisément, l'arc s'éteint et ne se rai-

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